‹ Les œuvres libertines. Précédées d'une notice biographique (volume 2)Chapitre 50 sur 162 · NOTICE SUR LA MORT DAGRIPPINE · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LA MORT DAGRIPPINE

Deux cent dix-huit ans après, le 10 novembre 1872, La Mort (TAgrippine a eu les honneurs d'une unique représentation, précédée d'une conférence de Vitu, au Théâtre de la Galté.

Les rôles étaient ainsi distribués :

Tibère MM. Ciiatelin, du Théâtre Montmartre.

Séjanus Dupont-Verxox, du Conservatoire.

Nerva Moxval, du Conservatoire.

Terentius Amaury-Socquet, du Conservatoire.

Agrippine Mmes Karoly.

Cornélie Derouet.

Livilla Jeanne Pazat, du Conservatoire.

Furnie Clemance.

Gardes . Hénicle et autres.

MM. Camille Doucet, directeur de l'Académie française, et Patin, son secrétaire perpétuel, assistaient à cette représentation.

D'après un article de journal (1), « le public tout entier écouta la tragédie avec des sentiments très divers, qui variaient de la surprise à l'admiration. Si la pièce parut imparfaite au point de vue scénique, elle a des scènes d'une grande beauté et des suites de vers où l'on sent le souffle d'un grand poète ». Mademoiselle Karoly — depuis Madame Maubant — eut beau oublier au magasin des Accessoires le poignard qu'elle doit, dans sa grande scène, jeter aux pieds de Tibère, l'impression n'en fut pas moins très profonde ; Mademoiselle Pazat — depuis Madame Montluis — et M. Dupont-Yernon, de la Comédie- Française, furent très applaudis. M. Monval a gardé le souvenir de l'immense effet produit par la tragique brièveté de la scène dernière sur des spectateurs habitués au grand récit final des tragédies. Tous étaient d'avis — et c'est aussi l'opinion de M. Mounet-Sully — que Cyrano méritait à son époque, comme auteur tragique, une place d'honneur à côté de Corneille et que la reprise d'une pièce de n'importe lequel de ses contemporains n'aurait obtenu pareil succès (2).

(1) Le Figaro du 13 Novembre 1872.

(2) P. Brun. Cyrano de Bergerac, 1893.

TRAGÉDIE Par M. de Cvrano Bergerac.

Texte de l'édition originale : Paris, Charles de Sercy, 1654.

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