SOCIÉTÉ
Ouvriers et employés célibataires
ou veufs jusqu'à 6 000 francs de
De 6 000 à 9 000 francs
De 9 000 à 15 000 francs (max.). .
Ouvriers et employés mariés jus-
De 6 000 à 9 000 francs
De 9 000 à 15 000 francs
Pour les ouvriers et employés dont le salaire est inférieur à 6 000 francs, la cotisation pour les retraites légales est prélevée sur les versements. L'établissement d'autre part majore les retraites de tous les ouvriers et employés présents à Tâge de soixante ans et ayant au moins 10 ans de service. Cette majoration d'ancienneté est de 12 à 25 francs par année de service suivant les appointements.
Pourterminer,nousindiquerons sommairement l'histoire des retraites ouvrières instituées par les Établissements Schneider.
Dès 1877, l'établissement fit des versements à la Caisse nationale des Retraites, pour tout ouvrier et employé âgé d'au moins vingt-cinq ans, et sans aucune retenue sur les salaires. La maison servit ensuite, de ses propres deniers, à partir de 1893, à tout retraité, une rente complémentaire, de façon à porter à un taux minimum la pension obtenue à l'aide des versements. En 1898, la retraite minima fut fixée à 365 francs.
A partir de 1903, le personnel fut invité à participer à la constitution des retraites. Chaque assuré devait verser à la Caisse nationale des Retraites au moins 1 p. 100 de son salaire. La maison s'engagea à verser une cotisation double, jusqu'à
LES ŒUVRES SOCIALES
concurrence de 4 p. 100 du salaire. Pour les employés, on adopta un système analogue, mais le taux et la répartition des versements étaient un peu différents.
Une particularité remarquable des régimes de retraites Schneider, c'est que toujours, il y est stipulé qu'une partie déterminée des versements est faite au profit de la femme de l'ouvrier ou employé. Avec le régime de 1903, pour les ouvriers, 3 /5 des versements étaient au profit du mari, 2 /5 au profit de la femme.
Un nouveau régime dut être adopté lors de la mise en vigueur de la loi de 1910. Nous n'entrerons pas dans les détails de ce système qui était assez compliqué. Notons seulement que les Établissements Schneider effectuaient des versements en sus de ceux qui étaient prescrits par la loi. Ces dispositions devaient permettre de constituer des retraites assez fortes, dépassant 1 000 francs dans certains cas.
Depuis le 1^^ mai 1920 fonctionne un système qui assure au personnel des retraites importantes.
Le personnel et la maison versent des cotisations proportionnelles aux salaires. Ces versements sont les suivants :