‹ Les œuvres de Monsieur de VoitureChapitre 129 sur 229 · LETTRE CLXXI.X · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXI.X

Monseionevb,

l’ay trouué moyen de multiplier vos bien-faits, et de faire que vous me pourrez donner encore vne Chanoinie. Madame la Duchesse d’AiguHlon, touchée peut-estre par vostre exemple, a voulu m’obliger comme vous ; et mon N’eueu que vous auez fait Chanoineule Laual, a esté fait par elle grand Vicaire de Nostre-Dame. Moyennant quoy il s’est résolu de resigner son bénéfice de Laual à vn autre de mes Neueux , s’il apprend que vous l’ayez agréable. l’es- \iere , Monseigneur, qu’auec la mesme bonté que vous in’auez fait la première grâce, vous m’accorderez cette seconde; et il vous a pieu m’obliger si généreusement, que j’espere que vous me témoignerez en ce rencontre, la continuation de vostre bonne volonté. Ce dernier neueii , en faneur duquel ie vous fais cette supplication tres-humble , est Bachelier de Sorbonne , assez sçauant , et fort studieux. De sorte que, selon que ie connois vostre goust, et que ie sçay que vous faites cas des gens de lettres : ie croy que dans la solitude de la campagne , celuy-cy pourra seruir quelquefois à vostre entretien , ([uand vous voudrez relascher vostre esprit. Pour moy. Monseigneur, il n’y a rien que ie desire tant, que d’aiioir de oouuelles obligations il vne personne que i’honore et que ie respecte autant que vous, et ie soiihaitterois de bon cœur, que tous les biens que la fortune me voudra faire, ne me vinssent iamais que par vos mains. Si ie suis reconnoissant ou non , de ceux que j’ay desia re- 1. ît

LETTRES

ceus de vous, ie ne le diray pas. Toute la Cour vous le pourra dire : n’y ayant plus personne qui ne sçaclie la bonté et la libéralité auec laquelle il vous a plû de m’obliger, et la profession publique <|ue ie fais en toutes sortes d'occasions d’estre,

MonsEiGNEVB , yoalre, de.

AV MESME

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