‹ Les œuvres poétiques en patois percheron de Pierre Genty, maréchal-ferrantChapitre 6 sur 44 · SINGULIER. PLURIEL · texte numérisé non relu

SINGULIER. PLURIEL

Nom. Baye ba, père le. Baye ya^ pères les.

6ëo. ou Baye ba, de père le. ou Baye ya, de pères les.

Dat. thia Boye ba, à père le. ihia Baye ya, h pères les.

Ace. Baye ba, père le. Baye ya, pères les.

Voc. ah Baye, 6 père. ah Baye ya, 6 pères les.

Âbl. Baye ba (1 ), père (de) le. Baye ya, pères (de) les.

(I) Les nominatif, accnsatif et ablatif sont semblables, sauf ce dernier cas, lorsqu'on y attache le sens de retour. On fait alors précéder le substantif de la préposition thy, — Jamais nous avons entendu parler le Wolof, mais il nous semble que cesdiflérents cas doiventétre rendus par des sons différents. Il y aurait dans le Wolof, comme dans l'Otbomi , des flexions parlées. Voyez, au reste, ce que dit Livingstonc du dialecte des Bamapélas, Afrique Centrale. (Explorations, p. iZÎ\

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Les sept arlicles du wolof sont : ba, dhia, gua, la, ma, sa, va. — Ses pronoms démonstratifs correspondants sont : biley, dhiley, guiley, Hley, miley, siley, viley, qui tous signiGent celui-cij ceUe^i. — L'article ya (pluriel) vient de yaky, ceuxlà, celles-là (4).

7» Langues de P Afrique australe. — Nous n'en connaissons que ce qu'en dit l'intrépide D** Livingslone; nous renvoyons à son intéressant ouvrage : Exploration dans l'intérieur de r Afrique australe, Paris, ^859 (p. 378 et 654). — Cependant, nous extrairons le passage suivant : o Les Bamapélas ont introduit dans leur dialecte un claquement particulier qui, joint à la répétition fréquente du son gn, parait avoir pour but d'empêcher les autres peuplades de les comprendre. » (p. 1 34 ). — Les conséquences de ce fait seront tirées ailleurs {%).

S^ Langues algonquines (chippéway, lenâpé, mahican, bénaqui, massachusetts , narragansett , etc.]- — Ces dialectes possèdent, en général, l'article : mo, me, m', ou simplement m préfixe. Cet article n'est autre que le démonstratif abrégé monko, ceci, cela. (V. le Système grammatical des langues de

(1) Dans la langue de ces nègres, il y a évidemment des traces d'une ancienne civilisation qui, en ce moment, expire sous la zone torride.... comme tant d'autres avant, comme tant d'autres après !

(2) Ceci nous remet en mémoire un autre fait ( bien vieux déjà, hélas ! ) Au coUége, pour intriguer nos maîtres d'étude, nous avions intercalé dans chaque mot de la langue des lettres parasites-, ces lettres, jointes à la répétition de certaines lettres du mot émis, rendaient nos phrasos intelligibles pour les seuls initiés. Eo voici un échantillon : « Jejine veu^rvineux manminanyerginer. » Gaminerie sans importance. Il est probable que les Bamapélas ont eu des motifs autrement sérieux pour y recourir.

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quelques nations indiennes de l'Amérique du Nord, par Et. du Ponceau; Paris, 4838).

9« Varabe régulier et Vhébreu, — Ces deux branches de la famille sémitique (ou syro-arabe), nous paraissent encore appartenir à cette classe (avec de fortes nuances, toutefois). — Dans Tarabe régulier, les désinences des trois cas (nominat., génit., accusât.), tant au singulier qu'au pluriel sont identiques; leur mode d'expression écrite diffère seul. Mais quelle est la valeur intrinsèque et la signification foncière de ces désinences? Ici, non plus qu'en chinois, le pronom dé* monstratif n'élucide rien. — Il faut admettre que, dans l'origine, ces terminaisons représentèrent quelque pronom, aujourd'hui perdu (du moins ne le connaissons-nous pas). Dans celte hypothèse, la déclinaison arabe se rapprocherait de celle du sanscrit, du latin, etc.

L'hébreu n'a pas de désinences casuelles, sauf une faible apparence pour le génitif; encore n'est-ce pas une désinence proprement dite. L'accusatif prend la particule et. Les autres cas s^expriment par des lettres préfixes, lesquelles sont tantôt des prépositions et tantôt (chose à remarquer) des pronoms (4).

§ 3. Langues où le substantif est suivi de V article [et aussi, le plus souvent, de la préposition).

A"" Ls Tibétain, •— L'importance de cette langue nous parait

(0 Nous nous résenroDs de parler ailleurs de r article arabe et hébraïque, dont l'origine est relativement eontemporaine, mais non sans portée. — On comprendra que, cet Estai n'étant qu'une espèce d'introduction, nous soyons obligés d'abréger.

grande. C'est, à notre avis, Tune des langues de transition entre le chinois et le sanscrit (qui, toutefois, a d'autres origines en outre). Le grand nombre de mots communs au chinois et au tibétain, Taccord existant parfois entre la syntaxe des deux langues, comme Ta fait remarquer le regrettable Abel- Rémusat , établissent suffisamment le lien qui unit le tibétain au chinois. Mais, d'un autre côté, la déclinaison tibétaine et la déclinaison sanscrite ne sont pas sans un certain rapport (4).

DÉGUNAISON TIBÉTAINE.

SINGUUSE.

Nom.

Sangs rgyat (î).

Bouddha.

Instr.

Sangê rgyM kyis.

Bouddha par.

Saugs rgyat kyi,

Bouddha de.

Dat.

Sangs rgyat la.

Bouddha a.

Ace.

Sangs rgyas.

Bouddha.

Voc.

Eye sangs rgyas,

ô Bouddha.

Loc.

Semgs rgyas na,

Bouddha en.

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