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PARIS — COMITÉ DE PATRONAGE

Le Comité de Patronage des apprentis et des jeunes ouvriers de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg à Paris est le plus ancien de tous les Comités de patronage protestants.

Il y a cinquante ans, l'Eglise luthérienne de Paris n'avait pas d'orphelinat. Les quelques garçons qu'il fallait recueillir étaient confiés au sacristain des Billettes ; leur instruction religieuse terminée, que devenaient-ils? Quelques diacres résolurent de les suivre pendant leur apprentissage, et, en 1849, encouragés par M. le pasteur Louis Meyer et groupés sous sa direction, ils se constituèrent en Comité de patronage.

Chaque dimanche après le culte, il y avait réunion des apprentis aux Billettes : jeunes gens d'un côté et jeunes filles d'un autre. Les membres du Comité y prenaient une part active, nouant et entretenant avec les patronnés des rapports extrêmement profitables : c'étaient MM. Berton, Jacques, Ernst, RenckhofF, Winter, Quinter, Paul Schmidt...; Mracs Eisenlohr, Doré, Fillion, Berton... Mais nul ne savait comme M. Meyer réveiller l'intérêt, communiquer la vie, parler à la jeunesse à la fois avec amour et avec autorité. Il était l'âme de cette œuvre.

M. Meyer mourut en 1867. M. le pasteur L. Vallette le remplaça à la tête du Comité; ses successeurs furent: le pasteur V. Goguel en 1872; M. Renckholf en 1877, M. le pasteur F. Dumas en 1884.

Aujourd'hui, l'œuvre conserve toute son importance : plus que jamais il est nécessaire que les enfants du peuple aient un état, qu'ils le choisissent bien, qu'ils soient aidés de façon à faire un apprentissage complet, qu'ils aient

PATRONAGE

le repos du dimanche et surtout qu'ils soient défendus par des influences chrétiennes contre la corruption et l'incrédulité.

Des réunions de jeunes gens sont organisées de nos jours dans la plupart des Eglises de Paris. Nos patronnés sont convoqués à celles de l'Eglise de Bon-Secours, rue de Charonne. Ils sont visités à l'atelier par les membres du Comité et par l'agent.

La moyenne de ces patronnés, calculée d'après la période de 1882 à 1892, a été de 132 par an, dont un quart sont des jeunes fdles. Le budget, qui comprend les dépenses de la Maison protestante d'apprentis (à laquelle est consacrée une notice spéciale), est d'environ 25,000 fr.

L'agent, en fonctions depuis 1887, est M. J. Reverdy (adresse actuelle : rue de Charonne, 99 ; à la fin de l'année : 4, rue Titon) ; c'est à lui qu'il faut s'adresser.

F. Dumas.

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