DE LA FAMILLE RIVAUDEAU
^ Je suis né au milieu de cette contrée, un siècle après la disparition des Rivaudeau, qui y tinrent longtemps le premier rang. Leur souvenir y est totalement effacé ; il n'est ni mémoire d'homme ni tradition qui en puisse rendre compte. Les registres de l'état civil , mutilés par la guerre , sont le seul écho qui répète encore leur nom au nomhre infiniment restreint des curieux qui écartent les voiles d'un siècle et demi pour prêter l'oreille.
A Footordine-Saint-Gervaîs, avril 1858.
ch. mourain de sourdeval.
A lANNE DE FOIX
TRèS-ILLVSTRE ^ TRÈS-VERTVEVSE ROYNE DE NAVARRE
|A Dame, tous ceux-là qui consacrent aux grans Leurs escrits sérieux , les sçauent ignorans, Et si ne les font pas iuges de leur doctrine, Mais ils pensent cecy, que leur grandeur est digne Des Muses y ou plustost enseignent aux seigneurs D'auancer les sçauans aux biens et aux honneurs; Et, en particulier, attendent récompense De leur docte labeur, d'vne vaine espérance Dont ils restent trompés, et mieux il leur vaudroit S'en adroisser à tel qui leur cause entendroit. Et, bien que d'ailleurs fust sa puissance petite. Certes peust dignement estimer leur mérite.
L'honneur soustient les arts, le vertueux désir De louange adoucist le trauail en plaisir.
Mais quoy? la poureté, presque aux doctes commune, Assise en leur fouyer, les foule et importune,