‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 299 sur 355 · Sera · texte numérisé non relu

Sera

Qu'il leur faloit souffrir en ceste vie.

Mais tu auras (que Dieu ce bien te face)

Le vray moyen qui tout ennuy efface

Et faict qu'au monde angoisse on ne craint point,

Ne la mort mesme alors qu'elle nous poind. ê

Ce vray moyen plein de joye féconde .

Cent ferme espoir de la vie seconde, Par Jesuchrist vainqueur et triomphant De ceste mort. Vien donc , petit enfant ! Vien voir de terre et de mer le grand tour. Avec le ciel qui se courbe à l'entour. Vien voii*, vien voir mainte belle ornature Que chascun d'eux a receu de nature !

Vien voir ce monde et les peuples et princes Régnans sur luy en diverses provinces, Entre lesquelz est le plus apparent Le roy Françoys, qui te sera parent, Soubz et par qui ont esté esclairciz Tous les beaulx artz par avant obscurciz. 0 siècle d'or le plus fin que l'on treuve. Dont la bonté sous un tel roy s'espreuve ! 0 jours heureux à ceulx qui les congnoissent , Et plus heureux ceulx qui aufourd'huy naissent I

Je te dirois encor cent mille choses Qui sont en terre autour du ciel encloses, Belles à l'oeil et douces à penser, Mais j'aurois paour de ta mère offenser. Et que de * voir et d'y penser tu prinses

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