‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 126 sur 326 · ŒUVRE DES DAMES VISITEUSES · texte numérisé non relu

ŒUVRE DES DAMES VISITEUSES

l'individu, pas plus que de la société. A une dépravation morale, à un mal aussi profonds que ceux que nous rencontrons parfois dans ces tristes murs, il faut plus que des palliatifs et des secours humains. Il ne faut rien moins que l'Evangile avec toute sa puissance, qui donne au pécheur des forces contre le mal auquel il l'arrache, et qui le console en même temps qu'il le relève. C'esl sur cette conviction profonde que l'Œuvre des Prisons a été fondée. C'est elle encore qui fait sa force, car c'est le bénéfice de la miséricorde proclamée par l'Évangile que nous réclamons pour nos sœurs égarées — comme nous le réclamons pour nous-mêmes — nous souvenant de cette parole du Sauveur : « Venez à moi, vous tous qui êtes travaillés et chargés, et je vous soulagerai. »

S. Monod.

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