‹ Les œuvres de Monsieur de VoitureChapitre 130 sur 229 · LETTRE CLXXX · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXX

Monsbignbvb,

le n’ay pas peur que vous vous lassiez iamais de me bien-faire. Mais j’ay peur que vous vous lassiez de mes remercimens. Ten ay tant eu à vous faire depuis quelque temps, qu’à moins que d’vser de redites, ie ne voy pas qu’il me reste plus rien à dire sur vn sujet, où vos bontez m’ont desia obligé de m’épuiser. le me contenteray donc de vous supplier tres-humblement, de vous souuenir des grâces que vous m’auez faites; de la facilité aiiecque laquelle ie les ay obtenues ; des lettres obligeantes , dont il vous a plft les accompagner ; et de la ciuilité auecque laquelle , en me faisant du bien , vous n’auez pas voulu perdre l’occasion de me faire encor tout l’honneur que ie pouuois receuoir. Vous ressouuenant. Monseigneur, de toutes CÆs choses, imaginez-vous, s’il vous plaist, ma reconnoissance là dessus : et iugez , si joignant tant d’obligations, à la passion extrême , que j’ay tousiourseuë de vous honorer, ic puis manquer d’estre, auec toute sorte de fidelité et de respect,

Monskignevb, Vostre,elc.

A MONSEIGNEVR LE DVC D ANGVIEN,

sur la prise de Ounqurrque.

Page 1