‹ Les œuvres de Clement Marot de Cahors en QuercyChapitre 5 sur 67 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

puisque, depuis lors, il est entré « dans le sentier » et devenu de langage académique.

A cette liste des termes forgés par Marot, les amis de Sagon se gardent d'ajouter le mot hillot, beaucoup plus audacieux pourtant, mais que son origine espagnole dénonce suffisamment comme d'importation royale; de sa captivité d'après Pavie chez l'Empereur, François Ier avait retenu quelques mots castillans dont il truffait ses discours et que les courtisans s'empressaient d'adopter : hijo (fils) était du nombre, et quand, dans son Épistre au Roy, Marot dit, parlant de son valet fripon :

Ce vénérable hillot fut aduerty

De quelcque argent que m'auiez departy,

il ne fait qu'orthographier phonétiquement, à la française, la jota espagnole.

Au total, six mots nouveaux dans le bagage de Marot.

Avec plus d'à-propos, ses adversaires auraient pu lui reprocher l'abus qu'il fait de tels vocables ou locutions déjà vieillis de son temps et quelque peu tombés en désuétude, sinon tout à fait abolis. Marot, nourri du Roman de la Rose et des Testaments de Villon, se souvient trop de la langue des xme et xve siècles : entre deux formes, l'une de

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