‹ Les œuvres de Clement Marot de Cahors en QuercyChapitre 4 sur 67 · INTRODUCTION. V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. V

ou quelque autre faveur : tour à tour insinuant ou caustique, malicieux ou câlin, il trouve sans peine le mot juste, le tour joli, la rime heureuse et son vers facile déborde de vie et d'enjouement. C'est alors qu'il est le « gentil Marot », celui que ses disciples comparent volontiers à Virgile, un peu parce que dans Marot il y a Maro, mais aussi parce qu'ils l'admirent sans réserve.

Pas plus qu'un style, il n'existe une langue marotique. Clément Marot emploie, nous l'avons dit, la langue de ses contemporains, sans nulle recherche de glossaire.

Au moment de sa grande querelle avec Sagon, alors que ses ennemis épluchent son œuvre pour y trouver soit des pensées hérétiques, soit des mots ridicules, ils y découvrent seulement cinq néologismes avérés et lui reprochent d'avoir écrit humile pour humble, expeller pour chasser, fulgent pour brillant, pharêtre pour carquois et imitable pour ... imitable :

Imitable est hors du sentier,

s'écrie avec indignation le soi-disant page de Sagon, dans le Rabais du caquet de Marot. Imitable n'était pourtant pas si mal imaginé

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