‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 163 sur 326 · M AD AME ANDRE -RIVET · texte numérisé non relu

M AD AME ANDRE -RIVET

ŒUVRES DE CHARITÉ

veillance constante et de soins maternels; les archives du Pensionnat nous font connaître l'élévation morale et les principes chrétiens qui inspiraient leur active bienfaisance, et qui fécondaient leur charité. Depuis, un Comité composé de vingt-cinq dames a remplacé les pieuses fondatrices, et plusieurs générations s'y sont succédé.

Peu à peu, cette institution, soutenue par l'intérêt et la charité des fidèles, a atteint son développement normal.

Les élèves y reçoivent l'instruction primaire et y sont préparées pour le certificat d'éludés. Les soins les plus constants tendent à leur assurer l'enseignement religieux évangélique, à les accoutumer aux travaux du ménage, aux ouvrages à l'aiguille, et, en un mot, à former des femmes utiles et bienfaisantes dans leurs familles, ou dans celles où elles peuvent ôlre appelées à servir.

Deux diaconesses et une institutrice se partagent cette tâche intéressante.

Un immeuble avec cour et jardin, situé, J)7, rue de Reuilly, et attenant à la Maison des diaconesses, a été acquis en 1 8^7.

Les enfants, au nombre de 54, entrent au Pensionnat à sept ans, et en sortent après leur première communion, à quinze ou seize ans. Quelques-unes de nos élèves, ayant manifesté des aptitudes particulières, ont terminé leur éducation à l'Ecole normale de Boissy-Saint-Légèr. Quelques autres ont été admises dans des Ecoles professionnelles; mais la majorité de nos jeunes filles rentrent dans leurs familles, ou sont placées par la directrice, qui exerce pendant longtemps, de concert avec les dames du Comité, un utile patronage sur la plupart d'entre elles.

Le Comité est appelé à veiller sans cesse pour conserver et augmenter ses ressources, car il a à cœur, malgré le renchérissement de toutes choses, de ne pas élever le prix de la pension fixé à 20 fr. par mois. Cette modique somme représente à peine la moitié de ce que coûte chaque enfant, et peut encore être réduite, voire même supprimée, au moyen des bourses et des demi-bourses qui ont été fondées, ou qui sont fournies par des personnes charitables.

Notre institution a été reconnue d'utilité publique en 1859. Elle est soumise, comme telle, à des inspections qui lui ont souvent valu les témoignages les plus favorables, témoignages d'autant plus précieux qu'ils sont dus, non seulement à la bonne installation matérielle, mais surtout à la direction morale et religieuse donnée à nos enfants et basée sur l'Evangile.

Alice ANDRÉ, Présidente.

ORPHELINATS DE FILLES

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