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La rue de la Chaussée-d'Autin à l'époque dont il est question dans ce livre , était loin de ressembler à ce qu'elle est de nos jours et mémo à ce qu'elle était il y a quarante ans. Comme tout quartier à sa naissance , ce que l'on nommait alors la Chaussée, à laquelle le duc d'Anlin avait donné son nom, était un vaste terrain entrecoupé de jardins, de prairies et de massifs de bois. La partie

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comprise entre le vilJnge de Cîicliy et celui des Percherons était surtout parfaitement insalubre encore parle voisinnge d'un marais autour duquel, cependant, se dressaient quelques maisons chétives et assez mal famées.

Ces terrains vagues, ces prairies marécageuses étaient coupés par un cours d'eau appelé le ruisseau de Ménilmontant et sur lequel était jeté un pont très vieux et d'une seule arche , sans gardefou. Il n'était pas sans péril de passer par là à une certaine heure de la nuit. Les villages de Clichy et des Porcherons, situés aux deux extrémités du vaste terrain , étaient le rendez-vous des ivrognes et de beaucoup de filles pour qui la débauche extrà-muros avait beaucoup de charmes. Mais c'était là le vilain côté du quartier. Comme toute principauté a ses chaumières, comme tout palais a ses échopes autour de lui , comme toute grandeur a son voisinage de misère , la rue de la Chaussée-d'Antin qui, d'un côté , aboutissait à un marais et à de pauvres masures, commençait du

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côté de la porte Gaillon par une série d'élégants petits hôtels entre cour et jardins, les plus jolis hôtels du monde et nommés pour la plupart petites maisons, non par la raison qu'elles étaient destinées à des fous , mais peut-être bien parce qu'elles étaient souvent fréquentées par des folles.

Après cela folles si l'on veut; nous n'avons aucune prétention au rigorisme et nous aurions vraiment mauvaise grâce de juger sévèrement en plein XIX" siècle ce charmant milieu du X Ville, dont l'esprit , la philosophie et les modes sont encore aujourd'hui en grand honneur dans le monde élégant de l'Europe.

Le duc d'Autin , le duc de Richelieu, le prince de Soubise, madame de Tencin, le marquis de Cossé et le régent lui-même avaient mis très fort à la mode la rue de la Chaussée. C'était à qui se ferait un ermitage dans ce quartier. Mademoiselle Guimard, très peu de temps après l'époque dont nous parlons, eut son hôtel daus la plus belle parlic de la rue et elle l'hahila jusqu'à la fin de sa

vie, c'est-à-dire jusqu'aux premiers jours de l'Empire. Les financiers et les traitants ont depuis terriblement désaristocratisés , T^di?>?>&ï-uo\}s l'expression , la rtie des petites maisons et de la noblesse. Ils y ont transporté leur comptoir, ils y ont bâti de très grosses maisons , sinon très grandes , et dans lesquelles certainement ils n'ont épargna ni les dorures , ni les marbres , ni les riches ameublements. Mais la grâce, le goût , Tesprit, la galanterie exquise... Hélas! tout cela ne s'est-il pas envolé des petites maisons de la Chaussée avec les amours de Boucher, les bergers et les bergères de Watteau? Cependant hâtons-nous de tracer un cercle d'exception ; il y a dans la Chaussée-d "Antin encore telle notabilité financière, tel homme d'esprit, telle femme charmante chez qui Voltaire , Marmontel et bien des petits ducs de leur époque, iraient souper aujourd'hui avec gland plaisir.

Or, dans un élégant pavillon donnant au couchant sur un jardin , vivait un bel oiseau que nous

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connaissons déjà sous le nom de Rosemonde de Champ-Fleury. La charmante nymphe aussi sage que belle , avait voulu avoir cependant sa petite maison, par esprit de contradiction peut-être, pour réhabiliter l'Opéra et la Chaussée. Au fait pourquoi non ? Il était alors , comme aujourd'hui , tant de femmes vertueuses qui trompaient, qu'une fille du corps de ballet pouvait bien tromper à son tour. Seulement il faut renverser les rôles ; celleslà jouaient la vertu et celle-ci jouait la galanterie; les unes cachaient des amants sérieux ; l'autre affectait de montrer des amants en espérant,. iMais, encore une fois, nous ne sommes chargés de donner à personne des certificats de bonnes vie et mœurs.

Mademoiselle de Champ-Fleury avait eu le bonheur de naître avec cinquante ou soixante-mille francs de rente. Elle était devenue danseuse par goût, et nul ne songeait à lui demander compte de son étr.nnge vocation. Le dix-huitième siècle était trop spirituel pour s'clouucr de rien, \ujour-

d'hui une jeune personne bien née et bien élevée, ayant une fort belle dot et qui irait résolument danser sur le théâtie de l'Opéra, passerait pour une insigne effrontée, une coquine fieffée ou une folle. Sa famille s'assemblerait, puis on obtiendrait un bon jugement d'un tribunal quelconque, et la belle émancipée serait déclarée en état d'interdiction ; on lui donnerait un tuteur, un curateur, plus un conseil de famille , de hautes et éloquentes remontrances, et la charmante fille se verrait condamnée avec ses cinquante mille livres de ren? • à loger chez une tanle , à porter la mode de l'année dernière , à marcher dans les rues en fiacre ou en omnibus , à n aller chez perî-onne ; le tout pour avoir fait ce que Louis XÏV et de très illustres dames faisaient si gracieusement dans leur temps : avoir dansé sur des planches.

Quoiqu'il en soit, Rosemonde et un peu avant elle mademoiselle de Camargo , d'adorable mémoire, n'y avaient pas regardé de si près. Il est vrai qu'elles connaissaient leurs contemporains.

Le lendemain du jour de la grande revue des gardes-françaises à Versailles , vers les huit heures du soir, mademoiselle de Champ-Fleury attendait deux personnes à souper, à sa petite maison de la Chaussée-d'Antin.

Un des deux convives était le colonel Pompée qui, en quittant Versailles, était allé se réfugier dans le mystérieux logis qu'il avait occupé quelque temps auparavant , lorsque Prior, son terrible surveillant, et la police étaient à sa recherche. Pompée ne se fît pas atlendre. Décidément , il se sentait Revenir amoureux de Roscmonde , tout en ne renonçant pas, dans l'avenir, à son grand mariage, comme il disait. Il est des gens qui se croient tout permis en ce bas-monde et qui se logent agréablement dans la cervelle que tout doit conspirer à leur bonheur. En général , un sot s'étoinie beaucoup de la moindre contrariété , du moindre accident dans l'économie de sa félicité. Pompée fut tombé des nues si on lui eut exprimé quelques doutes au sujet de son grand mariage, et

si on lui avait fait observer qu'il ne pouvait vivre dans Pintimité d'une danseuse en étant le fiancé d'une noble fille appelée mademoiselle de Fonîarabie. 11 est vrai qu'il était loin de se douter encore qu'elle fût à Paris, ce qui lui donnait du champ pour prendre ses ébats.

Comme Rosemonde le tenait toujours au grade d'aspirant, elle était très sans-façon avec lui. La bizarre destinée que celle d'une femme ! La veille elle a le droit de commander et le lendemain elle n'a plus que celui d'obéir. Rosemonde tenait essentiellement à rester toujours à la veille avec le colonel Pompée et les autres.

— Vous voilà ! lui dit-elle en le voyant arriver tout fourré de martre-zibeline, vous ressemblez à un roi des ours, à quelque prince moscovite qui vient manger à Paris deux ou trois villages.

— Je ne mange personne, ma belle gouvernante, reprit le colonel , si ce n'est que je voudrais dévorer le bout de vos doigts charmants.

— Merci, Pompée , assoyez-vous là près du feu ;

tâchez de vous dégeler, afin d'entendre la lecture d'une lettre que j'ai reçue ce matin de Versailles.

Le marquis Pompée sortit de ses pelisses fourrées , et alla se blottir dans un bon fauteuil près de la cheminée , vis-à-vis de Rosemonde. Le salon était petit et charmant, c'était une pièce ovale avec des panneaux d'une sculpture sur bois d'un travail exquis , des portes à glaces et à fresques , tout un empirée d'amours au plafond. Pompée, renversé dans le fauteuil suivait des yeux le cortège joufflu qui se promenait autour des corniches du petit salon ovale, sur des cygnes et des lions parés de guirlandes de roses , lorsque Rosemonde lui lut le billet suivant :

« J'ai reçu votre lettre par Lebel , charmante petite fée, et je me suis empressé de parler au roi de tout ce qu'elle contenait. Sa Majesté me charge de vous remercier d'abord de la belle et bonne opinion que vous avez d'elle.

— S. M. vous remercie , mademoiselle! exclama Pompée ; mais c'e^t un (nVf;rand honneur!

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— C'est ce qui vous trompe, colonel, répondit Rosemoude la gouvernante ; S. M. n'écrirait pas cela à une dame titrée; à une reine d'opéra , c'est différent. Un roi de France peut lui dire ; — Je vous remercie d'être contente de moi.

— Je ne comprends pas , dit Pompée.

— Tant pis! ajouta Rosemoude. Je poursuis: « S. M. me charge encore de vous assurer qu'elle a pris en considération les hautes et excellentes raisons que vous donnez au sujet de l'éducation encore incomplète de votre élève. Puisque vous ne l'avez pas encore mis à même de commander un régiment , il est inutile qu'il prête serment de fidélité entre les mains du roi , et qu'il soit présenté aux gardes-françaises, mais S. M. ayant promis à quelques belles amies de leur donner le spectacle des plus fiers soldats de l'Europe n la parade, le régiment des gardes manœuvrera sur la place d'Armes. Il se trouvera assez d'officiers [lour commander. Qne votre joli colonel grandisse donc à l'ombre de

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VOS tonnelets *, et tâchez, charmante mignonne, qu'il ne vous fasse pas repentir un jour de l'avoir placé en si bon lieu. Quanta moi , je voudrais bien y être... Je vous dois en particulier des remerciements pour l'invitation à souper dans votre nid d'amour. J'irai vous voir, ma toute belle, mais je suis si sûr de vous trouver en compagnie de l'élève, que je suis bien tenté de vous bouder.

« Adieu ! syrène ; enchantez mais dévorez donc un peu. Le roi et moi nous vous baisons les mains jusqu'aux coudes.

tf Comte DE ClIOISY, « Maréchal des camps aux armées de Cypris et des Amours.

< P. S, Mes compliments au nourrisson. >

— Comment, mademoiselle ! dit Pompée on se levant avec une certaine dignité de jaloux , M. de Choisy va venir souper avec vous! Mais c'est fort mal! Il se donne avec vous des airs magniiiqiics ! J'ai grande envie de lui chercher querelle ce soi; .

* Sorte de paniers que porlaient les femmes.

— Vous feriez bien, ditRosemonde, ce serait une délicate manière de le remercier d'avoir arrangé auprès du roi votre affaire très-embarrassante d'hier.

— Il a donc du crédit, ce M. de Choisy. Si je n'étais parfaitement sûr de mon fait , je le prendrais pour Louis XV lui-même qui se déguise en courtisan.

— Il est certain , dit Rosemonde , qu'il affecte des manières royales.

— Vrai ! il me tarde de le voir , reprit Pompée , pour lui dire un peu de quel bois je me chauffe.

— Et moi , colonel , il me tarde beaucoup de le voir pour savoir des nouvelles de la parade où votre régiment doit avoir fait merveille.

— Pardieu î je le crois , reprit Pompée imperturbablement, j'ai de très-beaux hommes!

Un valet ouvrit la porte du salon et annonça M. le comte de Choisy.

Le comte entra avec l'aisance et la gaîté d'un grand seigneur qui se dédommage un peu de la

cour. Il venait se délasseï- chez Rosemonde des affaires et des embarras d'un poste assez élevé , comme on sait. Dès qu'il aperçut Pompée , il se prit à sourire , et dit à la dame du logis :

— J'en étais bien sûr , ma belle Minerve , c'est votre égide.

— Tâchez, dit tout bas la déesse, que mon égide ne soit pas trop votre plastron ; l'enfant devient jaloux.

— Ah ! ah ! reprit M. de Choisy en pirouettant. Bonjour, monsieur le colonel, dit-il h Pompée, je suis bien aise de vous voir.

— Il paraît , pensa Pompée , que c'est là sa phrase de prédilection. Il me reçut avec cette phra; e dans le cabinet de S. M. — Monsieur le comte, dit-il , je suis votre dévoué serviteur.

— Eh bien! mon jeune colonel, reprit M. de Choisy , j'ai à vous parler de vos gardes-françaises. Diable , c'est merveilleux. Cependant le roi compte sur vous pour les discipliner un peu... Muis nous causerons de cela plus taid.

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— Mes gardes ont fait quelque sottivse ! dit Pompée. Vous voyez bieu , mademoiselle (reprit-il en s'adressant à Rosemonde d'un air fâché), vous voyez bien qne j'ai eu grand tort de m'abseuter de Versailles !

— 11 est certain , répliqua M. de Clioisy , que la parade se serait faite autrement, si vous l'aviez commandée , colonel.

Pompée s'inclina. Il respirait le compliment avec une certaine voluplé. On est forcé de le reconnaître ici , depuis que le colonel avait vu son habit , son épée et son cheval de bataille , il prenait d'une manière effrayante l'esprit de son grade.

Le souper était servi dans une salle attenante au petit salon. On passa dans celte pièce où deux grands dressoirs étincelaient d'argenterie. Le souper était exquis; Rosemonde savait déjà par cœin* les goûts et les faiblesses de M. de Ghoisy. Quanta Pompée, il mangeait tiop bien encore pour savoir mansicr. La science de la gastronomie a cela de

singulier et de merveilleux : elle ne peut être acquise que par les gens qui , par position ou par abus de la bonne chère , ne peuvent plus avoir faim !

Placée entre ses deux admirateurs , mademoiselle de Champ-Fleury les tenait en échec avec cette admirable stratégie de coquetterie qu'on ne trouvait alors que chez les dames de la cour et celles de l'Opéra. La passion de Pompée , trèsexaltée , commettait des imprudences que la gouvernante était obligée de relever. La galanterie tendre et fine de M. de Choisy ne dépassait jamais la région tempérée du bon goût et de Télégance, Il était aimable , pressant , amoureux , spirituel , gai et reconnaissant des moindres choses. Décidément, M. de Choisy avait grande envie de réussir, et il avait trop bien étudié son terrain pour faire un faux pas. M. de Choisy pouvait bien manquer sa conquête , mais du moins il était sûr de se retirer sans être battu.

La conversation , npi'ès avoir décrit toutes acs II. ir

lignes courbes et brisées , revint naturellement au sujet de la veille : les gardes-françaises. M. de Choisy raconta , en homme de beaucoup de tact , tout ce qui pouvait, à la dernière parade, avoir été agréable au roi. Il mit dans l'ombre la seconde partie du tableau , l'autre face de la médaille , le revers ; puis , s'adressant à Rosemonde :

— La manœuvre , ajouta-t-il , a été commandée par un officier de grand mérite. Ne vous ai-je pas entendu prononcer son nom une ou deux fois , mademoiselle ? Il se nomme , je crois , Montarau.

— ' Ah ! s'écria Rosemonde , c'est un brave et digne officier ! Est-il de retour depuis longtemps, monsieur le comte?

— Ma foi , je l'ignore, répondit M. de Choisy.

— Mon capitaine instructeur est donc revenu de Montorgueil, où il m'a attendu sans doute longtemps? dit Pompée. C'est un digne homme et que j'estime fort. Seulement je suis très-étonné de ne l'avoir pas aperçu parmi mes officiers, lors de la réception chez moi , il y a à peine huit jours.

Monsieur de Choisy, reprit-il, je vous recommande Montaran ; dans l'occasion , pariez-en au roi. On peut en faire quelque chose...

— Comment le capitaine ne vient-il pas me voir? dit Rosemonde avec un peu d'animation. C'est un ingrat !

— Oui-dà ! mademoiselle, reprit M. de Choisy. Il a donc sujet d'être reconnaissant, s'il est ingrat?

— Sa reconnaissance peut se borner à un sincère retour d'amitié , monsieur le comte.

— Ah I oui , de l'amitié dit M. de Choisy, entre un capitaine aux gardes-françaises et une jeune reine comme vous, mademoiselle!... Ce sont deux amitiés qui brûlent bientôt sur l'autel de l'amour...

— Je suis entièrement de l'avis de M. de Choisy, répliqua Pompée. Je suis même certain que vous avez eu une passion assez tendre pour le Montaran... Oui, mademoiselle.

— Vous le voyez , dit le cojntc , la vérité sort de la bouche des...

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— Et le mensonge aussi , monsieur , répliqua Rosemonde. Du reste , si j'avais jamais une passion, je serais loin de la vouloir cacher.

— C'est heureux ! dit M. de Choisy. Ainsi , supposez que vous aimiez Sa Majesté.

— Je le dirais partout majestueusement , reprit Rosemonde.

— Gardez-vous-en bien , mademoiselle , dit Pompée.

— Certainement, reprit M. de Choisy. Je lui crois une assez mauvaise conduite à Sa Majesté.

— Mais , monsieur le comte , vous devez la connaître? reprit le naïf colonel.

— Le comte de Choisy, répliqua Rosemonde avec un malin sourire , ne s'arrête jamais trop longtemps avec les mauvaises connaissances.

M. de Choisy se mit à rire aux éclats. Il aimait quelquefois , disait-on, à être mordu.

Cependant le nègre Lily, que nous avons vu déjà, entra dans la salle à manger et vint prévenir à voix basse sa maîtresse qu'une jeune fomm , vê-

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tue d'une longue mante et portant sur le visage un demi-masque noir (un loup, selon l'expression d'alors) , venait d'arriver à l'instant même.

Rosemonde demanda du regard à M. de Choisy la permission de sortir , ce que celui-ci accorda , en la suppliant, par un coup d'oeil, de lui épargner un trop long tête-à-tête avec l'aimable colonel.

— Je reviens, dit Rosemonde. Colonel Pompée , je vous laisse en assez bonne compagnie.

Elle se leva , et sortit en décrivant sur le parquet les plus jolis chassés et les glissades les plus onduleuses : mademoiselle de Champ-Fleury avait de la grâce et de l'esprit de la tête aux pieds.

SUITE J)U rETlT SALON.

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