‹ Les œuvres de Hugues de Saint-VictorChapitre 30 sur 39 · II. De anima libri IV · texte numérisé non relu

II. De anima libri IV

Nous avons encore sous ce titre un bizarre assemblage de quatre traités absolument «'trangers les uns aux autres. Oudin croit que cet assemblage est de récente fabrique. Il est vrai qu'il n'a pas été connu par les anciens bibliograpbcs. Vincent de Beauvais, llicbard de Gluni, l'inconnu qu'on a coutume de nommer Henri de Gand, Jean de Saint-Victor, Albéric de Trois-Fontaines, Nicolas Trivetb, Jean de Tritenbeim et Tauteur .anonyme du second catalogue inséré dans le Bulletin des Comités se taisent les uns cl les autres sur l'ensemble de ces quatre livres. Cependant il ne faut pas imputer aux éditeurs de 1048 des délits qu'ils n'ont pas commis ; ils avaient trouvé ces quatre livres réunis sous le même titre dans plusieurs manuscrits d'assez bonne date, et notamment dans les volumes de Saint-Victor et de la Sorbonne qui sont aujourJ'liui conservés à la lliblio- Ihèque nationale sous les n"* 14589 et 15.'Mô. En

(I) IHdascalicon, lib. VI, c. m.

outre, quelques écrivains du moyen âge, parmi lesquels nous nommerons Thomas d'Irlande (1) et Jean de Dambach (2), avaient cité ce prétendu traité De rAme en l'attribuant au Victorin. L'ancienneté de l'assemblage est donc établie. Mais notons que peu d'années après la mort de Thomas d'Irlande, longtemps avant celle de Jean de Dambach, un bibliothécaire de la Sorbonne avait déjà reconnu l'incohérence de ces quatre livres et l'avait ainsi constatée : « Liber Hugonis de anima dicitur habere libros quatuor, sed primi duo non sunt sui. Primus enim est liber Meditationum Bernardi : « Multi multa sciunt. » Sccundus est Augustini De Spiritu et Anima. Incipit : aQuoniam dictum cstmihiut meipsum cognoscam. » Tertius est Hugonis et dicitur aliter Liber de conscientia Hugonis : « Domus hivc in qua habitamus. » Quartus agit de salute animse : « Quoniam in medio laqueorum positi sumus. » Mais apprécions ce que valent ces attributions (3).

En effet le premier livre est donné le plus souvent, par les anciens copistes, à l'illustre abbé de Clairvaux, sous les titres de Dicta Bernardi (4), Meditationes Bernardi (5), Bernardus de interiore homine (6),

(1) Manipulus, passim. Oa y trouve au moins vingt citations, dont la première est an mot Conscientia.

(2) Joaimes de Tambaco, De Consolalionc theologiœ, lib. XV.

(3) Delisle, Cabinet des man., t. III, p. 101 . (i) Bibl. nation., n" 17431.

(5) Bibl. nation., n^s 2937, 3010, 5G98, 10358, 10608, 10022, 10625, 10026, 10630, 15988, 16530; Douai, 59, 537, 557; Valenciennes, 224; Tours, 341, 345, 396; Vienne, 1664 ; Dresde, A, 55, 198, etc., etc.

(6) Bibl. nat., nos 1727, 2552, 5698; Bruges, 167 et Baudini, Diblioih. Laurent.; t. IV, coL 564.

Bernardi Contemplatio de gaudiis paradisi (1), Dcrnardus de cognilionc humaïuu conditionis (2). Ajoutons que ce témoignage des anciens copistes est confirmé par celui des plus doctes théologiens du même temps. Ainsi Robert de Sorbon, dans son traité De tribus dietis, cite ce premier livre sous le nom de saint Bernard (3), et nous ne connaissons pas, soit à la lin du xii' siècle, soit au commencement du xiii", un écrivain de quelque autorité qui l'ait cité sous un autre nom. Les auteurs de V Histoire littéraire assurent à tort que le nom du Victorin « ne paraît en tête d'aucun exemplaire manuscrit de ce livre (4) ». Cette assertion est inexacte ; il est vrai néanmoins que les manuscrits où ce nom paraît sont très rares.

Presque tout le monde parle donc ici pour saint Bernard; cependant Mabillon a refusé de souscrire à l'opinion qu'il est permis d'appeler l'opinion commune. N'ayant, dit-il, remarqué dans cet écrit ni le style ni le génie de saint Bernard, il l'a rejeté parmi ses œuvres supposées (5). Soit! mais cela n'est pas une raison suffisante pour l'attribuer au chanoine de Saint-Victor. Si l'on ne voit pas le génie de saint Bernard dans cette déclamation sur les misères de la vie humaine, le génie du Victorin s'y montre bien moins encore. Oudin traite avec quelque dédain les critiques qui n'en ont pas aussitôt reconnu l'auteur, et nomme sans hésitation Guillaume

(t) Valenljnelli, Dibl. vian. S. Marci, t. II, p. GO. • (2) Man. de Toulouse, n» 191.

(3) Man. lat. de la Hibl. nation., n» 16505. fol. 1C3, col. 2.

(4) Tome XII, p. G8.

(5) Opéra S. cm., DodenUi Mabillon, t. II, col. 319.

de Saint-Thierry. En effet, dans le catalogue qu'il a fait lui-même de ses œuvres, Guillaume de Saint- Tliierry parle d'un traité sur la nature de l'âme, De natura animx (l). Mais d'abord il ne s'agit aucunement de la nature de l'âme dans le premier livre de l'œuvre que tout le monde consent à démembrer; ensuite les Cisterciens ont publié dans leur Bibliothèque (2) le traité de Guillaume, et ce n'est pas du tout ce prétendu premier livre. Oudin ne pouvait-il comparer les deux écrits ?

On a fait encore d'autres conjectures : ainsi le n° 22 de Charleville nomme l'auteur Honoré d'Autun. Mais c'est une attribution d'une évidente fausseté. 11 n'est pas même besoin de la discuter. Si le véritable auteur n'est pas saint Bernard, comme l'assurent des manuscrits sans nombre, il est inconnu.

Quant au second livre, commençant par Quoniam diction est mihi ut me ipsum cognoscam, c'est bien un traité; c'est même un traité complet sur la nature et les fonctions de l'âme. On l'a publié tour à tour sous les noms de saint Augustin, de Hugues de Saint- Victor, d'Isaac, abbé de l'Étoile, ou de son ami, le Cistercien Alcher. Dans les Œuvres de saint Augustin, il a pour titre : De spiritu et aîiima (3) ; dans la Bibliothèque Cistercienne : Alcheri de anima liber (4).

(1) Préface de son ouvrage De vita solitaria.

(2) Biblioth. Cisterciensis, t. IV, p. 71.

(3) Édition des Bénédict., t. VI, appendice, p. 34. Les manuscrits qui donnent cet opuscule à saint Augustin sont, d'ailleurs, assez nombreux. Il nous suffira de citer les n"» 18081 de la Bibl. nat. et 1049 de la Mazarine.

(4) Biblioth. Cislerc, t. VI, p. 84.

Quel qu'en soit l'auteur, il avait plus d'érudition que de probitt' littéraire. En elfet, nous n'oserions pas affirmer qu'il ait tiré do son propre fonds une seule des phrases qui composent ce traité, et pourtant il n'a pas déclaré ses emprunts. 11 a, du moins, caché son nom. C'est d'après ce livre qu'on a récemment exposé les opinions psychologiques de Hugues de Saint-Victor. Il est très rogreltablo que l'habile auteur de cette exposition ait négligé les avertissements de VHistoire littéraire. Ils l'auraient conduit à chercher la doctrine de notre chanoine dans ses écrits authentiques, et il nous en aurait offert Texacte analyse; tandis qu'il faut rapporter aux anciens Pures presque toutes les assertions qu'il a mises au compte de notre prieur. Les savants éditeurs de saint Augustin ayant pris le soin de signaler tous les passages de cette compilation qui se retrouvent littéralement dans les auteurs les plus connus, il ne leur a pas été difficile d'établir qu'elle n'appartient pas à l'évêque d'Hippône. Parmi les victimes de cette spoliation on compte, en effet, un certain nombre d'écrivains qui parurent cinq ou six siècles après lui. Le même argument peut nous servir à prouver qu'elle n'est pas de notre chanoine. Vingt ou trente passages de ce livre sont extraits de ses œuvres; mais on en rencontre d'autres, à peu près en pareil nombre, que réclament saint Bernard et l'abbé de l'Etoile, Isaac, Cistercien anglais, qui vint en France sept ans après la mort de Hugues. Les éditeurs de saint Augustin croient devoir l'imputer au moine Alcher, et c'est l'avis auquel se rangent les auteurs de

l'Histoire littéraire (1). Il paraît plus prudent de suivre ici l'exemple de saint Thomas. Citant un passage de cet écrit, il en désigne ainsi Fauteur : « certain moine Cistercien •» : Liber ille negatur a quibusdam esse Augustini ; dicitur enim fuisse cuj usdam Cisterciensis, qui eum ex dictis Augustini compilavit et quœdam de suo adjecit (2). On n'avait pas encore découvert le nom de ce moine vers le milieu du xiv" siècle, car Thomas de Strasbourg, général des Augustins, déclare l'ignorer, comme saint Thomas, et le déclare dans les mêmes termes : Ille liber non reputatur authenticus ; dicitur enim quod ille liber non sit factus per Augustinum, sed per quemdam fratrem ordinis Cisterciensis (3). Anonyme de Citeaux ou d'ailleurs, il vivait dans la seconde moitié du xii*' siècle. Telle est notre conclusion sur le deuxième livre du prétendu traité De Anima.

Quelle que soit l'opinion exprimée à cet égard par les auteurs de VHistoire littéraire (4), il n'y a pas le moindre rapport entre le deuxième et le troisième livre, qui commence par : Domus hase in qua habitamus ex omni jjarte sui ruinam nabis minatur. Celui-ci n'est qu'une complainte mystique sur les faiblesses de la conscience humaine, tandis que celui-là nous abordait avec le ton sententieux d'une dissertation philosophique. Non seulement l'un n'est pas la suite de l'autre, mais certainement ils ne sont pas du

(1) T. XII, p. 684.

(2) Summa theol. part. III, quaest. lxx, art. 2.

(3) Thomas ab Argentina in Senlcntiarum librum I, clist. iir art. 2, pag. 37 verso et 38 recto.

(4) T. XII, p. 69.

180 LES or.rvnES de

mémo auteur. On nous monlro (juolqucs pliraso.s de ce troisième livre (jui paraissent être des répétitions da premier. Aussi l'a-t-on inséré, comme le premier, dans les œuvres de saint Bernard. Mais c'est une attribution qui n'a pu résister à l'épreuve d'une critique attentive. Mabillon les rejette l'un après l'autre parmi les écrits supposés de l'abbé de Clairvaux (i). Il ajoute que ce troisième livre lui paraît être de quelque religieux de Gîteaux, contemporain do saint Bernard ; et la preuve qu'il en donne, c'est qu'on lit au chai)itre xxii : Quasi quoddam monstrum inter filios Dei sto, habitum monac/ii, 7ion conversationem habens ; in magna corona et ampla cuculla, salva mi/ii omnia exislimo. C'est une conjecture à laquelle M. Valentinelli déclare souscrire (2). Les auteurs de Y Histoire littéraire l'ont pareillement admise, par déférence pour leur docte confrère. Mais il faut les opposer à eux-mêmes, car ils se contredisent à quelques pages d'intervalle, lorsqu'ils réclament cet ouvrage pour l'anonyme Cist<'rcien (pag. 69), après avoir compté parmi les traités inédits de notre Victorin une éloquente confession, C on fi'ssio ad abbatem, que l'on rencontre isolément, disent-ils, dans plusieurs manuscrits (pag. Gl). Cette confession, non pas inédite, mais souvent publiée, est, en effet, dans l'édition de 1G48, le morceau le plus important de notre troisième livre. Quant à la phrase citée par Mabillon, elle n'a pas nécessairement le sens qu'il lui donne. L'auteur met en scène un religieux cloîtré, qui s'accuse d'avoir une foule de

(1) Opéra S. Demardi, éd. Mabillon, vol. II, col. 335.

(2) Biil. man. S. Marci, l. II, p. 99.

vices et demande pardon de tous ses péchés. C'est une fiction. Mais, parce que le pénitent parle de sa large couronne et de son ample capuchon, cela prouvet-il que l'auteur ait, comme son personnage,' porté rhabit de saint Benoît?

Le problème est très obscur et ni les manuscrits ni les anciens bibliographes ne nous aident à le résoudre. Ce traité, ordinairement intitulé De interiori domo , De hono conscientix, quelquefois De contemplalione, est sous le nom de saint Bernard dans les n°* 5698, (fol. 107), 10622 (fol. 99), 10625 (fol. 147 et 170), et 333 (fol. 238) des Nouvelles acquisitions, à la Bibliothèque nationale, ainsi que dans les n°^ 908 de la Mazarine, 191 de Toulouse, 172 de Laon, 167 de Bruges, etc. ; il porte encore le nom de saint Bernard en deux manuscrits de Florence et de Saint-Marc décrits par Bandini et par M. Yalentinelli (1). D'autre part, Hugues est l'auteur désigné dans les n°' 15988 de la Bibliothèque nationale et 155 de Bruges, ainsi que dans le répertoire cité de la Sorbonne, tandis que Vincent de Beauvais et Jean de Tritenheim le donnent à saint Anselme (2). Enfin, dans le n° 118 de Lille, un théologien inconnu le réclame pour Richard de Saint- Victor (3'. Entre toutes ces attributions il est bien difficile de se décider. Ne nous décidons pas. Faisons néanmoins remarquer que, si l'auteur de cet

(1) Bandini, Catal. bibl. Laurent., t. IV, col. 564.— Yalentinelli, Bibl. man. S. Marci, t. II, p. 99.

(2) Ilist. litlér. de la France, t. XII, p. 448.

(3) Tels sont, en effet, les premiers mots de son écrit anonyme : « Domus haec inqua habitamus, ut ait Richardus de Sancto Victore, ex omni parte sui ruinamnobis minatur. ><

opuscule a lo droit d'être compté parmi les écrivains habiles du xii" siècle, nous ne trouvons guère do ressemblance entre son style et celui du prieur do Saint- Victor (1) ; son style, non moins âpre que vt'hément, nous paraît bien plutôt celui do Saint-Bernard.

Nous ne savons pas non plus à qui rapporter la confession, Confcssio ad abbnlcm, que les auteurs de Y Histoire littéraire ont rangée parmi les ouvrages inédits de notre chanoine, bien qu'elle ait été publiée sous son nom à la fin du troisième livre De l'Ame. Dans les manuscrits elle est quelquefois unie à ce troisième livre et quelquefois elle en est séparée. Il nous semble que la séparation est préférable ; mais, qu'on l'unisse ou qu'on la sépare, l'auteur n'est pas moins incertain. Le n" 15988 do la Bibliothèque nationale l'assigne expressément au prieur de Saint- Victor : Confessio H agonis ad abbatcm suum. La même attribution nous est recommandée par le n" 488 de Tours et par le ré^jcrloire méthodique de la Sorbonnc (2). Mais le pénitent est encore un moine, monac/ius. Or, suivant les termes du titre cité, ce n'est pas ici,

(1) Dans quelques manuscrits co traité so termine par ce distique :

Unde superbil homo cujus conceplio cuipa ? Nasci pacna, labor vita, necesse mori.

Il est flonc ôviflent que l'éditeur de Gérald de Marri (Giraldus Cambrcnsisi ne lui devait pas attribuer ces vers (Giraidi Cambr. Opéra, t. I, p. 371). qui se lisent en des manuscrits du xii" siècle, et que, d'ailleurs, (iérald lui-même a beaucoup loués comme étant d'un autre que lui {Specul. ecclcs.. dist. IV, cap. xvii).

(2) Delisle, Cab. des man., t. III, p. 101.

comme plus haut, une fiction : c'est Hugues qui se confesse. On voit donc que le titre est faux. Ajoutons que notre n° 15988 est du xiv° siècle et que, d'autre part, la mention du répertoire n'est qu'une transcription du titre fourni par ce volume, qui provient en effet, de la Sorbonne. Ainsi, quant au nom de Fauteur, le doute est permis. Rectifions maintenant une omission qui, dans les textes imprimés, rend cette Confession à peu près inintelligible. C'est un dialogue entre un Moine et son Abbé, et cependant les textes imprimés n'indiquent pas où commencent, où finissent les discours alternatifs des deux interlocuteurs. Or, comme ils déclament volontiers l'un et l'autre, il est souvent impossible de distinguer les questions des réponses. Cette confusion n'existe pas dans les manuscrits.

Parlons enfin du quatrième livre. Il se compose de dix-sept chapitres. Les onze premiers appartiennent à un Manuel souvent imprimé dans les OEuvres de saint Augustin (1) sur la foi d'un certain nombre de manuscrits (2), mais attribué par d'autres à saint Bernard (3), à saint Anselme (4) et même imprimé de nouveau par Gerberon sous le nom de ce dernier (5). Le douzième est un discours sur la charité dont l'auteur est inconnu. Quant aux cinq derniers, farra-

(1) îMition des Bénédictins, Append. du t. YI.

(2) n°s 458 et 14807 (fol. 17G) de la Bibliolhèque nat., 866 et 1168 delà Mazarine, 113de Soissons, etc., etc.

(3) Bibl. nat., n» 333, fol. 238 des Nouv, acq.; n» 191 des man. de Toulouse.

(4) N» 865 de la Mazarine.

(5) Opéra Anseimi, p. 227.

184 LES ŒUVnES DE

gines maie assuUr, suivant Casimir Oiidin, co sont deux opuscules, arbitrairement divisés en cinq parties, qui paraissent d'auteurs dlirt-reuts. Les éditeurs de saint Augustin ont prouvé, ilans une savante dissertation, que le Manuel n'est lui-même qu'un ramas d'emprunts faits à saint Augustin, à saint Anselme, à saint Bernard, à Hugues de Saint-Victor. Il n'est donc pas nécessaire de se mettre en quête d'autres arguments pour prouver que ce quatrième livre n'est pas non plus de notre chanoine. Nous ne l'avons, d'ailleurs, rencontré sous son nom, comme traité séparé, dans aucun manuscrit.

Autre remarque, qu'il importe de faire pour redresser une autre erreur. Les auteurs de VHistoire liuéraire comptent encore parmi les ouvrages inédits du prieur de Saint-Victor un opuscule intitulé De salute animx^ qui commence, disent-ils, par ces mots : Quoniam in medio dolorum positi sunius. Cette indication nous suffit pour reconnaître, dans l'opuscule signalé comme inédit, quatrième livre de notre traité De l'Ame, ou plutôt le Manuel tant de fois publié sous le nom de saint Augustin et dont voici l'incipit plus exact : Quoniam in mcdio laqueorum positi sumus.

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