III. — Orphelinat de filles
Après les désastres que la France et Paris en particulier avaient eu à subir en 1870-71, un Orphelinat de filles n'était pas moins nécessaire qu'un Orphelinat de garçons; mais les fonds manquaient; toutes les bourses étaient épuisées. En août 1871, M. le pasteur Athanase Coquerel fils partait pour les Etats-Unis; il en revenait en novembre. Il n'avait pas sollicité en vain la générosité américaine. Avec les souscriptions qu'il rapportait il put ouvrir dès 1872 un Orphelinat et Pensionnat pour les jeunes filles protestantes de sept à seize ans auquel, en témoignage de reconnaissance, fut attachée la désignation de Fondation américaine, pieusement conservée depuis cette époque.
Cet établissement était situé en plein quartier, populaire, rue Piat, 31, à Belleville; il occupait un vaste immeuble, avec jardin. A cette époque les écoles, pour la plupart, à Paris comme en France, étaient confessionnelles : catholiques, protestantes, israélites; elles étaient d'ailleurs en nombre très insuffisant. Il fallut organiser à Belleville, pour les pensionnaires et de nombreux externes, une école primaire complète. Les frais étaient considérables, et quand les fonds américains furent épuisés le Comité ne put y faire face, malgré la générosité de ses souscripteurs, que grâce aux sacrifices personnels, très considérables, que ses membres s'imposèrent.
En 1887 l'établissement fut transféré à Neuilly-sur-Seine, 9, impasse Longchamps, tout près de Paris. Il y occupe un immeuble, moins coûteux que celui de la rue Piat, mais très convenable et entouré d'un vaste jardin. Les. écoles en France ayant cessé d'être confessionnelles, les 24 élèves de Neuilly suivent, comme ceux de Vélizy, l'école communale. Comme eux aussi, ils reçoivent, dans l'établissement, par les soins d'un pasteur, l'instruction religieuse protestante.
ŒUVRES DE CHARITÉ
En vingl années (I872à 1891 inclusivement), l'Orphelinat de filles a dépensé 293,770 fr. 15 c.
La présidente du Comité est Mme Edouard Borel.