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SOCIÉTÉ DE PATRONAGE DES PRISONNIERS LIRÉRÉS PROTESTANTS DE PARIS

En 1869, M. le pasteur Robin, ancien aumônier de la Maison centrale d'Eysses, appelé à desservir une des paroisses de Paris, et désireux de continuer dans cette ville l'œuvre de relèvement qu'il avait entreprise à Eysses, fit appel au concours de MM. Alfred André, Boissonnas, Léon de Bussierre, de Chabaud-La-Tour, Fuchs, Gallay, Alfred Monod, Dr Morin, Louis Sautter, Jules de Seynes, Félix Vernes et autres, et fonda avec eux la Société de patronage des prisonniers libérés protestants de Paris, pour prévenir les récidives.

M. Robin en fut le secrétaire. Les présidents ont été MM. Félix Vernes, le général de Chabaud-La-Tour, de Pressensé, sénateur. Le président actuel est M. Alfred Monod, conseiller à la Cour de cassation, et le vice-président M. Sibille, député.

ŒUVRES SOCIALES

Les statuts de la Société furent approuves par l'Administration, qui autorisa 10 membres, sur 20 dont se composa le Comité, à visiter les détenus dans les prisons civiles de Paris.

En LS72, la Société s'adjoignit un agent, M. Morize, chargé de pourvoir à l'habillement et à l'entretien momentané des libérés sans ressources et de les aider à se procurer du travail.

En 1875, la Société commença à recevoir une allocation de l'Etat.

En 1877, elle concourut à la formation d'un Comité auxiliaire pour les libérés de la prison centrale de Poissy. La même année elle prépara la fondation de l'Ecole industrielle, 7, rue Clavel, et de la Société d'éducation et de patronage des enfants protestants insoumis, qui prit la direction de l'École.

En 1880, elle ouvrit pour ses patronnés un Asile sous le nom de Maison hospitalière.

En 1881, elle a pris sous sa direction morale l'Œuvre de la Nouvelle- Calédonie.

En 1890, la Société de patronage est reconnue comme établissement d'utilité publique.

En 1891, elle a acheté un immeuble pour y installer sa Maison hospitalière.

La Société a pris une part active aux Congrès pénitentiaires de Londres, Stockholm, Home et Paris. Elle a publié plusieurs ouvrages sur ces sujets qui se rapportent à son œuvre, notamment La Question pénitentiaire et Hospitalité et Travail.

Elle a été honorée d'un diplôme d'honneur à l'Exposition de Paris en 1878 et d'une médaille d'argent à celle de 1889.

Depuis sa fondation, elle a fait visiter environ 12,500 détenus dans les prisons. Elle a patronné 1,539 libérés et en a secouru 1,745, soit au total 3,285 hommes.

Ses recettes de 1869 à fin 1892 s'élèvent à 118,620 fr. 05 c.

Ses dépenses à 118,529 fr. 10 c.

M. le pasteur Arboux, aumônier des prisons, successeur de M. Rouville, apporte à l'œuvre de la Société de patronage le concours le plus dévoué.

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