‹ Les oiseaux de l'est du Canada [microforme]Chapitre 70 sur 102 · FAMILLE-ICTERIDÆ. ÉTOURNEAUX D'AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

FAMILLE-ICTERIDÆ. ÉTOURNEAUX D'AMÉRIQUE

Cette famille comprend les étourneaux, orioles et étourneaux des prés qui représentent sur ce continent les sansonnets où étourneaux d'Europe. Ils sont étroitement alliés aux moineaux et l'on ne peut pas nettement le: différencier dans une description ordinaire, La plupart de ces oiseaux ont un long bec conique et pointu (figures 46, 47, 48, 49, p. 28) et quelques-uns ont le milieu du eulmen qui remonte en forme de quille sur le front. Le goglu et l'étourneau ordinaire ont tout à fait des becs de moineaux mais ce sont des becs raccourcis d’ictérinés plutôt que de passereaux. On peut également différencier ces espèces par leurs taches de couleur.

494. Le Goglu. (B0BOLINK). Dolichonyr oryzivorus. L, 7-25. Planche XXV B.

Traits distinctifs. Le mâle printanier avec son plumage pie se reconnaît immédiatement La femelle et les oiseaux d'automne de l'un ou l'autre sexe n'ont aucun rapport comme couleur ave: le mâle du printemps et sont facilement confondus avec certains moineaux (bec, figure 46, p. 2 A l'automne avec leur nouveau plumage ils sont de couleur chamois, non rayés sur les dessus et fortement rayés en dessous. La femelle printanière, plus fatiguée et fanée et légèrement olivâtre ressemble beaucoup à la femelle dn moineau domestique, mais on la reconnaît à son dos et sa couronne fortement rayés et À sa ligne couleur chamois au-dessus de l'œil.

Indications sur le terrain. Le mâle printanier n'exige aucune indication spéciale pour être reconnu; les raies et le jaune des autres plumages et la ligne chamois de l'œil avec les barres sur lu Couronne sont de bennes marques d'identification qui devraient avec l'habitat et l'ensemble des caractères empêcher qu'il y ait confusion.

Nid. Sur le sol; construit avec des herbes sèches,

Habitat. L'Amérique du Nord; il hiverne dans l'Amérique du Sud: dans l'est du Canada, le ng de la frontière méridionale, couvant partout uù il se trouve.

Le goglu, au printemps et en été, est un oiseau qui fréquente les cham] de foin et de trèfle. On peut le voir tous les jours d’été, perché sur une clôture du voisinage ou s'élançant dans les airs en frisonnant des ailes et£. ant entendre son chant extatique. Plus tard dans la saison, le mâle aux gestes folâtres se dépouille de ses couleurs gaies pour endosser le jaune d’ocr: plus terne avec les raies brunâtres de la femelle. Son chant est remplacé par des tintements métalliques et, en compagnie de plusieurs centaines d'autres oiseaux de cette espèce réunis en troupes, il recherche les marais jusqu'à l'automne, Au moment de quitter le Canada pour ses quartiers d'hiver en Amérique du Sud, il s'arrête quelque temps dans les champs de riz des Carolines où il est reconnu non pas comme le goglu, gai chanteur, aimé de tous tant pour des raisons pratiques que sentimentales, mais comme l'ortolan de riz qui s'abat par milliers sur les récoltes et devient le fléau de l'agriculteur, Dans le Sud, on les tue au fusil et on les vend en grand nombre comme nourriture,

Valeur économique. Le goglu, au Canada, est un oiseau irréprochable qui nous charme de son chant harmonieux et auquel nous n'avons pas encore

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découvert de mauvaises habitudes. En maieten juin, le 90 pour cent de son alimentation consiste en insectes nuisibles et le reste en graines de mauvaises herbes et quelques insectes utiles. En juillet et août, il mange un peu de grain. Toutefois on considère cet oiseau comme un fléau dans les Etats du Sud.

. 495. L'Étourneau ordinaire. (cowBirD.) Molothrus ater. L, 7-92, Planche XXVI A.

T'raits distinctifs. Un petit étourneau avec la tête et le cou noir de phoque. La femelle est d’un brun cendré, plus pâle sur la gorge et peut être distinguée d'avec les moineaux auxquels elle ressemble À cause de son bec conique, par sa coloration uniforme et peu prononcée.

Indications sur le terrain. Petit étourneau avec bec court et conique; accents rauques et criards et cri écorchant.

Nid. Dépose ses œufs dans des nids d'autres espèces, ordinairement plus petites, sur le so ou en des endroits plutôt bus.

Habitat. Dans la majeure partie de l'Amérique du Nord. Au Canada, dans ln partie nord rte pi oags de la culture. L'espèce est commune, sauf dans les provinees côtières de l'ex- L'étourneau ordinaire est notre seul oiseau habituellement parasite. Jamais il ne construit de nids, ni ne couve ni ne s'occupe de ses petits. En l'absence d'un autre oiseau qui couve il profite d’une occasion pour déposer l'un de ses propres oeufs dans le nid non gardé. D'habitude, les propriétaires du nid acceptent l'oeuf sans protester, mais parfois ils s'y opposent énergiquement puis finalement se résignent. Dans certains cas, le nid est déserté où un nouveau nid est construit par dessus l'oeuf étranger; c'est ainsi que fait quelquefois la fauvette d'Amérique. L'incubation présente un cas intéressant d'adaptation. On remarque que l'oeuf de l'étourneau est éclos ordinairement quelques heures avant ceux de l'oiseau nourricier et, par conséquent, l’intrus est déjà fort et développé alors que les premiers occupants du nid ne font que briser leur coquille. Cela lui permet de s'emparer de la nourriture et d'augmenter ainsi son surcroît de vigueur de telle façon qu'il peut finalement rejeter ses concurrents hors du nid et recevoir pour lui seul les soins qui devaient aller à toute la nichée. C’est ainsi que, de fait, la naissance de chaque étourneau signifie la destruction d'au moins une nichée d’une autre espèce, et l'on doit probablement considérer l'étourneau comme l'un des ennemis les plus terribles des espèces qui sont ainsi dupées. Une fois que le père et la mère nourriciers ont accepté l'œuf étranger ils ne font aucune différence entre celui-ci et les leurs propres. Cet oiseau a été appelé “Cowbird’” par suite de son habitude de suivre les bêtes à cornes, sans doute dans le but di capturer les mouches et insectes qui s'assemblent autour de ces animaux.

Valeur économique. Si l'on en juge d’après son alimentation, l'étourneau semblerait être simplement un oiseau utile. Il consomme de nombreuses graines de mauvaises herbes et beaucoup d'insectes nuisibles mais une petite quantité seulement de grain ou de fruits; le grain se compose principalement des glanures et les fruits sont des fruits sauvages. Le mal qu'ils font cependant vis-à-vis d'autres oiseaux également utiles donne un tout autre aspect à leur ‘nfluence économique. On peut dire que chaque étourneau élevé jusqu'à l'état d’oisillon signifie la destruction de toute une nichée d’une autre espèce. Il est possible que l'influence économique des oiseaux substitués compense celle des oiseaux disparus mais cette substitution ne peut tout de même pas être envisagés froidement.

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497 L'Étourneau à tête jaune. (YELLOW-HEADED BLACKBIRD). Xanthocephalus tanthoce phats L, 10. Un étourneau avec des taches blanches sur les rémiges primaires, et avec la tête, le cou et la poitrine jaunes. La femelle est semblable mais 2 couleur brunâtre plutôt que uoire; le jaune: est moins brillant et le blanc fait défaut sur les ailes.

Truts distinetifs. 14 indications précédentes suffi “ent à le faire reconnaître.

Habitat. L'ouest de Amérique du Nord jusqu'au nord des provinces de la prairie. N'apparaît qu'éridentellement dans l'est du Canada.

498. # Étourneau à aïles rouges. (RED-WINGED BLACKBIRD), Agelaius phæniceus. L,9-51. Planche X XVIB

Traits distinctifs. Le plumage du mâle a toujours les épaules au moins tachetées de rouge, Bien que parfois, on ne reiarque que ça et à des mouchetures d'orange. La femelle se distingue toujours des autres étourneaut par s& coloration nettement rayée.

fndications sur le terrain. Le mâie ést distinctement caractérisé par ses épaules rouges et on le reconnaît à toutes les phases de son plumage par ses accents Caractéristiques; son cri le plus ordinaire Qui n'est propre qu'au mâle peut sé traduire par «O-ki-li» ou «O-ki-ri » avec une inflexion de plus en plus (67e à Ia fin.

m bien faite avec des Jones et des herbes, attachée À 2 ou 3 pieds au-dessus

des massettes ou des arbrisseaux dans des endroits marécageux.

Habitat. Comme espècé, cet étourneau est répandu sur toute l'Amérique du Nord jusqu'aux

es de: régions boisées

Vid. Une constructie de l’eau après des r sea

SOUS-EÆESPÈCES, I Y à phaieurs sous-espèces de cet oiseau. La plus commune dans l'est du Carada est l'oiséau typé, lé #éau À ailes rouges de l'Est, Dans l'extrémité ouest de l'Ontario, nous avons probablement celui du Nord, À. D. arctolegus qui vient des régions centrales du Nord. Celui-ci est cara térisé ptir sa taille un peu plus forte mais il n'y a qu'un expert qui puisse faire la distinction exact

I n'y a pas de marai: typique au Canada où j'on ne trouve un ou plusieurs couples d’étourneaux aux ailes rouges se poursuivant les uns les autres ou se cramponnant aux r eaux, les mâles étalant leurs ailes et leurqueues et se tortillant en des attitudes forcées pendant qu'ils font entendre leur “O-ki-ri"" avec un trille sur la dernière syllaäble, en présence des femelles Au printemps, les étourneaux arrivent ordinairement par grandes compagnies d'espèces mélangées qui demeurent ensemble pendant quelques jours et ensuite se séparent, Les étourneaux à ailes rouges se dirigent vers les marais et, avant que les roseaux commencent à pousser, ils s'occupent di leur installation domestique. Lorsqu'ils ont rempli leurs devoirs de famille Pour la saison, toutes les espèces d'étourneaux se rc ssemblent de nouveau en troupes qui obscurcissent le firmament, se perchant ensemble dan: | marais lorsque cela est possible et s'éparpillant durant le jour en group plus ou moins nombreux Pour parcourir les champs de récoltes.

Valeur économique, En raison de son régime alimentaire, cet oisea est réellement utile, Le 80 pour cent de sa nourriture se compose de gruines de mauvaises herbes et d'insectes malfaisants et le grain qu'il mange « monte à environ 15 pour cent. C'est en juillet et août qu'il consomme | plus de grain ct, au début de la colonisation, lorsque la superficie des terres à culture était restreinte et que les étourneaux étaient en grand nombr c'était unc sérieuse menace pour la moisson,

501. L'Étourneau des prés. (MEADOWLARK), Sturnella magna. L, 10-75. Plan che XXVII A.

Traits distinctifs Impossible à confondre avec une autre espèce dans l'est du Canada B figure 47, p. 2

hcations sur le terrain. La poitrine jaune très apparente et un collier noir bien tranct iues sûres. Au vol, les plumes extérieures blanches de la queue et la façon singulièr: voler sont de bonnes indications Le sifflement clair et prolongé de l'étournenu des prés eat car

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Vid. Sur le sol construit avec des herbes sèrhes; le nid est ordinairement en forme de four Habitat. L'est de | Amérique du Nord jusqu'aux confins du territoire cultivé

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La voix claire de l'étourneau des prés est souvent la première indiestion de la venue du printemps. Il arrive en mênx temps, quelquefois mênsx avant le merle et le rouge-gorge, et fréquente les pârurages élevés: on entend alors de très loin du sommet d'un arbre isolé où d'un poteau de el6ture ses accents doux et sonores.

Valeur économique. L'étourneau des prés est l'un des oiseaux les plus utiles au cultivateur, Comme il se tient près du sol, il s'attaque à la plupart des pires ennemis de la moisson. Son alimentation est répartie comme suit : 75 pour cent d'insectes, 12 pour cent de graines de mauvaises herbes, et 13 pour cent de céréales, presque tout recueilli à la fin de l'automne et au

début du printemps, évidemn raison de la pénurie d'insectes à ces époques. Cet oiseau mérite tout à f l'être protégé 506. L'Oriole des vergers RCHAÏ UOLE). / / | f.32. Un petit étourneau ressemblant à loriole d } re (pl XXVIT B), orangé de cet oiseau étant remplacé par un brun de pl \ queut I La femelle sst d’un vert terne et uniforme. £4 jeune mâle e e la femell porg re. Traits: distinct L loration brun de jue et n âl l ent. La femeile 3 értaine ressemblance avec la femelle 4 mais ell d'une forme plus te, et son bec est fin, pointu, et non denté Comparer 53, p. 28).

Indications sur Le terrain. Couleur. taille et Chant à peu près ser i Baltimore, mais la voix plus riche, et il possède certains tra Nid. Composé d'herbes vertes et suspendu À une enfor bre, 4 truction mais pas aussi bien finie ni aussi profonde que | le de Ba Habitat. C'est une espèce plus méridionale que l'ori iltimorc ippara gu ment au Canada sur les rives du lac EÉrit et parfois au nor trér l du lac H L'étourneau des vergers ne se renconti mmuném qu ny frontières sud de l'Ontario ct ses mœurs sont a! lun celles du Baltimore.

507. L'Oriole de Baltimore, (BALTIMORE oRtO1E 1 / L, 7 che XXVII B, Trois distinctifs. Coloration fndicat sur le terrain. Ses taches éclatantes d'orange doré et sa riche v ix de contralto t des marques d'identification certaines Cette espèce ne peut être confondue qu'avec des dus d'un autre habitat,

Vid. Son nid est l’ur riosité de la gent ailée. Il a la forme d'un sac tissé avec des plantes fibreuses, du duvet végétal crins et des ficelles, le tout artistement enlacé et supendu à l'extrémité d'une longue branche inelinée vers la terre. Avec son bec pointu comme une alène la femelle fonce un filament dans la paroi du nid puis, l'ayant saisi par en decans, le tire et | enlace solidepour faire un travail serré, et recon mence ainsi avec un autre filament jusqu'à ce que le nid terminé se trouve tellement bien tricoté, tissé et feutré que malgré qu'il soit balancé à 6 d'une longue branche flexible au milieu des tempêtes des quatre saisons, il demeure

1 sieurs années

lat, Ï t de l'Amérique du Nord en allant au nord jusqu'aux limites des régions bien 1 1 LA

de Baltimore fréquente de préférence les régions découvertes,

parsemées de bosquets avec ça et là, de grands ormes isolés. Le nom de cet eau lui vient de son magnifique plumage orangé et noir, couleurs officieiles lord Baltimore sous le patronage duquel l'Etat de Maryland fut d'abord

colonisé et en l'honneur duquel les premiers colons ont nommé cet oiseau.

Valeur économique. La nourriture de cet oriole se compose surtout Insectes comprenant par ordre de quantité: chenilles, taupins, dont on connaît les larves pestilentielles, hannetons et <auterelles. Il capture très peu de coléoptères rapineurs. Il consomme peu de matière végétale.

Cet oiseau occupe donc une place très importante comme destructeur d'insectes. On l’a quelquefois accusé de gâter les fruits et aussi de piquer le raisin pour en extraire le jus. Ce n'est pas de ce qu'il en extrait que l'on se plaint mais c'est de la quantité de vigne qu'il gâte car il va d’une grappe à l'autre piquant partout le raisin tout en en consommant très peu Cette habitude semble cependant être purement locale et peut n'être qu'individuelle; elle n'a d’ailleurs que peu d'importance sauf dans un pays de vigne. Au Canada, l'oriole de Baltimore s'en va peu après la mi-août et avant que la saison des fruits À l'automne soit avancée, de sorte que les raisins sont ordinairement trop verts pour leur faire envie. Par conséquent bien qu'on ne puisse pas entièrement l’exonérer des accusations portées contre lui, les dégâts causés par l’oriole au Canada ont été certainement très exagérés. Les services rendus par cet oiseau sont constants et importants; quant au mal qu'il peut faire, ce n’est que par moments et c'est peu de chose,

509. Le Mainate couleur de rouille. (rusTY BLACKBIRD, RUSTY GRACKLI). L, 9:55. A peu près de la taille d’un étourneau à ailes rouges, mais tout noir avec reflets verdâtres et des yeux couleurs de Paille. A l’automne, les plumes sont largement bordées d’un ton rouiileux, plus pâle sur la couronne et sur la tête. La femelle est un oiseau

Jresque uniformément gris foncé avec des traces de marques rouilleuses au printemps, ee ls plus étendues chez les deux sexes à l'automne, alors qu'elles forment une calotte rougeâtre et une ligne sourcillière bien caractérisée.

Trails distinctifs, Taille petite relativement À celle du mainate bronzé, la seule autre espèce aux yeux clairs; couleur noire ou teinte rouilleuse uniforme Passant à une ligne pâle au-dessus de l'œil; les yeux sont d'un jaune paille.

Indications sur le terrain. La taille, la coloration et les yeux jaune paille.

Nid. Sur des conifères ou sur le sol; se compose d'herbes ou de mousse.

. Habitat. L'est et le nord de l'Amérique du Nord: couve ordinairement juste au nord des régions cultivées au Canada.

La mainate couleur de rouille se présente chez nous en grand nombr au printemps et à l'automne: il est mêlé pour une large part aux grandes troupes d'étourneaux que l'on aperçoit aux abords des champs et des marais Le nom anglais de ‘Grackle’ qui est ordinairement appliqué aux deux étourneaux aux yeux jaunes (presque blancs) provient sans doute de leur cri aigre et pétillant.

511. Le Mainate bronzé. (cRow BLacKnrRD BRONZED GRACKLE). Quisculus quiscula. L, 12. Planche XXVIII A.

Traits distinetifs. Forte taille, partout d'un noir iridescent; les yeux jaune paille.

Indications sur le terrain. Le Corps tout noir, les yeux jaune paille et la tailie sont de bonnes indications. Quand on l'aperçoit au vol, sa longue queue est tout étalée avec les côtés tournés en haut de façon à former la lettre «U». C'est un trait bien caractéristique qui se dessine tri nettement sur le ciel,

Nid. Ordinairement par groupes sur des conifères: le nid est de stru:ture grossière et compost d'herbe et de boue

Habitat. Toute la zone tempérée de l'Amérique du Nord à l'est des Montagnes Rocheus Le mainate bronzé occupe la section canadienne de l'habitat ot empiète sur celui du mainate pourpri au sud de nos frontières.

SOUS-ESPÈCES. Il Y a trois sous-espèces. Le Mainate br nzé, Q. q. aeneus, est l'oisen canadien. L'oiseau type, le Mainate Pourpre, est un oiseau plus méridional qui n'a pas encore 61 capturé au Canada, bien qu'il devrait se trouver sur nos frontières méridionales: on le reconnait aux plumes du dos qui présentent une iridescence pourprée en demi-cercle. au lieu d'un ton uniforme de cuivre métallique. La troisième sous-espèce apparaît en Floride,

Le mainate bronzé est un ciseau grégaire et se plaît à nicher en compi-

gnie de ses congénères. Il niche de préférence dans les conifères et s'installe souvent dans les haies décoratives des jardins. Avec ses couleurs métalli

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ques et ses Veux jaunes, c'est un oiseaux Magnifique et d'un éclat frappan I se pavane sur le gazon avec une affectation comique +1 des gestes bizarres pendant qu'il laisse entendre ses accents plutôt discordants

Valeur économique. Pendant qu'il habite le Canada, les insectes constituent le 29.7 pour cent de sa nourriture et les matières végétales. le 0.3 pour cent. Les insectes omprennent certmes espèces qui vivent de proie mais pas en grand nombre. La matière végétale ecmprend environ 48 pour cent de grain et de fruits d'arbres forestiers et graines de mauvaises herbes, Une bonne Partie du grain consiste en déchets et les fruits eultivés ne comptent que pour le 2,9 pour cent. D'une façon générale, l'infuence du mainate bronzé est bienfaisante mais 1] ne faudrait pas trop en laisser le nombre s'aceroître. C'est un implacable destructeur de nids et comme tel il ne fait pas bon l'avoir autour de la maison si l’on désire avoir des espèces plus attravantes.

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