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A MONSFEVR LE MARQVIS DE MONTA VSIER.
LETTRE exil.
Monsievb ,
Puisque vous estes destiné à ranger ceux de nostre famille eu leur deuoir : il est raisonnable que vous m’y mettiez comme les autres, et que vous me rendiez plus honneste homme que ie n’estois, aussi bien que mes neueux. Sans mentir c’est ne l’aiioir guère l’slé, que d’aiu'ir différé jusqu'il celte heure à vous remercier des biens, que
DE MÜNSIEVU DE VOITVRE.
vuus leur auc/. faits et à moy. Mais enfin, Munsicur, sans me mettre en prison, et sans me faire jeusner, vuus m'auez contraint, aussi bien que l'autre : à faire ce que ie dois : et vous vous estes tellement opiniastré à m'obliger, quoy que ic m’en montrasse indigne , que quelque négligent que ie sois, il est impossible, que ie me défende de vous témoigner le ressentiment que j’en ay, et de vous rendre les tres-humbles grâces qui vous en sont deués. le pense que vous me pardonnerez ma faute , puisque ie la reconnois aucc tant de franchise. Et en vérité. Monsieur, dans la i-eputation que vous auez d'estre cruel ; il vous importe de faire vne action signalée de cleuience comme celle-là , et de pardonner à vn homme aussi coupable que ie le suis. le vous le demande au nom de Mademoiselle «le Itamboüillet ; et s’il est pennis d’adjouster quelque ehostî apres cela, ie vous en conjure parTextreme passion, auec laquelle ie suis,
MonsiEVB, Vostre, etc.
\ Paris )e 10 luin 1639.