‹ Les œuvres libertines. Précédées d'une notice biographiqueChapitre 111 sur 155 · ENTREE EN RELIGION DE CATHERINE DE CYRANO, 1641 CXVII · texte numérisé non relu

ENTREE EN RELIGION DE CATHERINE DE CYRANO, 1641 CXVII

deuxiesme fois dudict adveu et desnombrement en la présence dudit procureur fiscal, des praticiens dudict bailliage et d'aultre5 assistans, de quoy en avons octroyé acte audit Ramboult audict nom le requérant pour servyr et valloyr audict Sieur de Mauvières en temps et lieu ainsy que de raison, faict ledict jour et an que dessus.

Et le samedy seziesrae jour dudit moys d'octobre en jugement devant nous lieutenant susdict les plaids tenant en ladicte auditoire a esté faict lecture et publicquations pour la troisiesme et dernière fois par nostre greffier dudict adveu et desnombrement en la présence dudit procureur fiscal et d'autres assistants, de quoy nous avons donné acte audict Ramboult audict nom ce requérant pour servir et valloyr audict sieur de Mauvières ainsy que de raison, faict ledict jour et an que dessus.

(Bibl. Nat., Pièces originales, 957, dossier 21,084, ff. 22-25).

G) CONTRAT PASSE ENTRE ABEL DE CYRANO ET LA PRIEURE DU COUVENT DES FILLES DE LA CROIX POUR L'ENTRÉE EN RELIGION DE SA FILLE CATHERINE (SŒUR DE CYRANO) (15 avril 1641).

Furent présentes nobles et révérendes mères sœurs Marguerite de Jésus, prieure, et Elisabeth de la Visitation, sous-prieure, toutes deux religieuses professes de l'Ordre réformé de Saint-Dominique, dites les Filles de la Croix, de présent établies en leur couvent de la Croix, faubourg hors la porte Saint-Antoine lès Paris, faisant et représentant quant à présent la plus grande et saine partie des religieuses d'icelui, duement assemblées capitulairement au parloir d'iceluy, d'une part, et Abel de Cyrano, sieur de Mauvières, et damoiselle Espérance Bellanger, sa femme, de lui autorisée, demeurant au faubourg Saint-Jacques lès Paris, paroisse Saint-Jacques-du-Haut-Pas, tant en leurs noms que pour et au nom et comme stipulant en cette partie pour damoiselle Catherine de Cyrano, leur fille, à ce présente et de son consentement, d'autre part. Disant ladite damoiselle de Cyrano que Dieu lui ayant fait la grâce depuis quelques années de reconnaître les désordres de la vie du monde et les empêchements puissants qui s'y rencontrent pour y pouvoir vivre selon l'ordre et la volonté de Dieu, elle auroit dès longtemps fait dessein d'être religieuse et pour cet effet choisi la maison dudit ordre réformé de Saint-Dominique, dites des Filles de la Croix, et depuis continuellement supplié lesdites dames supérieures religieuses, la vouloir recevoir en leur sainte compagnie en toute humilité, laquelle prière et recherche ayant été agréablement reçue de la part desdites dames supérieures et religieuses, elles l'auraient reçue et admise en leur dite compagnie et maison... et afin que ladite damoiselle Catherine de Cyrano ne soit à charge audit couvent de la Croix, lesdits sieur et dame de Cyrano, ses père et mère... accordent

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