‹ Les œuvres libertines. Précédées d'une notice biographique (volume 2)Chapitre 11 sur 162 · SCÈNE IV GHARLOT, PAQUIER · texte numérisé non relu

SCÈNE IV GHARLOT, PAQUIER

Je ne puis rien comprendre à ton galimathias.

PAQUIER

Pour moy, je ne trouve rien de si clair.

CHARLOT

Mais enfin, ne me sçaurois-tu dire qui c'est qui me demande ?

PAQUIER

Je vous dis que c'est moy.

CHARLOT

Gomment toy ?

a) 1654 : pourquoi donc ne voudroit-elle pas estre arrousée ?

(1) Séparant : en latin sejungens. — (2) La grammaire latine de Jean Despautère était suivie dans tous les collèges. C'est de là que Granger tire la plupart de ses citations pédantes (Remy de Gourmont). — (3) Arbor, arbre, est un nom féminin. — (4) A la rencontre de quelqu'un.

PAQUIER

Je ne vous dis pas moy : mais je vous dis que c'est, Moy ; car il m'a dit en sortant11, dis-luy que c'est, Moy.

CHARLOT

Ne seroit-ce point mon Père que tu veux dire ?

PAQUIER

Hé ! vramant oiiy. A propos, je pense qu'il a envie de vous envoyer sur la Mer.

Hé quoy faire, Paquier?

PAQUIER

Il ne me l'a point dit ; mais je croy que c'est pour voir la campagne.

CHARLOT

J'ay trop voyagé, j'en suis las.

PAQUIER

Qui, vous ? Je vay gager ce chapeau de Cocu, qui est un des vieux de vostre Père, que vous n'avez jamais veu la Mer que dans une Huistre à l'escaille.

CHARLOT

Et toy, Paquier, en as-tu veu davantage ?

PAQUIER

Ouy-da ; j'ay veu les Bons-Hommes ', Chaillot, Saint-Clou et Vaugirard.

CHARLOT

Et qu'y as-tu remarqué de beau, [Paquier] ?

PAQUIER

A la vérité, -je ne les vis pas trop bien, à cause que les maisons b m'empeschoient.

CHARLOT

Je pense, ma foy, que tes voyages n'ont pas esté plus longs que sera celuy dont tu me parles. Vas, tu peux l'asseurer que je ne désire pas

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