AU
Sangs rgyas nas,
Bouddha de.
(I ) Doit-on rattacher ce rapport à l'arrivée, vers le vi* siècle, des prôtres hindous (bouddhistes) an Thibet ? Non. Les premiers livres tibétains sont des traductions d'œuvres religieuses, faites par les bouddhistes réfugiés, cela esc Trai ; mais n'est-il pas évident que, s'ils ont dû introduire dans la langue tibétaine un certain nombre de mots sanscrits, ils ne l'ont fait que lorsqu'ils n'avaient pas d'équivalents en tibétain ? — Quant aux déclinaisons, il est de toute probabilité qu'ils ne purent les* introduire; sinon, ils n'auraient pas été compris des tibétains, et leurs traductions eussent manqué leur but.
(2) Peut-être celte terminaison as n'est-elle que le pronom sanscrit sas, et, comme ce pronom tiendrait alors lieu d'article, il faudrait traduire Bouddha te, cest-à-dire le Bouddha.
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PLURIEL
Nom.
Sangs rgijas rnams,
Bouddha les.
lostr.
Sangs rgyas rnams kyis.
Bouddha les par
Gén.
Sangs rgyas rnams kyi,
Bouddha les de.
Dat.
Sangs rgyas niams la,
Boudda les à.
Ace.
Sangs rgyas rnams,
Bouddha les. -
Voc.
Kye sangs rgyas rnams,
ô Bouddha les.
Loc.
Sangs rgyas rnams na.
Bouddha les en.
Abl.
Sangs rgyas rnams nos,
Bouddha les de.
Au lieu d'employer le pronom même , pour former les désinences casuelles de sa déclinaison, le tibétain ne parait avoir pris que les prépositions jointes au pronom, et les a simplement ajoutées au substantif. Ainsi, l'instrumental du pronom démonstratif hdi (ce) étant hdis ou hdi yis (yis pour kyiSj à cause de la voyelle qui précède), la préposition kyis a seule été transportée après le substantif et le pronom même, hdi, a été sous-entendu.
Il est à remarquer aussi qu'en tibétain le pronom et la préposition peuvent se fondre et ne former qu'un seul mot; ainsi hdis pour hdi yis, etc. Ceci indiquerait, jusqu'à un cer* tain point, comment les Tibétains ont été amenés à employer la préposition au détriment du pronom, dans leurs déclinaisons. La préposition aura probablement été considérée par eux comme la moitié du pronom, et, dans les langues, le pronom s'ajoutant rarement entier au substantif pour tenir l'emploi d'article, les Tibétains se seront tout simplement