‹ Les officialite's au Moyen âgeChapitre 2 sur 106 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

E. PLON II C", IMPRIHEVRS-ËDITEURS

Le temps où nous vivons semble peu favorable aux études d'histoire et de droit ecclésiastique. Cependant, malgré leur apparente aridité, ces études offrent un puissant attrait. La constitution séculaire de l'Église s'y montre comme un monument majestueux à la construction duquel la Rome chrétienne a apporté, avec la vigueur de la ifoi nouvelle, les traditions de gouvernement qu'elle avait reçues des maîtres du monde. Au milieu des désordres de la société féodale, la société ecclésiastique est en possession d'institutions régulières que le pouvoir séculier devait s'appliquer à reproduire. De nos jours, oti les esprits semblent donner • à l'histoire des institutions la préférence sur celle des faits, il est impossible qu'on tarde à reconnaître quelle vive lumière jette sur les institutions du moyen âge et des peuples modernes l'étude des lois et de l'organisation ecclésiastiques.

C'est à un point de cette organisation que j'avais consacré un mémoire présenté, il y a quelques années^

comme thèse à l'École des chartes, afin d'obtenir le diplôme d'archiviste paléographe. Je soumets aujourd'hui au public ce travail^ modifié et complété. Je n'aurais point entrepris cette tâche si je n'avais été soutenu par la bienveillance de mes maîtres. Je dois à MM. L. Delisle, A. Tardif et L. Gautier des conseils et des indications qui m'ont été d'un grand secours; je les prie d'accepter l'expression de ma profonde reconnaissance.

13 juillet 4880.

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