‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 250 sur 326 · SOCIÉTÉ FRANÇAISE POUR L'OBSERVATION DU DIMANCHE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ FRANÇAISE POUR L'OBSERVATION DU DIMANCHE

L'histoire de la Société française pour l'observation du Dimanche ne peut être séparée du souvenir de l'homme de bien qui l'a fondée en 1875, de celui qu'on a justement nommé « l'apôtre du dimanche », d'Alexandre Lombard. Il fut le principal initiateur du mouvement dominical qui a pris aujourd'hui de si grandes proportions et obtenu de si remarquables succès A une époque où cette question préoccupait peu les esprits, il en avait compris la portée religieuse, philanthropique et sociale; il avait sollicité en sa faveur, au milieu de l'indifférence et du dédain du plus grand nombre, l'opinion publique; il avait fondé le Comité de Genève en 1861, travaillé avec ardeur à créer des Comités semblables dans d'autres pays; il les avait groupés en une fédération internationale dont la direction fut conliée à ses promoteurs genevois.

Deux fois déjà, en 1854 et en 1864, des hommes de bonne volonté s'étaient groupés à Paris pour essayer d'obtenir la fermeture des magasins le dimanche, mais sans exercer une action suivie, ni obtenir des résultats durables. C'est en 1875, lors d'une visite de M. A. Lombard à Paris, et à la suite d'une réunion chez M. S. de Neufville, que la Société pour l'observation du Dimanche fut fondée. Elle eut d'abord pour président M. l'amiral Jauréguiberry, pour viceprésidents M. le général de Chabaud-La-Tour et M. le docteur Gustave Monod, pour membres MM. Alfred André, Louis Sautter, S. de Neufville, Eschenauer, MM. les pasteurs Dhombres et Hocart, etc., etc. L'amiral Jauréguiberry attachait une extrême importance au repos du dimanche. Non consent de l'observer scrupuleusement lui-même, il s'efforçait de le faire observer dans les administrations à la tête desquelles il était placé. Lorsqu'il fut appelé au

Page 1