‹ Les œuvres poétiquesChapitre 41 sur 47 · SECOND LIVRE D'ANDRE DE RIYAYDEAY · texte numérisé non relu

SECOND LIVRE D'ANDRE DE RIYAYDEAY

Et moy qui coucheray mon nom bien près du tien , louyrai quelque iour aussi d'vn mesme bien.

Craignons-nous donc la mort? L'homme sage mesprise D'ataindre les vieux ans de la saison plus grise , Et ne désire point de voir siller son front De mainte longue ride assise en demi-rond.

Ni son dos recourbé d'vne voûte pesante Rendre foibles ses pas, et son allure lente; Ni parler enroué, ni par le fascheux son D'vne toux altérée estoner sa maison, lasqu'à ce qu'à la fin son ame morfondue Laisse dans vn cercueil sa charoigne estendue ; Ains souhaite de voir bien tost son dernier iour, Pour aller héberger en vn plus beau seiour , Auquel les bons esprits et haisseurs de vices louissent en repos d'éternelles délices.

Là> les nostreSy amy, demourront bien heureux, Plus contens que les Roys et semblables aux Dieux.

EPISTRE A BABINOT

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