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Fridolin laida donc à monter à cheval, et, pour plus de sûreté, il marcha devant l'animal ettintlabride. Ils eurent beaucoup de peine à sortir du ravin : cependant ils y réussirent. Oh ! qu’il était heureux, l’écuyer, en revoyant le soleil dorant de ses derniers rayons les forêts
‘et les montagnes d’alentour ! quel bonheur de se retrouver sur {a petite route !
Parvenu sur le chemin qui traversait ce désert, Fridolin dit à l'écuyer : ‘* Avec un peu de célérité nous arriverons encore ce soir chez mon oncle ; je vais alunger mon pas, et votre cheval n’aura pas de grands efforts à faire pour me suivre. Mon oncle vous recevra bien ; c’est un brave homme. Vous trouverez chez lui non-seulement un gîte pour cette nuit, mais tous les soins désirables, jusqu’à ce que vous soyez parfaitement rétabli. ” Nos deux voyageurs firent diligence, et arrivèrent à l'entrée de le nuit à la demeure du brave tailleur de pierres. L’écuyer fut très-bien accueilli, et raconta ce que Fridolin avait fait pour lui, & Bravo, dit l'oncle en frappant sur l'épaule de son neveu, tu t’es bien conduit, cela me fait grand plaisir.” Cependant Fridolin fut inquiet de n'avoir pu tenir sa parole en faisant remettre à sa mère, et à son frère et à sa sœur les œufs rouges qu'il avait reçus de la dame. ‘‘ Sois donc tranquille, lui dit son
| | oncle,