I.ETTRK (;L.\I
Mo.xsievii,
C'est eu effet beaucoup d’affaires il la fois qu’vue maistresse et vn pioct-s. Mais s’il vous eust plû prendre le soin du procès et me laisser la maistresse à seruir : quoy que tous vos commandemens me soient infiniment agréables ; ie vous aiioüe que j’eusse receu celiiy-là plus volontiers, l’ay fait parler à vostre Rapporteur : et il a promis qu’il ne rapporteroit ivoint vostre affaire de ce Parlement. le pretens. Monsieur, vous avoir donné en cela la plus grande marque, que ie vous sçaurois iamais rendre , de mon obéissance. Car désirant passionnément d’auoir l’honneur de vous reuoir, et estant extrêmement jaloux de la Dame qui vous retient : vous ne pouuiez rien desirer de nioy, où j’eusse tant de répugnance , que d’ordonner, (|ue ie vous procurasse moy-mesme les moyens d’estre plus longtemps éloigné d’icy, et de demeurer encore deux mois auprès "d’elle. Vous ayant obey en cela, vous ne sçauricz iamais douter que ie ne sois en toutes rencontres,
Monsibvb, Vostre, etc.
l.v 6 de luillet.
LliTTHIiS
AV MESME
LETTRE CLXX
Monsievu,
Si j’ay tant différé à vous faire response, j’en ay vne meilleure excuse que ie ne voudrois. La fièvre et la goutte m’ont tenu longtemps , chacune à leur tour : et ie n’en suis pas encore tout à fait dehors. Par là , Monsieur, vous pouuez juger, que vous choisissez les emplois qu’il me faut , bien mieux que ie ne ferois moy-mesmc. Car n’estant plus bon à rien : encore suis-ie plus propre à solliciter vn procez, qu’à solliciter vne maistresse. le souhaite, que vous gagniez bientost l’vn et que vous ne perdiez iamais l’autre : et suis de tout mon cœur,
MortsiEVR, l'ostre, etc.
A Paris le 32 Aouat-
AV MESME