ŒUVRE POUR FACILITER LA LECTURE DE LA RIRLE
M. le baron F. de Turckheim, de Cannes, a fait établir, avec grand soin, des chevalets destinés à recevoir des exemplaires ouverts des saintes Écritures qui, placés dans les vitrines des magasins, permettent aux passants de lire un ou plusieurs chapitres de la Bible. Dans le même but il a créé un modèle de casier vitré où se place une Bible ouverte et que Ton peut accrocher à l'extérieur. Chaque jour, et même plusieurs fois par jour, les pages de la Bible sont tournées de manière à attirer l'attention des personnes qui ont l'habitude de suivre le chemin où se trouvent les chevalets ou les casiers. L'Œuvre fondée à Cannes s'est étendue à Nice, Marseille, Nancy, Auxerre, Meaux, dans les villages de la Charente, de la Gironde. Elle doit son origine au souvenir des trois Bibles qui, en 1549, étaient attachées aux trois colonnes de l'hôtel de ville de Bruxelles et que les gens du peuple venaient lire pour revenir aux sources du pur Evangile.
SOCIÉTÉS RIRLIQUES AUXILIAIRES
Avec les années, et par la force même des choses, les nombreux Comités qui, aux premiers jours du Réveil, se formèrent pour favoriser la publication et la vente des Livres saints, furent remplacés par les Sociétés bibliques, qui
SOCIÉTÉS BIBLIQUES
centralisèrent les ressources et dont l'action fut plus efficace. Il importe cependant de rappeler que quelques-uns de ces Comités existent encore et que celui de Montauban, fondé en 1817, n'a pas cessé d'exercer la plus sérieuse influence dans cette Église, une des plus anciennes et des plus illustres de la France protestante. C'est au Comité de Montauban qu'est due une édition nouvelle de la Bible de Martin, qu'il publia peu après sa fondation et qui fut largement répandue dans les Eglises.
Le Comité de Nîmes, sous la présidence de M. de Rouville, poursuit une œuvre importante dans cette Eglise. Nous ne pouvons que rappeler les grands services que rendaient à la cause biblique les Sociétés de Strasbourg et de Mulhouse, et, en évoquant ce souvenir d'un passé déjà trop lointain, dire combien le protestantisme français a été atteint par les inoubliables malheurs de 1870. Une mention est due à l'œuvre des Visiteuses bibliques, fondée en 1863 et présidée par Mme la baronne Bartholdi-Delessert, œuvre modeste, mais qui complète l'action des Sociétés bibliques, car ces visiteuses doublent le prix de la Parole de Dieu, non seulement en la donnant, mais surtout en la faisant connaître et par cela môme aimer.
SOCTÉTÉS DE MISSIONS
ET
DÉYANGÉLISATION