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BATEAU MISSIONNAIRE

MISSION MAC ALL 383

sans frais à Paris. Cet exemple fut suivi par d'autres grandes villes en Ecosse, il ne fut pas généralement adopté en Angleterre, mais il gagna toutes les sympathies aux Etats-Unis. Une dame américaine, décédée depuis, qui avait travaillé à Paris dans les écoles populaires, une fois de retour dans son pays, fut sollicitée par ses amis de raconter ce qu'elle savait dans une réunion missionnaire. Ce fut bien à contre-cœur qu'elle surmonta sa modestie et sa timidité, mais son récit éveilla un tel enthousiasme qu'on lui imposa comme un devoir sacré de visiter un certain nombre de villes et d'y provoquer la fondation de Comités auxiliaires. Elle obéit, et l'importante « American Mac AU association » en fut le résultat.

Fatiguée outre mesure , Miss Beach dut se retirer dans une maison de santé près de Boston, qu'elle quitta au commencement de l'année 1884 pour essayer le climat plus doux de la Floride. Pendant une tempête effroyable le bateau fit naufrage et la vaillante servante du Seigneur « a trouvé enfin ce repos qu'elle n'avait guère connu pendant sa vie ».

Une bénédiction spéciale semble s'attacher au système de collecte inauguré par Miss Beach, et depuis 1882 le secours financier des chrétiens des Etats-Unis n'a jamais fait défaut à la Mission populaire. Le budget, qui était en 1872 de 8,862 fr., était en 1891 de 447,912 fr., dont 90 °/0 venant des pays anglosaxons.

Pendant onze ans M. Mac Ail soutint seul toute la responsabilité de la mission. Il ne lui manquait pas de dévoués collaborateurs, trop heureux de mettre leur temps et leurs talents à son service, mais aucun d'eux ne partagea avec. lui la direction proprement dite de l'œuvre. La mort du regretté Rev. G. -Th. Dodds le décida à profiter de la rentrée de M. Saillens dans l'œuvre générale des réunions populaires pour former un Comité de direction et rédiger une constitution,

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