‹ Les œuvres de Monsieur de VoitureChapitre 90 sur 229 · I.ETTRF, r.X.X · texte numérisé non relu

I.ETTRF, r.X.X

.Monsievii,

Vostre petite Ode m’a semblé vn grand ouurage, et me fait juger que quoy que vous disiez de vos débauches , vous estes quelquesfois sobre à Stocolm. Les fruits de la Grèce et de l’Italie, ne sont pas plus beaux, que ceux que vous produisez sous le Nord : et j’admire que les Muscs vous ayent pû suiure jusques-là. Vous poiiuez vous vanter, que vous les auez menées plus loin que ne fit Ouide, et que iamais personne ne leur a fait voir plus de pais que vous. Que si c’est le vin qui vous donne ces entousiasines : ie vous conseille de vous bazarder tousiours à boire de la sorte.

Dulce pcriculum est,

O Lenæc, sequi Deum Ciugentom viridi tempera pampiou.

l'It vous pouucz dire ,

Bacclium iii remotis carmiiia rupibus Vidi docentom.

le ne vous sçaurois dire, Monsieur, combien j’ay eu de plaisir do voir l'huile de lasmin, les gans de Frangipane, et les rubans d’Angleterre, dans des vers Latins. Sans mentir, depuis te comincncelui'iil . iiisqu’à la fin, tout y est meriieilleusement agréable.

Insigne, recens, adliiu' liiillrliini orc alin.

DE MONSIEVU DE VOITVRE. 27:i

Mais à nioy qui n’entens giieres bien le latin , expliquez-moy, ic vous supplie, ce que veut dire ce mentis et ueerbus dolor. le vous jure , que cela me met en peine. le ne veux pas prendre plus de part dans vos secrets, qu’il ne vous plaist de m’y en donner. Mais trouucz bon , que j’en prenne dans vos interests , puisque ie suis de tout mon cœur,

Yostre, etc.

A Paris le Ï5 Decpmhre

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