‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 269 sur 326 · PARIS — SOCIÉTÉ FRATERNELLE D'ÉTUDIANTS PROTESTANTS · texte numérisé non relu

PARIS — SOCIÉTÉ FRATERNELLE D'ÉTUDIANTS PROTESTANTS

Depuis de longues années les jeunes gens protestants qui venaient étudier à Paris désiraient se grouper et trouver au quartier latin un centre de ralliement. Une chrétienne étrangère au cœur chaud et vaillant, Miss Howard, d'Edimbourg, était venue s'établir, après la guerre de 1870-71, rue Monsieurle-Prince et avait commencé cette œuvre. Avec l'autorité de l'âge, de «la foi et de la sympathie, elle avait ouvert un salon et y recevait régulièrement des jeunes gens désireux de se rencontrer dans une maison chrétienne et amie. Des pasteurs, des professeurs assistaient aux réceptions, des entretiens

ŒUVRES SOCIALES

s'engageaient sur les questions essentielles. Plus d'un étudiant a trouvé là le secrel de la vie religieuse et de la force morale. Au commencement de 1892, au moment où Miss Howard, à la suite d'un deuil, quittait le quartier latin, un local a été ouvert pour recevoir d'une manière habituelle les étudiants protestants.

Rue Saint- Jacques, r\2, à côté de la Sorbonne et du Collège de France, un rez-de-chaussée a été loué. L'œuvre est confiée à M. le pasteur Jean Monnier, et patronnée par MM. les pasteurs B. Couve, R. Hollard, Paumicr, et MM. les professeurs Allier, Friedel, de Seynes, Vaucher. Le local comprend des salles de lecture, de travail, de conversation. Des journaux, des revues sont à la disposition des lecteurs. Une bibliothèque contient des ouvrages d'études sociales et d'études religieuses. Les livres ont été donnés pour la plupart. D'autres seront reçus avec une vive reconnaissance. Chaque semaine des jeunes gens se réunissent pour étudier la Parole de Dieu et prier ensemble. Chaque quinzaine se réunit un groupe d'études littéraires et un groupe d'études sociales, qui deviendra un groupe d'activité sociale. Une Société d'activité chrétienne s'est formée et s'est mise immédiatement à l'œuvre. Au 1er janvier 1893, environ 100 jeunes gens fréquentaient, à des degrés divers, le cercle de la rue Saint- Jacques. Une partie d'entre eux ont constitué une Société fraternelle. — Ceux qui arrivent à Paris sont reçus avec affection; on leur indique des maisons honorables où ils peuvent trouver des chambres, on s'efforce de leur donner des directions utiles pour leurs études et pour leur vie personnelle.

Jean Monnier, Pasteur.

ASSISTANCE PAR LE TRAVAIL

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