‹ Les œuvres de Monsieur de VoitureChapitre 183 sur 229 · I.e iiicsme visage cliamiaiil · texte numérisé non relu

I.e iiicsme visage cliamiaiil

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Cét œil qui toutes âmes touche,

Ce teint et cette belle bouche.

Cette bouche qui n’eut iamais Sa pareille en diuins attraits ;

Sa taille, et son port adorable :

Et par vn rapport admirable,

Tous les dons que l’autre aiioit eus,

Hors qu'elle aiioit les yeux battus.

Et qu’elle sembloit abbatuë,

Pour (cette rime icy me tué,

Et vient s’offrir mal à propos)

Pour auoir perdu le repos.

Que ce soit elle, ou soit vne autre.

Enfin, Cheualier, elle est vostre !

Et deuez en estrc content.

Car celle-cy vaut bien autant, loüissez-en longues années !

Que tousiours vos belles iournées.

Et que vos plus heureuses nuits Se puissent passer sans ennuis !

Mais, comme il n’est nul bien sans i)eine.

Et nul amour sans quelque haine,

Sçachez qu’il se troue en ces lieux Des ialoux et des enuiciix.

Préparez donc toutes vos armes,

Et vous semez de tous vos charmes ,

Pour vous rendre tant d’ennemis Par force, ou par amour soûmis.

Sur tout, quelque ardeur qui vous presse. Ne faites point trop de prouesse.

Ores que le temjw n’en est pas ;

Et gardez-vous bien d’estre las.

Mais si vous estes las, beau Sire,

Ce pourroit estre de trop lire :

Et ie le suis d’écrire aussi. ,

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