FAMILLE—STERCORARIDÆ. LABBES AT STERCORAIRES
Description générale. Les labbes sont des oiseaux de proie sur mer. Comme couleur ils sont brun foncé, et blancs. La famille fait voir un singulier dichroisme et toutes les espèces du Canada apparaissent avec l'une ou l'autre coloration, soit un brun également foncé, soit un brun foncé où ardoisé avec la tête, le cou et les dessous blancs ou clairs et un bonnet presque noir.
Traits distinctifs. Les becs des labbes (voir figure 3, p. 20) sont Caractéristiques, car il ya un ongle Lien indiqué à la pointe qui forme un crochet très marqué, clairement séparable du reste de la cire à ta base du bec. Ce caractère les distingue facilement des moucttes, tandis que la présence des narines et de deux au lieu de trois membranes aux doigts (figure 6, p. 21) les distingue des Cormorans dont les becs sont semblables quant au profil. Le fait que les narines ne sont pas tubulaires (figure 11, P. 21) les différencie d'avec les pétrels auxquels ils ressemblent Par ailleurs.
Indications sur le te rrain. Les labbes ont une Coloration noire sur le dessus, une bande claire très visible à travers le dessous de l'aile près de la pointe, et ressemblent au faucon quand ils volent. Des trois espèces, deux, À l'état adulte, montrent des plumes de ja queue si allongées qu'eiles les font bien reconnaître.
Nid. Sur le sol, dans l'herbe,
Le fait des deux phases de coloration e diaires si nombreux rendent l'identification d
t celui des plumages intermée quelques-uns des labbes assez
difficile. Les labbes sont les pirates de l'air; ils font la chasse aux oiseaux pêcheurs qui tiennent une proie et les forcent à rendre gorge S'ils l'ont avalée: les oeufs et les oisillons dans le nid ne sont jamais en sûreté.
Trois labbes se rencontrent dans l'est du Canada, ainsi qu'un stercoraire— ce dernier trop rarement et accidentellement, sauf au large de la côte extérieure de Terre-Neuve, pour qu'il en soit fait mention autrement.
Valeur économique. Les labbes ne sont pas très nombreux, et sauf dans les localités très éloignées et sauvages, où leur nombre leur donne une importance locale, leur influence économique est peu de chose.
36. Le Labbe pomarin. (POMARINE JAEGER, BOATSWAIN). Slercorarius pomarinus. L, 22, (Queue, 9:25, les plumes du centre se projetant au delà des extérieures de 4:25). C'est là le plus grand des labbes. Il ressemble tellement aux deux autres espèces par la coloration qu'il est difficile de les en distinguer excepté par la taille et à l'état adulte, L'espèce se présente en deux phases de coloration et dans tous les états intermédiaires.
Traits distinctifs. Les plumes auongées du milieu de la queue de l'oiseau adulte sont larges et tordues À la pointe de façon à se trouver dans un plan verticale au lieu d'horizontal.
Indications sur le terrain. Les plumes larges, allongées et tordues de la queue sont probablement les meilleures de ces indications.
Nid. Sur le s0!, dans l'herbe.
Habitat. Couve dans les îles et dans l'intérieur des terres au pôle arctique à travers le continent. Se rencontre sur les côtes maritimes plus au sud, seulement en qualité d'émigrant.
37. Le Labbe parasite. (PARASITIC JAEGER). Stercorarius parasiticus. L, 17, (Queue, 8:25, les plumes médianes dépassent les plumes extérieures de 3-25). Cette espèce se présente avec deux phases de coloration, une claire et une foncée. Dans la phase foncée. la couleur générale est brun foncé un Fe plus claire au-dessous avec bonnet noir. Dans la phase claire les parties de dessous, la poitrine, le cou et la face sont blancs, avec bonnet noir. Des phases intermédiaires de coloration se rencontrent également
Traits distinctifs. La taille plus petite de cet oiseau devrait le distinguer du précédent dans tous les plumages. A l'état adulte les plumes médianes de la queue dépassent seulement les autres de 3 pouces au lieu de 7 comme dans l'espèce suivante et sont minces au lieu de larges et tordues comme dans la dernière espèce. Les oiseaux non développés de l'espèce À 1ongue-queue, n'ayant pas 16s longues plumes de la queue sont presque tout à fait semblables à cette espèce-ci et peuvent se bien distinguer par la couleur des tuyaux des plumes primaires. Dans le labbe parasite 1es tuyaux des trois premières plumes sont blancs et les autres de plus en plus foncés À mesure qu'ils se succèdent l'un à l'autre dans l'aile. Dans le labbe à longue queue la couleur des tuyaux devient subitement plus foncée aprés la troisième primaire.
Indications sur le terrain. Faible projection des plumes médianes de la queue, comme plus haut, et n'étant pas tordues elles offrent une indication très sûre pour les oiseaux adultes.
Nid.—Sur le sol, dans les bruyères et les marécages du nord.
Habitat. Couve vers le pôle à travers le continent; est beaucoup plus commun sur la côte, dans ses migrations, que dans l'intérieur des terres où on le trouve très rarement quoique peut-être comme un oiseau vagabond.
Ce labbe est le seul de son espèce qu'on puisse rencontrer dans l’intérieur sur les grands lacs. D’autres espèces ont été signalées, mais à ‘'examen, sauf dans un seul cas, il s’est trouvé que c'étaient de jeunes oiseaux faussement identifiés, généralement à cause de l'absence de la queue allongée.
38. Le Labbe à longue queue. (LONG-TAILED JAEGER). Stercorarius longicaudus L, 21. (Queue 13-25, la plume du centre dépasse les plumes extérieures de 8). Très semblable au précédent par la coloration, mais les plumes longues et fines du milieu de la queue dépassent les autres de 7 à 8 pouces au lieu de 3.
Traits distinctifs. Le labbe à longue queue quoique, ayant presque les dimensions du labbe pomarin, parce que la très longue queue y est comprise, est cependant un bien plus petit oiseau que l'une ou l’autre des deux autres espèces. C'est sa taille qui devrait le faire reconnaître, Les jeunes individus sont souvent confondus avec le labbe parasite, mais les caractères de l'aile indiqués pour cette espèce servent à les faire reconnaître.
Indications sur le terrain. On ne peut bien reconnaître que le labbe adulte, à l'état vif, les ongues piumes du milieu de la queue étant le meilleur guide.
Nid. Semblable à celui des autres labbes.
Hahitat, Couve duns les régions Polaires de 1 Europe Que rurement sur la côte de l'Est.
Bien que le labbe la plupart des « précédente,
de l'Asie et de 1 Amérique, Ne se voit à longue queue ait été sig
nalé sur les grands lacs, dans ‘Son à pris pour des labbes Je
Jeunes individus de l'espèce
FAMILLE LARIDÆ, GOÉLANDS ET STERNES.
Description générale distinguer des lab!
Parties distinctes :
un blanc pur, avec des taches au collet
— Les goélands ot les sternes sont de par la forme et [a construction du l
ïntures (figures 4, 5, p. D). L.
livrées blanches, wris-perle Où à la joue,
* palmipèdes à longues ailes, faciles ä CE QUI Montre une seule surface continue sans * couleurs de l'adulte sont ordinairement ou noires, souvent avec des bouts d'ailes noirs et
Traits distinctifs. Le bee à surface rieure suffit à reconnaître cett ques, quoique certaines e ainsi des phases foncées de
Continue avec un angle aigu projeté sur la mandibule infée famile sous tous les plumages, Les couleurs sont très Caractéristi-
spèces pendant leur jeunesse sont complètement foncées, se rapprochant s labbes,
Indications sur li terrain
La coloration et le vol très curn dications.
‘ristiques sont les Meilleures in- Vid. Los Iouettes nichent génér.
dans des lieux sablonneux, herbeux ou Inarécageux; rarement sur les Habitat. Les Moucttes et les sternes sont répandues Partout,
étendues d'eau, mais quelquefois au loin dans l'in régions des prairies.
alement sur le sol, sur les bords rocheux ou les rivages plats, arbres,
ordinairement près de vastes térieur des terres, comme par exemple dans nos Sous-famille Larine.
Description générale, IMmouettes qu'av
Goélands et Mouette 8.
Muni de cette description de leur famille on ne Pourra confondre les "© les sternes qui suivent ici (voir p, 54).
Traits distinctifs. Elles Peuvent être distinguées, soit des de la coloration: (voir la description de la famille à la page précédente) soit des sternes par leur charpente plus robuste et leur façon de voler. Les becs sont plus gros et plus forts (comparez figures ot 5, p.20). Règle générale, les queues sont carrées sans être fourchues visiblement. Quoique aussi bons voiliers que les sternes, ils Ont moins d'agilité et accomplissent moins d'évolutions
aériennes. Les jeunes mouettes sont souvent tout à fait brunes et de couleurs foncées, en contraste frappant avec l'individu adulte. l
+ Jeunes sternes sont ordinairement de coloration claire. Indications sur le terrain. Ce sont de gros oiseaux d'un vol plus lourc Queue carrée: ont Ühabitude de Prendre leur nourrit les ailes, et portent ieur bec horizontale là des indications qui serviro Nid. Sur les bords l'espèce et de l'habitat,
Habitat. Elles sont Presque cosmopolites et il ÿ a peu de contrées sans des individus de cette sous-famille, Au Canada on rencontre environ Vingt-cinq espèces, mais quelques-unes ne viennent que par hasard en dedans des limites des régions colonisées, et il n'en est pas question ici,
ment des oiseaux de mer on les
labbes par les caractères du bec et
1 que celui des sternes ure À la surface de l'eau; ne plongent Pas avec ment Quand elles volent (Voir sternes, p, 54). Ce sont nt à distinguer les Mouettes des sternes leurs proches parents.
rocheux ou les falaises près de l'eau en diverses localités: cela dépend de
Quoique les mouettes soient essentielle trouve quelquefois à de grandes distances des vastes étendues d’eau, et des CoMpagnies entières suivent fréquemment le laboureur pour chercher des insectes, dans les sillons fraîchement ouverts. Elles trouvent leur nourriture à la surface de l’eau, ne plongent jamais, ou glanent sur les plages, dans les baies ou dans les champs.
Valeur économique. Les mouettes mangent de tout en fait de matières animales, du poisson, des crustacés, des mollusques, des insectes, des déchets, et, Quand l'occasion s'en présente, des petits ois
La quantité de poisso Portante, car d'habitude
eaux et des souris.
ns qu’elles consomment est relativement peu imc'est seulement les petites espèces très abondantes se rencontrant en grandes Compagnies, qui attirent leur attention; elles ne Sont pas de patients pêcheurs comme jes hérons. Elles recherchent les plages de marée basse pour les mollusques, faisant preuve de beaucoup de Savoir-faire pour casser les dures coquilles et en extraire le contenu. La nourriture que fournissent Ces ressources n’a presque aucune valeur mar-
chande. Les mouettes débarrassent la contrée chaque année d'une immense quantité de déchets et d'immondices jetées dans les ports et | elle fréquentent les terres cultivées
espèces ont servi à arrêter le fléau d'u mammifères. Les mouettes,
être protégées, lors même que leunes oireaux.
10. La Mouette à trois doigts. (KITTIWAKE TICKLER) C'est une mouette petite ou de taille moyenne, de la même gente.
Traits distinctifs. La condition rudimentaire où l'absence ine façon de reconnaître cet oiseau, fr ‘cations sur le terrain.
es cours d'eau:
pour attraper les insectes et quelques ne invasion de souris où d'autres petits Par conséquent ont leur utilité et doivent quelquefois elles détruisent des oeufs et de
Rissea trutactyuta L, 16 coloration que le goéland nr-
presque totale du pouce est toujours
Elle ressemble à tant d'autres mouette quon peut l'en distinguer à l'état vivant que par une observation tères er cela dans les conditions les plus favorables. La taille es de Delaware, et plus grande que celle du goéland Bonaparte. Elle diffère du goéland argenté et du goéland de Delaware en ce qu'elle iu lieu de couleur chair ou jaunâtres, et qu'elle manque de petites taches terminales blanches sur les extrémités noires des primaires, Le bec est d'un jaune toujours égal chez l'adulte, sans la tache rouge du goéland argenté ou la bande noire transversale du goéland de Delaware. Les jeunes individus ressemblent beaucoup au goéland de Bonaparte par le fait qu'ils ont un bec noir et le inème modèle de coloration, mais le bord de devant de l'aile étendue est surtout noir au lieu d'être l'un blanc très marqué. Les jeunes de cette espèce ne Passent pas par une phase brune, comme font
les goélands argentés, mais ils ressemblent à l'individu adulte par une coloration modifiée quoique semblable,
s par la coloration générale attentive des plus petits caract plus petite que celle du gotland
a des pattes noires,
Vid. Elles font un nid solide et bien construit d'algues marines sur les saillies des falaises à pie.
Habitat. Une espèce marine qui est la mouette à trois doigts de 1 Atlantique, ne se rencontre que par hasard sur les eaux douces ou à l'intérieur desterres. Elle habite les deux côtés de l'Atianlique; niche, en Amérique, depuis le golfe St-Laurent jusqu'au nord, dans les régions polaires. On ne les signalera sur les grands lacs que sur des preuves absolument indéniables.
SOUS-ESPÈCES. Cette mouette se rencontre sous forme de sous-espèce dans le nord de ‘leux océans Atlantique et Pacifique. Notre spécimen de l'est, la mouette à trois doigts de l'Atlan ‘que, est le type et se rencontre en Europe ei en Amérique,
Valeur économique. La nourriture de cette mouette est probablement semblable à celle des autres mouettes marines, mais sa taille moindre fait qu'on lui est moins hostile qu'à quelques autres membres de sa famille.
42. Le Goéland à manteau glauque. (GLaucous GuLL). L, 28. Ce goéland est une des plus grosses mouettes. n'est que légèrement teintée de gris; les plus jeune blancs. C'est le plus grand des goélands aux ail sur le pointe des ailes). Les oiseaux de l’annc cendré où brunâtre.
Traits distinctifs. Sa coloration presque blanche le | ressemble quant à la taille.
Indications sur le terrain. La taille, la coloration presque blanche, et l'absence de | noire de l'aile constituent les meilleurs signes pour les reconnaître à l'état vivant
Vid. Sur le sol, dans l'extrême nord.
Habitat. Couve dans les régions polaires de l'Amé
Visite notre côte de l'Atlantique en hiver seulement, s' ac Ontario.
Valeur économique. Comme il n’est qu'un hôte d'hiver sur nos côtes Maritimes et un hôte d'occasion sur les grands lacs, cet oiseau n’a aucune importance économique.
3. Le Goéland à ailes blanches. (ICELAND GULL). Larus leucoplerus. L, 24.
Ce goéland est environ de la même taille que le goéland argenté, m 'eau gris très clair ou blanc, et les extrémités de soéland À manteau glauque.
Traits distinctifs. La taille et les extrémités des ailes blanches au lieu de noires. Indications sur la terrain. Taille: extrém:
Vid. Sur le sol.
Larus hyperboreus
Chez l'individu adulte, la livrée s spécimens sont presque absolument es blanches (ceux qui n’ont pas de noir ie n’ont que de légères barres d’un gris
distingue du goéland à manteau noir auquel
à pointe
rique orientale et de l'Europe occidentale.
aventure rarement dans l'intérieur jusqu'au
ais avec un manl'aile blanches—forme plus petite du
tés dos ailes: soloration bi
nche en général
Je
Habitat. Li couve dans les régions polaires de | \mérique orientale et de l'Europe occidentale Visite notre côte de l'Atluntique en hiver seulement: s'égare rarement à l'intérieur jusqu'au lue Ontario
Valeur économique. Comme ce n’est qu'un hôte de l'hiver sur nos rivages maritimes et qui ne paraît que par occasion sur les grands lacs, il n'a que peu où peut-être même point du tout d'importance économique.
#7. Le Goéland à manteau NOÎT. LE GROS GOÉLAND, (GREAT BLA K-BACKED GULL), Larus marinus. L, 29. Un très gros goéland, l'individu adulte avec une livrée tout à fait noire,
T'raits distinctifs. Forte taille et dos noir sont les traits caractéristiques de l'individu adulte. Les jeunes sont bruns au lieu de cendrés où blancs, conmme dans lens dugoéland à mar au glauque, avec plus de raies sur le dos et coloration moins égale que celle du goéland argenté
Indications sur le terrain. Une forte taille et un dos noir sont de bonnes indications dans le cas de l'adulte, La taille est la seule indication qu'on puisse signaler pour les jeunes à l'état vivant.
Nid. Sur le sol, nid fait d'algues marines ou de fragments végétaux.
Habiat, Couve sur la côte de l'Atlantique depuis la Nouvelle-Ecosse jusqu'au pôle nord. Par suite des progrès de la colonisation, le endroits favorables À la couvaison sont restreints aux localités plus isolées, C'est un hôte d'hiver plus où mins régulier quoique plutôt rare, de lac Ontario, mais qui ne s'avance que rarement dans l'intérieur le long des grands lacs
Valeur économique. Avec les mêmes habitudes dans son régime alimentaire que les autres goélands, la plus grande taille, la force et le nombre des goélands à manteau noir, augmentent sa puissance à faire du bien ou du mul. On ne peut certes pas se fier à cette espèce dans le voisinage des nids sans défenses d'autres espèces ou de jeunes oiseaux, car les oeufs et les oisillons sont avidement dévorés quand l'occasion s'en présente. Par contre, l’occasion pour ce goéland de devenir un fléau important n'est pas grande, sauf dans quelques localités, car sur cette côte du Labrador où le goéland à manteau noir couve, ilse trouve une grande quantité d’eiders et d'autres oiseaux de mer. Le dommage qu'il cause sur la côte du Labrador est petit comparé aux dégâts occasionnés par le gaspillage considérable des pêcheurs.
51. Le Goéland argenté. (HERRING GULL). Larus argentatus. L, 24. Planche IA.
Traits distinctifs. Sa taille et sa coloration générale suffisent en général À distinguer le goéland argenté de toutes les autres espèces canadiennes, mais comme la taille seule n’est que rarement un critère assez digne de foi quand les espèces que l'on contraste ne s'offrent pas ensemble pour être comparée, les points suivants aideront à une détermination précise.
Le goéland argenté tout jeune est le plus foncé de la famille car il se rapproche de très près des labbes de phase sombre à cet égard, mais la forme du bec et les habitudes du goéland préviendront toute confusion avec le labbe. Chez l'individu adulte les pointes noires de l'aile servent à le distinguer de l'un quelconque des goélands à ailes blanches, et les petites taches blanches terminales le distinguent de la mouette à trois doigts. Mais l'absence d'une raie transversale sur le } ec le distingue du goéland de Delaware. A l'état adulte, toutefois, le jeune goéland argenté, 1 un de ses stages de développement, quand la couleur du bec tourne du noir au jaune de la maturité, fait voir une marque très semblable et la comparaison des tailles est la seule qui les fasse distinguer l'un de l'autre.
Indications sur le terrain. La taille et les marques de coloration susdites sont les meilleur+ guides sur le terrain. Il est souvent très difficile, parfois impossible, de distinguer le goéland ar genté du goéland de Delaware, à l'état vivant, quand des oiseaux encore jeunes de l'une ou l'autre espèce sont Vus séparément.
Nid. Sur le sol, ou sur les saillies rocheuses, ou encore sur le sommet plat de grands rocher: isolés, dans les nids faits d': lgues marines ou de matières végétales de rebut.
Habitat. Se rencontre à peu Prés partout au Canada; il est surtout commun dans le voisinage immédiat des grandes étendues d'eaux douces ou salées, Couve soit en tous lieux soit dans certaines localités, sauf dans les régions plus méridionales du C4 la.
Le goéland argenté est le plus commun «& nos goélands. C’est un oiseau migrateur qu'on voit souvent sur le plus petit de nos lacs, même à de longues distances de son lieu de couvaison. Les goélands qui séjournent pendant l'été sur les grands lacs inférieurs sont des oiseaux non reproduc-
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teurs, En hiver l'espèce demeure sur les eaux plus étendues jusqu'à ce qu'elles soient gelées d'un bout à l'autre et quelquefois, y séjourne tout l'hiver, volant sur les eaux libres ou perchés sur la glace flottante. Les goélands fréquentent les ports pour recueillir les déchets et se réunissent en grand nombre vers l'entrée des égouts, Ils ont aussi appris que les vaisseaux fournissent des résidus de bon goût. Les stations de pêche ont beaucoup d'attraits pour eu:: et on est presque sûr de voir une grande multitude de ces oiseaux autour des tables qu'on nettoie sur le rivage, Sur la plege les mollusques et les écrevisses sont avidement recherchés à la marée basse et les goélands ont appris le truc de porter leur proie à ‘arapace dans l'air pour la laisser retomber sur les rochers, après quoi ils redescendent et retirent la savoureuse matière de sa boîte brisée en moreaux. Par le très mauvais temps ils se réunissent en grand nombre autour des vagues écumantes qui se brisent aux places tempétueuses pour ÿ Saisir la nourriture qui est rejetée à la surface de l'eau. Quelquefois ils suivent les immenses compagaies de petits poissons qui visitent périodiquement nos rivages et prélèvent un impôt sur cette inépuisable provision.
Valeur économique —On verra d'après le résumé qui précède touchant les habitudes des goélands argentés, que comme mangeurs de déchets ils ont leur importance et veulent être protégés.
54, Le Guéland de Delaware. LA MAUvE. (RING-BILLED GULL\, Larus delawarensis. L, 18:50 Comme le goéland argenté (voir p. 52) mais plus petit: l'individu adulte a le bec traversé près de la pointe d'une barre où d'un cercle.
Traits distinctifs, Saut quand il est adulte et que le cercle sur le bec est visible, la taille est le meilleur guide pour distinguer cette espèce de celle du goéland argenté. Sur le bord de la mer cette espèce peut être confondue avec la mouette à trois doigts ordinaire qui est plus petite. La présence de taches blanches terminales sur les pointes noires de l'aile sert à distinguer le goéland de Delaware. Dans la jeunesse, la coloration brune du goéland de Delaware contraste avec lu coloration plus claire de la jeune mouette à trois doigts. Ce goéland masque de la bande terminale de la queue si caractéristique de ces oiseaux et a les pattes et les jamb,s couleur chair au lieu de noires. L'absence de la bande effilée, étroite et noire de la queue, de la tache foncée de la joue, et la grande différence dans la taille devraient suffire à distinguer cet oiseau du goéland de Bonaparte dans le plumage jeune ou d'hiver.
Ind- tions sur le terrain. Une étude attentive des caractères susmentionnés fera connaître les seules cations connues de l'auteur,
À Sur le sol, dans un nid fait d'herbes ou de matières végétales.
‘at. Se trouve presque partout au Canada. Couve par endroits dans les régions qu'il fréc ce au Canada, sauf dans les parties les plus inéridionales du Dominion, dans la région inféri e des Grands Lacs.
Valeur économique.--Le régime d'alimentation du goéland de Delaware est le même, d'une façon générale, que celui du goéland argenté, mais il a moins d'influence à cause de sa plus petite taille,
60. Le Goéland de Boraparte. (BONAPARTE’S GULL). Larus philadelphia, L,
14. C'est le plus petit de nos goélands de l'Est. Sa coloration générale ressemble à celle du goéland argenté où du goéland de Delaware, mais l'individu adulte a un capuchon noir sur la tête ct le cou. Les oiseaux jeunes et d'hiver n'ont pas le capuchon, mais ont à l'oreille une tache foncée ou voilée ou peu distincte,
Traits distinctifs. Le capuchon noir sert à distinguer ce goéland-là de toutes les espèces de l'est dans leur plumage d'été. Dans l'ouest de l'Ontario on rencontre parfois le goéland de Franklin. C'est un oiseau légèrement plus grand avec un bec rouge et ses pattes presque noires au lieu d'avoir le bee noir, des pattes d'un rouge corail, et les pointes des primaires en vue sont presque toutes noires au lieu de blanches avec de petites pointes noires. Les jeunes oiseaux peuvent se reconnaître à leur tache noire à l'oreille. Ils se distinguent de la mouette à trois doigts, à laquelle ils ressemblent un peu, par la quantité frappante de blanc sur le bord antérieur de l'aile étendue et par la bande terminale foncée de la queue. Le goéland de Bonaparte peut quelquefois être confondu avec la terne commune où d'autres sternes, mais sa charpente et son action plus lourdes, et l'absence de la moindre apparence d'une queue fourchue devraient rendre ia differe’ciation relativement facile.
} ce qui se rencontre parlois sur nos côtes maritimes du sud ressemble beaucoup
£.4 imouetter
ot Leette cspèce, ais Le plumes extérieures des ailes sottt noires iu lie etre principalement blanches, et elle élève des petits et n'émigre pas en hiver Mais « si ta U il faut beaucoup cle pre Cautions avant de gurantir son indentité
Indications sur le terrain La taille, le capuchon noir chez li i t L'été, le blane sur be borc antérieur dos ailes, là couleur du bee et des pattes ce ituent ‘ is caractères pour connaître et oiseau à lé tat Vivant
Vu. Sur des troncs d'arbre des buissons où de irbres, quilqu \ 20 pieds aucdessis ‘lu sol
Habitar. Couve 4 ans l'Alaska et le Nord-Oux hais se 1 iver où peudant leur Mugration partout au C'anada
Ce petit goéland est plus souvent iperçu ie de passage ou de visite que les autres espèces, Il fréquente ‘es espèces, le marécages et Les terruins inondés, et se voit rar un oiseau solitaire, [l manifeste des goûts de sociabilité ct semblent être maintenues ensemble plus par leurs dispositioi ) que pa! cette communauté d'intérêts qui prédomine chez les : ste gland
Sous-famille-Sternine, Les .
Description général, Les sternes ot hirondelles de mer lquefor sont de petits goélands de charpente et de tenue plus légères e bec, fig ; À p. 20)
Traits distinctifs. Le be: plus léger et plus eflilé que celui di clans, * fourche ont caractéristiques des sternes et les distingueront habituellere sans d tes les espèces canadiennes ont une queue plus où moins fours hue et toute une b ont dans leur plumage adulte d'été, un capuchon noir très nettersent défini Liorme four e la queue chez les jeunes olseaux, bien que commençant à se montrer de bonne heure dans leur dé ppenient n'atteint son maximum qu'au moment du départ pour la saison «1 ver; de Ià vient que pendant l'été et l'automne beaucoup d'individus auront de: fourches beaucx plus petites que ne Lijuent les mesurages
Indications sur Le terrain La plus grande légèreté dans l'action de l'aile et évolutio \ aérienne
Constante et rapide; le fait que les sternes plongent du haut de l'air, et | habitude de tourner le bee droit en bas du côté de l'eau au lieu de Le temr parallèlement au corps sont des faits caractérist duos, Les queues fourchues et ta Caouchons noirs sont aussi de bons signes pour reconnaître le< individus adultes
Nid. Tandis que les goélands seu ilent préférer les rivages rocheux Pour ÿ nicher, les sternes, sauf celle de Forster et la sterne noie, préfèrent les plages sablor vuses, déposant leurs oeufs dun: un cerele de cailloux sans autre préparation quelr onque.
Habitat. Comme formant une sous-farnille, les sternes fréquentent le sud plus que ne font les goélaads, bien qu'une espèce, au moins, la Sterne aretique, ait été trouvée aussi loin, au nord que se soit aventuré l'homme. Toute* nos espèces émigrent, aucune ne rest ant dans l'est du Canada pendant l'hiver
I suffit d'observer une troupe de sternes en train de se nourrir pour reconnaître la justesse du surnom que le populaire leur a donné d'hirondelles de mer, La grâce de leurs mouvements, leurs couleurs délicates comme celles des perles, font la joie de qui aime la nature. Les sternes ont À tout prendre moins d’habitudes marines que les goélands et ne s'éloignent pas autant qu'eux de la terre, Elles fréquentent les ports les rivages, les plages et se nourrissent surtout du fretin qu'elles attrapent près de la surface, par des plongeon rapides et subits du haut de l'air mais elles ne ramassent pas les déchets. Dans ces plongeons les oiseaux piquent une tête et font jaillir une écume blanche dans laquelle ils disparaissent Un instant, mais ils ne vont jamais loin sous l’eau comme font les fous de Bassan et les cormorans.
64. La Sterne Caspienne. LE GRAND par ERLETTE. (CASPIAN TERN). Sfernu caspia. L,21. (Fourchure de la queue, 1-50). La plus grande de nos Sternes canadiennes. Très scrmblable, quant à la couleur, à la sterne commune (Voir p. 55).
1 Ce imesurage montre la différence de longueur entre les plumes médianes et extérieures de la queue. Une grande partie de la longueur totale de ces oiseaux consiste en ce que les plumes extérieures de la queue sont extré mement allongées, et res plumes-là n'atteignent bas leur maximum chez les jeunes oiseaux. De là vient que nou donnons ce chiffre pour corriger le mesurage ordinaire Qu'est très souvent extrêmement trompeur
l'rats d nctifs. La forte taille de vette sterne est caractéristique, y a deux autres espècus le même taille, mais étles sont trop rares ir qu'on fausse plu que de jes mentionner en passunt La storne caspienn tuussi granle que quelques-uns lex plus petits goélanels prinix mot be quoique relativement y pour une sterne ext trop gracieux € ointu pour ressembler à celui du goétand
Indicat s sur de terra Coloration carncté: ique de ln sterne, sa tenue et su tuille sont
meilleures indications de ce geur
Vid. sr lex pla ablonneuses, sur les flex rocheuses où à gravier
Habitat est Un ce presque mopolite. Trouvée dans l'ancien con uns le nou enu monde “e re ntre ssoz irrÔgE rétin lanx tout le Canada, ruis los loculité ü wlle ouve sont rares et éri À trui le continent depuis Le lac Huron jusqu'au Labrador et 1 monte du Nt-} nt
L'habitat singulièrement disséminé et irrégulier de ectte magnifique
+ CO HE! nre que Cest une espèce qui disparaît peu à peu, C'est [à in Î ut lait regrettable puisque c'est un des plus beaux de nos eaux de mer, er il faut espérer qu'u Surveillance attentive des locués où couve cette sterne sera entr prise de façon que l'oiseuu eontinu
\orner os cours d'eau pendant plusieurs générations.
Valeur économi Bien qu ile se nourrise surtout de Poisson € est tout du fretin qu'elle fait sa proie. La rareté de cette espèce l'empêche
de causer un dommage de quelque valoon 69. La Sterne de Forster, (ronaTER's TERN Mernu forsteri. LL, 15 Four hure de ln queue 4 Cette sterne ross ble de tri rés À la sterne coramuine par sa
taille et <a coloration
Traits distinc La sterne de Forster n 4 pas de res teintes grises si délicates ot les parties de d NOUS, €} iractérisent lu sterne totune et Les plumes extérieure
nt les barbes foncées à l'intérieur et non à l'extérieur du tuyau
Indications sur le terrain Les parties de dessous, d'une lancheur parfaite, sont les indicatic es p sûres «ur se terrain. Mais l'espèce est si rure & l'est du lue H son qui ne faudrut l'iien filer à l'état vivant qu'avec des oiseaux : daurait dans la main.
Vid. ur de petits monticules, dans ! marécages herbeux; le nid est fuit de fragments
égétation de rebut
Hahitat. Oiseau de l'ouest ou de l'intérieur. Autrefois il nichait sur la rivière Détroit, mais il semble avoir déserté cette station, et aujourd'hui il couve plus loin à l'ouesi
Ces sternes fréquentent les marécages plutôt que les plages et ne se rassemblent pas en troupes comme la sterne commune. Il faudra les ‘hercher comme individus à part dans des troupes d'oiscaux d'autres espèces,
Valeur économique—Bien que mangeurs de poissons, leur taille et leur habitat les empêchent de faire du mal.
10. La Sterne commune. COMMON TER Sterne hirundo. À 15. (Fourhure de la queue, 3-0). Planche IE B.
Traits distincetifs. Les barbes foncées extérieures au lieu d'intérieures sur lex plumes externes et longues de la queue et la poitrine d'un gris délicat au lieu d'un blane très pur, ainsi que le sont aussi les parties de dessous, distinguent la sterne commune de la sterne de Forster, Le gris de la poitrine et des dessous est plutôt moins prononcé que dans la sterne arctique; les pattes et les pieds sont certainement plus forts et plus lourds, Le bec est d'} bitude de f pointe, tandis que celui de la sterne arctique est uniformément rouge, Les ; 1 teinte brune en-dessus et un bec noirâtre. Chez les individus adultes en h hon noir st remplacé par un collet plus où moins rompu sur le derrière de lu tâte et artie supérieure du ou. Avec ce plumage la sterne de Forster a une larve raie noire en travers de l'œil
ce vers In
demi-
Indications sur le terrain. Sauf en quelques localité
où l'on sait que d'autres sterne » ren-
entrent, il est toujours bon d'en conclure que c'est là l'espèce qu'on Les parties de dessous “uleur gris-perle, la distingueront ordinairement de Ï r, mais il est diff de la distinguer de la sterne arctique laquelle, d'ailleurs, être cherchée ailleurs qu ir la
ôte extréme de notre mer de l'
Vid. Dans jex creux des plages sablonneuses
Habitat. Une espèce circonpolaire qui 4 oyaxc Plus où moins commune dans tout le ( habitat canadier
. du Sud « qu
ada, et niche da: < localités fav
Voir la note, page 54
C'est cette sterne qui abonde le plus dans tout l'est du Canada. Commune autour des rivages sablonneux, moins abondante sur les rivages rocheux, on peut la voir sur n'importe laquelle des grandes étendues d'eau salée où douce, pendant l'été. 1: merveilleuse légèreté des ailes, les cercles gracieux qu'elle trace, un moment planant de es ailes qui battent rapidement, et stationnaire dans l'air en fixant ses veux sur In proie qu'elle convoite tout au-dessous d'elle, le moment d'après, fondant comme un poids lourd dans une Cau écumante, tout cela charme constamment le SpeCttteur qui recherche le beau. Son eri perçant, un peu dur, s'harmonise adinirablement avec la houle des vagues et avee tout l'encadrement des effets maritimes.
Valeur économique. “Quoique as 2 nombreuse dans les localités favorables, cette espèce est trop peu nombreuse pour être sérieusement destructrice.
71. La Sterne arctique. (ARCTIC TERN). Stern paradisæa. 1, 15.50. (Fourchure de la queue 4:50) Ressemble de très près à la sterne commune (voir plus haut) par la taille et la couleur.
Traits distinctifs. La sterne arctique à, :lus que la sterne commune, la couleur grise un peu plus foncée répandue sur la poitrine et les parties de dessous. Le bec est rouge à ln pointe, les pieds et les pattes sont très petits et faibles. L'étendue de son domaine la distingue de la sterne de Forster, et il n'y a que la sterne commune et la sterne rosée avec lesquelles on puisse la confondre, mais cette dernière est trop rare dans les eaux Canadiennes pour qu'il en soit question.
Indications sur le terrain, A l'exception de ln couleur uniformément rouge du bec, qui n'est pas un signe absolument sûr, iln'y a pas d'indication sur le terrain qu'on puisse donner au moyen de laquelle cette espèce puisse être reconnue Avec certitude. Comme dans l'est du Canada c'est une espèce de la côte maritime, il ne faudrait In mentionner comme vue réellement que là où l'on sait qu'elle se rencontre habituellement.
Nid. Dans les creux des plages sablonneuses.
Habitat. Presque cosmopolite, mais plutôt dans l'Est et les régions polaires du Canada: rarement, peut-être jamais dans la région des grands lacs, Elle est remarquable en ce qu'elle dispose d'un chainp de migration de la plus grande étendue parmi toutes les espèces d'oiseaux. Bien qu'on la trouve, en été, tout près du pôle, elle hiverne au sud jusqu'au continent antarctique.
Les remarques faites à propos de la sterne commune S'appliqueront très bien ici, si l'on se rappelle que l'habitat de cette espèce n'est exactement que dans l'Est et au pôle,
Valeur éconc que.—La petite taille du fretin dont elle se nourrit, ct l'abondance de ce poisson dans la mer fait de cette Sterne, une espèce aussi inoffensive que toute autre sterne.
77. La Sterne noire. (BLAK TERN). {ydrocheledon migra. EL, 10. (Fourchure de la queue O:8)1. C'est la plus petite de nos sternes communes, le gris ardoisé foncé devenant un noir Mat sur la tête, le cou et les Parties de dessous.
Traits distinctifs. Lo description qui précède suffit à di inguer les adultes d'été. Les oiseaux d'hiver et ceux non développés ont une face d'un blane sule, comme la æorge, le tour du cou et les parties de dessous, et le &ris au-dessus est teinté plus où moins de brun. Cet okeau est cependant toujours beaucoup plus foncé que les plumages correspondants d'autres espèces. Ce fait et la petite taille suffiraient à Le différencier toujours des autres espèces
Indications sur Le te rain. La taille et la coloration font que cette espèce est facile à reconnaître à l'état vivant.
Nid. Sur de petits monticules tels que de Vieux nids de rats musqués, où les débris flottants dans les marécages; le nid est fuit de matières végétales,
Habitat. Lan sterne noire américaine est un oiseau de l'intérieur qui niche depuis les grands lacs Jusque Vers les régions de l'ouest
SOUS-ESPÈCES. La Sterne noire se rencontre À la fois en Europe et en Atnérique sous des formes sous spécifiques alliées desquelles celle d'Europe est le type. La sterne noire d'Amérique Hydrocheledon gra surinamensis est la seule Sousspèce qui nous intéresse ici
:foir la note au bas de ln page 5
C'est un oiseau des marécages de l'intérieur. On le voit rarement sur les grandes étendues d'eau, mais dans l'intérieur de son domaine ordinaire aucune étendue d'eau marécageuse n'est sans cet oiseau. Ses habitades générales ressemblent beaucoup à celles des autres sternes,
Valeur économique. Va quantité d'insectes qui entrent dans la nourniture de cet oiseau est probablement plus grande que celle des autres sternes. Dans le Sud on sait qu'il mange les larves des charançons du cotonnier et il est probable qu'il garde chez nous quelques habitudes d'insectivores. C'est pourquoi nous pouvons aventurer l'opinion que cette Sterne est réellement utile. En tout eas le poisson qu'elle prend, quand cela arrive, vit dans ln fange et a peu d'importance économique.
Ordre.-—-Tubinares. Palmipèdes à narines tubulaires.
Description génfrale. Xnfatigables voiliers sur les mers profondes, de failles diverses depuis le grand albatros jusqu'au petit pétrel. Coloration ordinairement terne et uniforme
Traits distinetifs. Les narines sont encaissées dans des tubes placés au sommet du bee même (Figure 10, p.21).
Indications sur le terrain. Mabitudes volantes générales et coloration uniforme. Ilest nécessaire de se familiariser avec les diverses espèces afin de pouvoir reconnaître les membres de cet ordre.
Nid. Sur le sol où dans les terriers de localités isolées: souvent sur des ilots rocheux au loin dans la mer vers lesquels ils trouvent leur route de quelque façon mystérieuse et inexplicable.
Habitat. Comme famille, ce sont des oiseaux de l'hémisphère sud, eur c'est I qu'ils atteignent leur plus complet développement comme quantités d'individus et d'espèces. Toutefois quelques-uns habitent le nord jusqu'aux confins du pôle.
Les palmipèdes à narines tubulaires sont essentiellement des oiseaux marins, ne touchant la terre ferme que pour la couvaison. L'océan est leur habitation et les déchets qu'il ballotte suffisent à tous le: + besoins sauf ceux de l'élève des petits. Ces oiseaux, par conséquent, considérés comme classe ne fréquentent pas les eaux basses et ne sont vus communément que par les marins des eaux profondes, les pêcheurs du large et les voyageurs transatlantiques. Ily a deux familles de cet ordre: les albatros, Diomedeidae, et les fulmars, les puffins et les pétrels, Procellariidae, qui sont appelés ici, pour la commodité, les Petits nageurs à narines tubulaires à cause de leur moindre taille. Comme il n'y a pas d'ailleurs d'albatros sur notre côte de l'Est nous n'avons affaire ici qu'aux Procellariidae.
Valeur économique. —Eu égard à leur habitat pélagique ils n'offrent que peu où point du tout d'intérêt économique.
* ni [AI " PLV = Pal 1 Ü Cr DE ' a FAMILLE—PROCELLARTDÆ. PETITS PALMIPÉDES À NARINES TUBI LAIRES, FULMARS, PUFFINS ET PÉTRELS,
Description générale. Voir la description qui précède.
Traits distinetifs. Les petits nageurs à narines tubulaires sont plus petits que les albatros et sont les seuls membres de cet ordre qu'on trouve sur notre côte de l'est.
Indications sur Le terrain. Coloration générale et façons de voler. Ailes étendues avec roideur ‘depuis le corps, puis de longs glissements tranquilles sur des ailes immobiles (Fulmars et Puflins) où de petits coups d'ailes à leur surface d'un côté de ln vague à l'autre côté, les pieds quelquefois servant de rames comme si l'oiseau courait sur ln surface (Pétrels).
Habitat. Cette famille est distribuée sur les océans du globe d'un pôle à l'autre. Bien que plusieurs espèces soient régulièrement limitées à 1 hémisphôre sud ee sont de grands voyageurs et la liste de ceux qui vagabondent sur nos côtes septentrionales est relativement grande. I y a beaucoup d'espèces sur le compte desquelles on sait peu de chose et no+ connaissances touchant plusieurs d'entre elles se bornent à des spécimens ou uniques où très peu nombreux qui sont tombés sous Ja main d'un collectionneur. D'autres espèces que celles indiquées ici peuvent se rencontrer sur nos côtes où même par occasion sur les grands Ines de l'intérieur, mais on ne peut les identifier qu'avec beaucoup de précaution.
que. Bien que se nourrissant presque exclusivement
de poisson et de déchets leur habitat sur les mers profondes leur enlève toute importance économique.
86. Le Fulmar. (FULMAR), Fulmarus glacialis. 1, 19. Grand oiseau de ln
coloration du goéland (phase claire) ou uniformément foncée, gris ardoisé (phase noire) et narines tubulaires.
Traits distinctifs. C'est l'un des plus grands parmi les petits à narines tubulaires, uniforméruent gris où blanes et coloration grise Comme celle des goélands.
Indications sur le terrain. Façons de voler, ailes étendues avec roideur, longs glissements, en outre la coloration claire ou grise au lieu de brun foncé comme chez les puffins qui se rapprochent des fulmars par la taille, devraient rendre ordinairement cette espèce reconnaissable à | état vivant,
Le fulmar se rencontre sous la forme sous-spécifique apparentée sur les deux océans Atlantique et Pacifique. Le fulmar de l'Atlantique présente la forme type, Nid. Niche en nombreuses troupes sur les bords des falaises rocheuses.
Habitat. Le fulmar est un oiseau du nord de l'Atlantique nichant sous les hautes latitudes et qui voyage vers nos côtes méridionales.
Plus fréquemment aperçu par les chasseurs de phoques et de baleines, dont le métier abandonne des déchets qui attirent beaucoup de fulmars. [ls sont aussi aperçus par les voyageurs transatlantiques en plein océan ou près des côtes.
Valeur économique. —Sans importance économique. GENRE—PUFFIN PUFFINS.
Description g'nrate. Nageurs à narines tubulaires longs de 17 à 20 pouces, Les tubes des narines sont Apparents, mais bien moins prononcés que chez le fulmar ou le pétrel.
Traits distinctifs. Les deux seules espèces de l'Est Canadien que l'observateur ordinaire rencontrera probablement sont ou très foncées ou paraissent de loin presque d'un noir de corbeau.
Indications sur le terrain. Les ailes longues et étroites tenues très raides et normalement au corps: les longs glissements d'un demi-mille ou d'avantage sur des ailes immobiles, sont des indications caractéristiques. Leur couleur dans les tons bruns devraient les distinguer du fulmar qui est gris mais qui a passablement les mêmes façons de voler.
: Nid. On sait très peu de choses des habitudes de couvaison des puffins. Ilyena beaucoup qui nichent dans l'hémisphère sud et qui émigrent vers le nord en été,
Les puffins sont d’admirables voiliers, affrontant les tempêtes et les bourrasques avec l'aisance, et la grâce des hirondelles. L'observateur ordinaire ne les voit que rarement, à moins que ce ne soit du pont d’un transatlantique.
Valeur économique. —Glanant à ]n surface de la haute mer, prenant le menu fretin ou les déchets que jettent les bateaux pêcheurs, les baleiniers surtout, l'influence économique de ces oiseaux est trop minime pour apprécier,
59. Le Grand Puffin. (GREATER SHEARWATER). Puffinus gravis. D 20 E: plus grand de nos Puffins ordinaires, plus clair en dessous, avec les plumes sous la queue gris cendré,
Traits distinctifs. La couleur claire des dessous devrait distinguer cet oiseau-ri du puffin fuli- #ineux et sa couleur brune du dos au lieu de la couleur grise, sa coloration panachée le différencient du fulmar,
Indications sur te te rrain. Ses façons de voler, ainsi qu'elles ont été décrites plus haut, en même temps que sa coloration brune et les dessous blancs le distingueraient, à l'état vivant, soit du fulmar soit de l'espèce suivante.
id. On sait très peu, peut-être même rien, des habitudes de couvaison de cette espèce, Elle niche probablement dans l'hémisphère sud sur des flots déserts qui ne sont pas connus au point de vue ornithologique.
Valeur économ Jue.—Sans importance économique. 935. Le Puffin fuligineux. (soory SHEARWATER). Pufinus griseus. A Fr
plus petit de nos deux Pufhins les plus communs. Brun très foncé, presque noir, un peu plus clair en dessous.
Traits distinstifs. La tailie, quand il est possible de l'estimer ou de la mesurer, et coloration générale foncée
Indications sur le terrain. Les habitudes de son vol comme elles sont décrites au mot puffin et son aspect à l'état vivant, noir très foncé, presque noir de corbeau—telles sont probablement les meilleures indications.
Nid. Dans des creux du sol.
Habitat. Sur les océans de l'hémisphère sud, ne voyage que rarement vers nos rivages en été.
Les deux puffins et le pétrel de Wilson sont les seules espèces d'oiseaux canadiens dont on sait qu’elles nichent à l'extrémité australe et non boréale de leur champ de migration. Les spécimens qu'on voit ici en été sont des oiseaux migrateurs non de couvage.
Valeur économique. —Sans importance économique.
GFNRES—OCÉANODROMA. OCÉANITES, PÉTRELS.
Description générale. L'espèce canadienne de pétrels comprend de petits oiseaux, À peine aussi gros que les rouges-gorges et d'une coloration uniforme d'un brun foncé. Traits distinctifs. Petite taille: coloration généralement d'un brun fuligineux, le croupion blanc. Indications sur le terrain. Taille, couleur comme ci-dessous et l'habitude de courir de haut en bas des vagues comme s'il marchait sur l'eau sont les indicateurs du pétrel.
L'origine du nom de pétrel vient de Pierre qui marcha sur les eaux de la mer de Galilée. Ces oiseaux sont aussi connus des marins et des voyageurs sous le nom de «Poulets de la mère Carey» et leur présence est un présage de tempête, à ce qu’on dit. Malgré leur taille très petite on les rencontre très loin sur la mer et ils ne sont aperçus que rarement par le débardeur sauf dans le voisinage de leurs nids.
Valeur économique. —Les pétrels, quoique se nourrissant de poisson, sont très petits et leur habitat est trop éloigné du théâtre des travaux de l’homme pour avoir une importance économique appréciable.
106. Le Pétrel de Leach. (LEACH's PETREL). Oceanodroma leucorhoa. L, S. Petit oiseau d'un brun fuligineux, un peu plus clair en dessous, avec un croupion blanc. Queue fourchue d’un demi-pouce de profondeur.
Traits distinctifs. Sa queue fourchue, sa coloration un peu plus claire, et ses pieds noirs le distingueront du pétrel de Wilson, le seul qu'on pourrait confondre avec lui,
. Indications sur le terrain. La petite dimension de la fourche caudale est peut-être le signe spécifique le plus sûr à l'état vivant.
Nid. Dans les creux du sol ou sous les pierres, Habitat. Il habite les deux océans, le Pacifique et l'Atlantique du Nord, couvant sur le côté est du continent depuis le Groenland jusqu'à l'état du Maine.
C’est là le seul pétrel qui couve sur nos côtes. Il peut être très abondant par endroits dans la saison de couvaison et le sol peut être criblé de ses trous sans que l'on puisse même soupçonner sa présence. Il reste dans son trou pendant le jour, mais de nuit il en sort en grande quantité tournoyant dans le voisinage désert, faisant entendre un petit chant sourd, étrange, souvent répété et d’un effet surnaturel.
Valeur économique.—Sans importance.
109. Le Pétrel de Wilson. (wiLsoN’s PETREL). Oceaniles oceanicus. L, 7. Oiseau un peu plus petit que le pétrel de Leach, de la même couleur générale, mais avec une queue un peu plus foncée, moins fourchue, et avec les palmures des doigts presque toujours jaunes au lieu de tout à fait noires.
Traits distinctifs. De plus petite taille: coloration un peu plus foncée; queue carrée au lieu de fourchue, et les palmures jaunes des doigts distingueront ce pétrel de celui de Leach. Le pétrel pélagique se rencontre aussi, dit-on, au large de la côte de l'Atlantique, mais il est trop rare pour être décrit ici. Il faudrait une preuve irrécusable de sa présence. On le reconnaît parce que les plumes blanches du croupion ont les bouts noirs.
Indications sur le terrain. La queue carrée au lieu de légèrement fourchue est le signe probablement le plus digne de confiance, pour identifier ce pétrel à l'état vivant: mais encore faut-il un examen très exact pour faire la distin: tion.
Nid. Dans des trous du sol ou des crevasses de rochers. = Habitat, Du pôle antarctique au Labrador, et jusqu'aux fles britanniques à travers l'Atlanique.
Le pétrel de Wilson est remarquable parce que c’est une des très rares espèces de l'Amérique du Nord qui nichent à l'extrémité sud de leur champ de migration. Aussi les individus que nous voyons ici en été sont migrateurs et ne nichent pas.
Ordre—Steganopodes. Palmipèdes totipalmés...
Description générale. Oiseaux avec membranes entre les quatre doigts, faisant trois membranes au lieu des deux ordinaires comme dans d'autres (fig. 6, p. 21).
Traits distinctifs. Les Caractères des pieds sont toujours des éléments servant à distinguer ces oiseaux.
Les totipalmés canadiens se divisent en trois familles: Sulidae, les fous de Bassan: Phalacrocoracidae, les Cormorans,; et Pelecanidae, les pélicans. Il y a d'autres familles qu’on a rencontrées ou qu'on peut rencontrer par occasion au Canada, mais qui sont trop rares pour être
mentionnées ici.
Valeur économique.— Cet ordre, composé de gros oiseaux tous se nourrissant de poissons et plusieurs fréquentant en grand nombre des caux soit près des côtes soit À l'intérieur des terres, n’est pas à l’abri de quelque soupçon quant à ses effets économiques. Toutefois il ne faudrait prendre aucune mesure contre aucune espèce avant d’avoir trouvé, par une recherche soigneuse, que la chose fût nécessaire.