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imporlante, le verbe celtique emploie Vauxiliaire comme le verbe français et à peu près de la même manière :
Mé am eux kmety moi je ai chanté.
Té ùc'h euz kanet, loi tu as chanté.
Bi é deux kanet, elle elle a chanté. — Etc.
Notre article indéfini mlu (prononcé mn en français, et ein (4), itun, ntxmn, en percheron), n'est autre que Tarlicle indéfini euma celtique, que Tingrate érudition de nos pères a méconnu, dénaturé, par égard pour \unuz des Latins. — L'autre article indéfini celtique eut (un) rappelle l'article tl, espagnol, et t7^ italien, quoique vraisemblablement ViWt latin ait donné naissance au moins à ce dernier (2); mais, dans l'idiome percheron, on dit, suivant les exigences de loreille, tantôt X gas Piére et tantôt eul gas Jan.
Patois germaniques* — L'influence des patois germaniques fut, comme celle des patois celtiques, à la fois lexique et grammaticale, mais surtout lexique. — Il est probable que tous les articles post-nominaux français en er, comme dans mar-m-iER (mer-sur-le, c'est-à-dire celui (qui va) sur mer), etc., sont plutôt d'origine germanique que latine. — La terminaison de la ^''^ pers. plur. de nos verbes, après avoir été latine om, ommes, esi devenue germanique, ons (3). — Le pronom
(I) Est-ce Vein germanique?...
(3) Ainsi Ville latin aurait vu Tilalien lui prendre ses deux premières lettres, et l'espagnol les deux autres, en les renversant. Ces faits ne sont pas rares.
(3) La terminaison latine est restée en français dans now sommes (su-mrus, mot à mot : être-dans-nous, c'est-à-dire nous-dans-l'ètre). Le patois percheron