‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 181 sur 326 · T0NNE1XS — INSTITUT DE CHARITÉ · texte numérisé non relu

T0NNE1XS — INSTITUT DE CHARITÉ

L'Institut de charité pour les jeunes orphelins protestants indigents de deux à sept ans a été fondé à Tonneins (Lot-et-Garonne), en 1848, par des chrétiens — dont les noms et le souvenir sont chers à l'Eglise qui les a secondés — pour offrir un asile aux pauvres petits orphelins que leur âge excluait des autres orphelinats.

Le premier Comité de direction et d'administration se composait de MM. L.-F. Lagarde; Prat, pasteur; Louis Dubosc; Lucien Dubosc, notaire; Alphonse Lagarde; Monbrun, pasteur; Cabos, id. ; B. Martineau; Couderc, pasteur, Marrauld-Dupont, décédés, et G. Calas, pasteur à Castelmoron, encore survivant.

Reconnu par L'Etat comme établissement d'utilité publique, par décret présidentiel du 4 août 1884, l'orphelinat est administré par un Comité de vingt-cinq membres dont le président est M. F. Marquis-Sébie, et le secrétaire M. le pasteur Iv. de Frontin. Sur l'avis des médecins, le Comité a fait construire en 1888 une nouvelle maison qui abrite actuellement 22 orphelins provenant de 14 départements différents. Sans compter le service de l'emprunt et les grosses réparations qui constituent des dépenses extraordinaires, il faut au Comité en moyenne 9,000 fr. par an pour faire face aux besoins de l'œuvre. Il tire presque toutes ses ressources des collectes dans les Eglises; les pensions et les droits d'entrée et de trousseau se trouvent souvent très réduits.

La directrice, MUe Amphoux, se consacre à cette famille de déshérités dont un instituteur, M. Alix, soigne l'instruction primaire dans l'intérieur même de la maison, tandis que l'instruction religieuse est confiée aux soins de M. le pasteur E. Capilléry.

Qui dira maintenant les résultats obtenus par ces efforts constants déplus de quarante-quatre années, les impulsions heureuses vers le bien, ou les misères de toute nature épargnées! Dieu seul les connaît. Il inspira les fondateurs de l'œuvre, et leurs continuateurs aiment à prendre pour devise cette parole de leur commun Maître : « La volonté de votre Père céleste n'est pas qu'aucun de ces petits périsse. »

CATÉCHUM ÉNATS

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