GO
La peau est traversée de pores qui donnent passage à diverses substances du dedans et du dehors, nécessaires à la santé de l’animal.
Elle contient en elle différents organes de sécrétion qui développent à sa surface non-seulement de la corne pour le bec et les ongles, mais encore de la plume.
En cela, elle diffère des autres animaux dont la peau se double de coquille, de test, d’écailles et de piquants. Et ainsi elle indique chez l’oiseau un mode de locomotion exceptionnel et bien en rapport avec les besoins les plus impérieux de l’élimination.
N° 2. “ Plumes.
La plume est une espèce d’exfoliation au moyen de laquelle la peau s’épaissit considérablement, sans augmentation sensible de poids , mais de manière cependant à pouvoir comprimer, conserver à sa plus haute température ou même diminuer sensiblement, suivant les circonstances , la chaleur du corps de l’oiseau.
Elle se compose principalement de lames minces, légères, soyeuses, chaudes et élastiques qui, en se juxtaposant, s'accolant, s'entre-croisant, ous’entrecrochant au moyen de barbules, donnent lieu à une surface d’une épaisseur, d’une contexture et d’une impénétrabilité semblables en quelques points à celles d’un tissu.
Toutes ces lames, appelées barbes, sont fixées par la base à une tige comme un écran à son manche.
La tige composée d’un tube en substance cornée et d’un prolongement aminci , également trèsléger, aussi raide que spongieux , est implantée d’avant en arrière dans la peau, de telle sorte que par les contractions de la peau, l’oiseau peut manier le manche de celte plume latéralement et surtout de bas en haut.
Les plumes sont tellement nombreuses que l’animal est couvert rien que par leurs tiges, comme le porc-épic l’est par ses piquants. En raison d’inclinaisons et de courbes naturelles correspondant à la forme des différentes parties du corps, elles se juxtaposent et se recouvrent si complètement qu’elles sont capables d’intercepter le passage de l’air et de Leau, et elles sont étagées, de telle sorte qu’elles laissent couler la pluie aussi vite que les ardoises d’un toit. Le froid les pénètre moins qu’un chaud paletot.
Les plumes deviennent imperméables, grâce à une huile qu’elles sécrètent et à une humeur grasse que les oiseaux extraient encore pour les lisser des glandes de leur croupion, comme d’un pot de pommade.
Chez certaines espèces d’oiseaux, comme l’eider, la surface de la peau est même recouverte d’un duvet aussi chaud que léger.
La chaleur est tellement concentrée au milieu des plumes que l’air qui s’y trouve emprisonné est chauffé. Par cela même, il est léger et il facilite l’action du vol.
L’oiseau peut donc utiliser ses plumes de plusieurs façons ; veut-il avoir chaud, il les comprime ; aime-t-il mieux se rafraîchir, il les soulève.