ALEXANDRE LOMBARD
ŒUVRES SOCIALES
chrétiens dans l'observation du dimanche, etc., etc..., tels ont été les principaux objets de l'activité de notre Société. En 1885 elle s'est fait représenter par m m président au Congrès international de Bruxelles, et a pris une part active à ses travaux. En 1888, à la suite d'un concours qu'elle avait ouvert sur ce sujet : « Le bonheur domestique des classes ouvrières n'est-il pas intimement lié à l'observation du dimanche? » la Société a publié, avec le concours de la Société des Livres religieux de Toulouse, un volume intitulé : Le Dimanche des Ouvriers, en tête duquel se trouve la biographie d'A. Lombard.
En 1889, le Comité s'est occupé de l'organisation du Congrès international tenu à Paris, à l'Esplanade des Invalides, sous la présidence de M. Léon Say. La question du repos hebdomadaire, de sa nécessité et de ses bienfaits fut examinée dans ce Congrès au point de vue de l'hygiène, de la morale, de la vie de famille et du bien public, abstraction faite du côté religieux. Celui-ci fut pour les protestants l'objet de séances complémentaires tenues au temple du Saint-Esprit du 24 au 27 septembre 1889 (I).
La Ligue populaire pour le repos du dimanche fut fondée immédiatement après le Congrès et en continua les travaux. Elle se plaça, comme le Congrès, sur un terrain de neutralité religieuse qui lui valut le concours d'hommes ayant des croyances et des opinions politiques diverses, et lui permit de plaider avec plus d'autorité et de crédit la cause du repos dominical auprès du gouvernement, des grandes administrations, et du public. Le président et plusieurs membres du Comité de notre Société font partie du Comité de la Ligue populaire. Un d'eux, M. de Nordling, en est le vice-président.
Ces deux institutions, loin de se faire concurrence, se prêtent un mutuel appui. La Ligue populaire réclame le repos du dimanche avec une autorité à laquelle une Société religieuse ne saurait prétendre. Aidées, sinon remplacées par la Ligue dans cette première et importante partie de leur tâche, les Sociétés pour l'observation du Dimanche, et en particulier la nôtre, travaillent à faire du jour du repos un jour sanctifié, c'est-à-dire employé suivant la volonté de Dieu.
En 1892, au premier Congrès national organisé par la Ligue populaire, le secrétaire de notre Comité, M. le pasteur Prunier, fut choisi pour présenter un rapport sur « les bienfaits du dimanche au point de vue moral ».
Cette année même la Société publie en un volume deux manuscrits cou-
(1) Les Actes du Congrès et le compte rendu des séances complémentaires ont été publiés sous la direction de la Fédération internationale.
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ronnés dans un concours ouvert par elle en 1892 sur « le relèvement d'une Eglise par l'activité et la fidélité, notamment dans l'observation du dimanche, de son pasteur », et un recueil de cantiques spéciaux pour le dimanche.
Les ressources de la Société s'élèvent environ à 2,000 fr. par an. Elles lui sont fournies par des dons et par une collecte annuelle faite à Paris.
Qu'il nous soit permis de faire remarquer, non pour en tirer vanité, mais pour donner gloire à Dieu, que ce mouvement en laveur du repos du dimanche, qui de l'Angleterre et des Etats-Unis s'est étendu à la plus grande partie de l'Europe, est principalement dû à des initiatives protestantes, et compte aujourd'hui encore les protestants au nombre de ses plus vaillants champions. En cela du moins les catholiques nous rendent justice, et un de leurs prélats, défendant récemment, à propos d'une question de budget, la cause du dimanche dans la Chambre des députés, disait à ses interrupteurs : « Si j'avais prononcé ces paroles devant une Chambre anglaise ou américaine, composée presque en totalité de protestants, je n'aurais rencontré aucune contradiction. »
Puissent les protestants français comprendre de mieux en mieux le devoir qui résulte pour eux de la position d'avant-garde qu'ils occupent dans la conquête et la défense du repos et de l'observation du dimanche!
LOUIS SAUTTEK, Président.