‹ Les œuvres poétiquesChapitre 8 sur 47 · A MONSIEVR DE LA NOVE · texte numérisé non relu

A MONSIEVR DE LA NOVE

CHANOIONB DB BBBTAIOIŒ

|oN bon seigneur et amy, c'est aux Roys et aux Princes à qui les tiltres magnifiques des liures se doyuent vouer, et mesmement à ceux qui aiment et fauorisent les bonnes lettres. Mais quand Ton désire recommander sa cause et faire entendre son intention priuément , il se faut adroisser à un amy, et non seulement cela, mais à un amy sauant et auisé. Et est toutefois cela si peu aisé que la plus grande poureté que nous ayons en ce monde est de tels amis. Tay toute ma vie tasché, par les moïens que Dieu m'a donnés, d'en acquérir; mais il ne me ressouuient point d'en auoir iamais veu ni rencontré aucun de qui, pour l'auoir si peu hanté, ie désirasse tant l'amitié que le fay la

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