‹ Les œuvres et les hommesChapitre 3 sur 17 · LE · texte numérisé non relu

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avec la passion enivrée d'un poète, et qui coula et barra L- flot superbe iont il était la source. Il n'était pas tari ; il s'était déplacé ! Après ces premières ::tions~, qui ravirent le monde charmé et qui apprirent à la distraction hautaine de lord Byron l'orthographe d'un nom qui allait devenir aussi éclatant que le sien, Lamartine donna les secondes Méditations, aussi belles que les premières, quoi qu'on en ait dit. — car l'a.lmiration fatigue vite l'âme Êûble et basse des hommes. Et aprè^les secondes Méditations, les Harmonies poétiques et religieuses, évidemment le chef-d'œuvre de son génie. Ici le sublime élégiaque fit monter l'élégie désolée, cette douleur de la terre, sur les ailes ouvertes de l'aigle lyrique qui, pour la première fois, l'emporta jusqu'au ciel I Et si, dans ses autres poésies, — les Recueillements, Jocelyn, la Chute d'un ange, où le poète fut l'ange même dans sa chute, le Dernier chant de Childe-Harold. dans L-ouel il lutta avec ce Byron qui avait affecté de ne pas l'entendre, quand il avait parlé de lui en termes dont une fierté si royale et si satanique même qu'elle fût, aurait dû être reconnaissante, la Mort de Socrate, où la beauté du texte de Platon est vaincue et divinisée par une forme inconnue aux Grecs, — si enfin, partout, dans tous ses poèmes, Lamartine se sentit au niveau du poète des premières Méditations, jamais il ne monta plus haut que dans les Harmonies. Et, pour ma part, je ne crois pas qu'humainement ou lyriquement il soit possible de plus haut monter I

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