FAMILLE —FRINGILLIDÉS.—MOINEAUX., LINOTTES, PINSOXS, OÙ BRUANTS
Description générale. Telle que représentée au C anada, cette famalle est généralement facile 1: reconnaître. Elle se compose de petits oiseaux, il n'y a guère d'espèce canadienne de plus de ; pouces de longueur, avec bec conique non échaneré, se prêtant bien au assage des graines et l'ouverture de la bouche ordinairement tournée en des sous (figures 50, 51, 52 P. 28). Ce dernier trait n'est pas développé au même degré chez toutes les espèces et certains étourneaux d' \mérique, ainsi que nous l'avons déjà dit (p. 163) le possèdent d'une facon prononcer e rarques distinctives qui permettent de les différencier d'aver les moineaux
Traits distinctifs. C'est au bec qu'on les reconnaît le mieux: celui du serin domestique est bien nettement dy type passereau. Les oiseaux qu'on est le plus porté à confondre avec ceux de cette famille sont le goglu (figure 46, p. 8) et l'étourneau ordinaire p. 165) de la farnille précé dente, et les tangaras, de la famille suivante. On peut facilement différencier ceux-ci par leurs couleurs éclatantes (voir à chacun des titres). Les tangaras ont des échanerures aux bords tranchants et à la pointe des mandibules ce qui les rend faciles à reconnaître (figure 53, p. 28) Dan« ua groupe de Fringillidés, les Becs-croisés, les pointes du bec se « roisent (figure 52, p.28); dans un autre, les Gros-Becs, le bec est très gros et très robuste (figure 50, p. 28)
mais ils ont d'autres
Les Passereaux (sparrows) constituent la plus grande et Ia plus importante famille des percheurs et c’est probablement la plus importante famille d'oiseaux du monde entier. On les rencontre partout sauf en Australie et is sont représentés dans tous les habitats, dans les Marais humides, plateaux herbeux et épaisses forêts comme dans les plaines sèches et les régions sablonneuses. Les termes: Moinen , Linotte, Pinson, et Bruant sont à peu près synonymes et s'appliquent à diverses espèces sans égard à leurs rapports mutuels. Le nom de Passereau (Sparrow) a par conséquent une acception très vaste et peut s'appliquer à beaucoup d'espèces différentes en importance ou en valeur. Il est fâcheux que certaine espèce introduite au pays ait été cause de la mauvaise réputation attribuée à toute une vaste famille qui comprend beaucoup de magnifiques et de précieux oiseaux, dont iuclques-uns nous charment par leur chant délicieux. Le caractère le plus typique de cette famille dans l'esprit populaire est une coloration gris terre uniforme, mais elle comprend aussi des oiseaux au plus éclatant plu- Mage et au lieu du simple pépiement du moineau auquel on s'attend d'ordinare, on entend parfois le chant le plus agréable, On peut diviser cette famille en espèce terrestre, espèce des arbres, migrateurs d'hiver et grosbecs. Pour l'observateur superficiel, les oiseaux de la première espèce sont d'apparence terne, mais si on les examine de près, ils présentent souvent de magnifiques harmonies de couleur. L'espèce des arbres est souvent très brillamment colorée, Les migrateurs d'hiver présentent ordinairement
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beaucoup de rouge terne, Les gros-becs que l’on reconnaît tout de suite à leur gros bec robuste (figure 50, p.28) sont vivement colorés. Il ne s’agit pas ici d'une subdivision scientifique, mais ces oiseaux sont tellement dificiles à distinguer par l'amateur que toute classification pouvant lui servi: ne sera pas sans utilité.
514. Le Gros-bec À couronne noire, (EVENING GROSBEAK). Hesperiphona vesperlina. L, 8. C'est un des plus gros passereaux avec un très grand et puissant be: qui est typique chez les gros-becs (figure 50, p. 28). Sa coloration est par larges masses d'un jaune intense avec les ailes, la queue et la couronne noires et une bande blanche en travers de l'aile, La femelle est toute semblable, mais de couleur plus tarne avec des tons cendrés sur tout le corps.
Traits distinctifs. La taille, le bec, et la couleur sont jaunes. 1 mêlé à la couleur cendrée pour être facilement reconnue. I
reconnaître tous les plumages. Pour la comparaison de la f cette dernière espèce.
a femelle garde assez de jaur« jaune où vert-jaunâtre du bec fuit emelle avec le gros-bec des pins, Voir
Indications sur le terrain. La taille et la coloration sont jaunes. Comme c'est un hôte de no: hivers seulement, on ne peut pas le confondre avec d'autres oiseaux.
Nid. Sur les arbres: nid fait de petites ramilles, garni d'écorce, de poils et de radicelles. Le nid a rarement été vu.
Habitat. Le centre et l'ouest de l'Amérique du Nord; au sud le migrateur vers l'Est, mais de façon irrégulière.
SOUS-ESPÈCES. Le gros-bec à couronne noire
long des montagnes. Il «1
comprend une sous-espèce de l'Est, et un autre de l'Ouest; c'est la première, la forme type, qui seule se rencontre dans l'est du Canada Les localités où ce gros-bec de l'Est niche et couve n'ont Pas encore été déterminées avec ex
actitude.
Cet oiseau est seulement un migrateur irrégulier en hiver, dans l'e:t du Canada. Il s'écoule quelquefois des années sans qu'on voie cet oiseau et puis, tout à coup, il se montre partout. Les causes de ses apparition irrégulières n'ont pas été expliquées de façon définitive. Est-ce l'absence de nourriture qui a tenu ces oiseaux éloignés de leurs stations d'hiver, ou bien sont-ils attirés vers d'autres régions par une abondance inaccoutumée d'aliments? C'est ce que l'on ne peut dire, La nourriture est probablement la cause déterminante.
Valeur économique. Le gros-bec à couronne noire, qui ne vient qu'en hiver, ne peut faire que très peu de dommage. Sa nourriture de prédilection, c’est la graine de l’érable du Manitoba, qui demeure pendue aux branches de cet arbre, ou encore le fruit du frêne sauvage. Le fait que l'érable du Manitoba a, dans ces dernières années, été planté en quantité dan: toutes les parties du Canada, peut avoir influé sur les habitudes migratrice. de cet oiseau. Presque tout fruit sec lui est bon et il aime à retirer les pépins de: 1: iles pommes pourries qui pendent aux arbres en hiver. On l'aceu-e d'endoinmager les arbres en arrachant Îles bourgeons: c'est
un peu vrai mais cela ne saurait être la source de dégâts appréciables.
515. Le Gros-bec des Pins. (PINE GROSBEAK). Pinicola en ucleator. L, 9.08. PI che XXVIH B.
Traits distinctifs. À s'en rapporter aux descriptions, on pourrait confondre les femelle:
des pine avec celles des gros-becs à couronne noire, car elles sont toutes d'un gris ét de jaune; mais le jaune chez le gros-bec des pins est plus foncé, surtout sur la tête et le crour d’un jaune citron plutôt que clair et qui recouvre la coloration du corps au lieu d'avoir l'air du laisser deviner en dessous. Le bec foncé de l'espèce est également distinctif.
Indications sur le terrain. La taille, le bec foncé du gros-bec et la coloration rouze des mâles aduites La plupart des oiseaux qui visitent le Canada ont la iivrée terne des femelles, de là vient que l'eitet général est celui d’une bande de £ros olseaux, couleur ardoise mate, Passant à un jaune chaud «1 tête et le croupion, vue sous une lumière favo
able et accor née À l'occasion de quelques individus rougeâtres. Les notes ordinaires de cet « au sont d'une lesse et d'une finesse ridicules 1x un gros oiseau, bien qu'on lui connaisse aussi un sifHement clair et
retentissant
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Nid. Sur ies arbres conifères; fait de
Habitit. En tant qu'espère, son territoire se borne aux régions du nord boréal. Le gres-bec des pins du ( ‘anada couve dans les forêts de conifèr. rivière Mackerzie; ses migrations vers les régions colonisées n'ont lieu «
SOUS-ESPÈCES. II Y en a plusieurs au Canada, l'in Canada—-Pinicola enucleator lencura—Ætant le seul qui puisse
Ces oiseaux sont des hôtes irréguliers venant du nord en hiver présence cliez nous ne peut que rarement être prévue, | apparaître pendant l'hiver dans n'importe Is fréquentent les arbres conifères, ma les petits fruits du frêne
ramilles et de radicelles
de l'hémisphère es du nord, à l'ouest de ln ts'en hiver,
dividu de l'Est le KE
ros-bec des pins du figurer dans le cac
ire du présent ouvrage.
Leur en qu'ils puissent quelle localité de l'est du Canada.
is ont aussi beaucoup de goût pour uvage, du sorbier et aussi du sumac.
Valeur économique. Comme le gros-bec des pins passe l'été d forêts du Nord et ne visite qu'en hiver les régions coloni peut causer se réduisent à fort peu de chose, qu'on laisse perdre et qui pend aux arbres, si | mique est absolument négligeable. On l'a accusé de détruire les graines des fruits, mais le mal qu'il fait ainsi est minime. Il y a toutes les meilleures
raisons du monde pour protéger cette espèce, qu'on ne peut accuser de rien de sérieux.
ans les sées, les dégâts qu'il
I mange du fruit sauvage en que son influence écono-