‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 180 sur 326 · SAINT-ÉTIENNE — SOCIÉTÉ DE PATRONAGE POUR LES ORPHELINS DES MINEURS · texte numérisé non relu

SAINT-ÉTIENNE — SOCIÉTÉ DE PATRONAGE POUR LES ORPHELINS DES MINEURS

Elle a été fondée sous les auspices du Cercle de la jeunesse protestante, à la suite de l'explosion de grisou du puits Verpilleux en 1885. Depuis sa fondation deux nouvelles explosions, celles des puits Pélissier et de la Manufacture, ont porté à 61 le nombre des orphelins dont la Société doit s'occuper.

Quand un orphelin a atteint l'âge voulu pour apprendre un état, la Société paye à sa mère ou à son tuteur 15 fr. par mois pendant un an et plus si le Comité le juge à propos. L'apprenti est placé sous la surveillance d'un « patron moral » nommé par le Comité.

La Société dispose d'un capital de 15,000 fr. dû à la générosité des protestants français. Comme il ne se passe pas d'année sans que deux ou trois mineurs protestants ne soient tués ou blessés assez grièvement, le nombre des enfants qui ont besoin de la protection de la Société augmente sans cesse.

ŒUVUES DE CHARITE

Aussi la Soc iété a-t-elle l'intention de s'assurer des ressources permanentes pour faire face aux nouvelles charges qui lui incomberont clans la suite.

La Société a pour président M. Comte, et pour secrétaire M. Gailleton.

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