Le contraire
4. De cette ardeur de plume qui nie pousse à pai-ler contre vous, o. Et pourtant j'en sais sur vous.
Pour faire rire, et pour l'aire pleurer. Mais que vauldroit d'en travailler mes doigts Sur le papier? Mores, Turcz et Médoys Sçavent voz cas; la terre n'est semée, Sinon du grain de vostre renommée.
Brief, pour escrire, y a bien d'aultres choses Dedans Paris trop longuement encloses.
Tant de broillis, qu'en justice on tolère. Je l'escrirois, mais je crains la colère.* L'oysiveté des prebstres et cagotz, Je la dirois, mais garde les fagotz !
Et des abus, dont l'Église est fourrée. J'en parlerois, mais garde la bourrée ! De tout cela et de vous me tairois, Et en chemin plus beau me retrairois, Quand me viendroit d'escrire le désir.
Je blasmerois Guerre, qui faict gésir Journellement par terre, en grand oultrance, Les vieulx souldars et les jeunes de France.
Ou emplirois la mienne blanche carte '^ Du bien de Paix, la priant qu'elle parte Du hault du ciel pour venir visiter Princes chrestiens et entre eulx habiter.
Ou dirois loz ^ ipéritoire de ceulx Qui, bien servans, n'ont esprit paresseux A la chercher,* taschans, comme loyaulx. Tirer deçà les deux enfans royaulx.^