PARUS MAJOR
Ordre des Insectivores. Famille des Paridés. Genre mésange. — Longueur : 13,7 centimètres. Tete noire, joues blanches, le t essus u corps olivâtre, le dessous jaune-pâle et traversé dans toute sa longueur par une bande noire, plus large chez le mâle que chez la feme e , es ailes et la queue d’un gris teinté de bleu, les rémiges bordées de blanc. Cette mésange niche de préférence dans les cavités liés étroites es troncs, des rochers et des murs. — Les œufs, en général très nombreux, sont blancs semés de petites taches roux de 1 ouille. hile est commune dans toute l’Europe et une partie de l’Asie.
YTEC la grande charbonnière, nous abordons la famille des mésanges. La mésange n’est jamais un oiseau de haut vol; sa force n est pas à l aisselle, niais au cou, au bec et aux pattes. C’est un petit oiseau, ramasse, très agile pai ce qu’il est très fort pour sa taille, né pour faire la chasse aux insectes en se suspendant aux plus minces branchettes. Toutes les espèces du genre, sans exception, passent leur vie dans le feuillage ; la plupart redoutent de se hasarder à l’air libre. Du nord, les mésanges émigrent pour le midi, en automne. Sous nos latitudes moyennes, elles hivernent; mais elles sont très vagabondes; elles entreprennent de lointaines reconnaissances, elles font des parties de chasse ou de plaisir. Elles sont attachées au nid néanmoins, et très fécondes, surtout la grande charbonnière. Elles vivent essentiellement d’insectes. Leur chair à toutes, meme à celles qui picorent des graines ou des amandes de pin, est coriace et maussade. Elles sont peu musiciennes , mais elles ont quelques notes, vives et claires, dont elles savent modifier l’expression. Elles sont très amusantes, à cause de leur agilité, de leurs tours d’adresse et de l’imprévu de leurs évolutions. Elles bougent toujouis , ( !■ le mouvement perpétuel, plus rapide que toute réflexion : l’aile, la patte, le bec jouent comme un icssoit, c instantané.
L’espèce que nous avons plus particulièrement en vue dans cette notice, est la plus grande de nos mésanges. Son nom de charbonnière lui vient de la sombre calotte qui lui couvre la tête. Elle est richement vêtue, de couleurs variées et choisies. La joue blanche brille encadrée de noir; le dos vert et l aile bleue ressortent sur la gorge noire et jaune. Chaque plume a son système de coloration, sa note, sa nuance. Et cependant 1 ensemble n a rien de discordant; ce n’est pas le costume d’un arlequin, ni d’un perroquet, mais d’un petit oiseau joyeux, qui se fait tète de son innocente parure. Au reste, pour peu que le soleil s’en mêle, tout est plaisir dans la vie de'la mésange. Elle ne sait que jouer et s’ébattre. Elle sautille de rameaux en rameaux; elle s’accroche d une patte, se suspend, se relève,
D, LEBET, éditeur.