‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 310 sur 326 · ŒUVRE DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE · texte numérisé non relu

ŒUVRE DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE

En 1872, quelques protestants influents de Paris, désireux d'accorder des secours religieux aux déportés, se constituent en Comité et, avec le bienveillant

RELÈVEMENT MORAL

concours du gouvernement, envoient un aumônier à Nouméa, M. le pasteur Rey. Un instituteur lui est adjoint.

En 1877, M. Rey, pour raison de santé, rentre en France. M. le pasteur Charbonniaud lui succède.

En 1879, l'amnistie ramène en France les condamnés politiques. Le Comité, croyant sa tâche accomplie, se dissout. Mais M. Charbonniaud reste à son poste, ne pouvant se résigner à laisser les forçats sans secours religieux ; toutefois il sent le besoin d'un appui.

En 1881, la Société de patronage des prisonniers libérés de Paris se substitue à l'ancien Comité et prend des mesures pour compléter le traitement du pasteur-aumônier.

En 1885, après huit ans d'un ministère laborieux, M. Charbonniaud rentre en France pour y refaire sa santé compromise.

En 1886, M. le pasteur Lengcreau, qui lui succède, reprend le projet de construction d'un temple à Nouméa, pour lequel M. Charbonniaud avait obtenu de l'Administration un terrain et la promesse de la main-d'œuvre pénale. Les colons libres qui avaient promis leur concours à M. Charbonniaud s'associent à leur nouveau pasteur pour la réalisation du projet. Aujourd'hui il y a un presbytère et un beau temple que les marins des nations protestantes peuvent apercevoir de la rade.

S'adresser pour les dons à M. Ernest Mallet, trésorier de l'Œuvre, rue d'Anjou, 35, Paris.

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