Le Pinson Pourpré. (PURPLE FINCH) che XXIX A
Traits distinctifs. La taille et la coloration générale du mâle sont distinetives des raies d'un brun olive, mais l'uniformité &trérale de la teinte olive bondance des raies en dessous sont tout à fait Caractéristiques. Le b la taille de l'oiseau que chez les autres espèces, le gros-bec excepté.
Indications sur le terrain. La taille, 1a coloration générale: pariois une 1
Pinson et le petit gros-bec des pins, et un chant très frappant; telles sont sur le terrain,
Nid. Dans les arbres conifères; nid fait de brindilles, d'herbes et de radicelles,
Habitat. En tant qu'espèce le pinson Pourpré occupe toute l'Amérique entre le Canada. Dans l'est du Canada, il va au nord jusqu'à l'extrème limite de Le long des confins méridionaux c'est un hôte régulier d'hiver qui couve | au nord.
SOUS-ESPÈCES. Le piison pourpré est représenté par deux sous-espèces, l'individu de l'est du Canada, le pinson pourpré de l'est, est le type de l'espèce,
. Carpodacus purpureus. L, 6:22, Plan-
La femelle à dans cette coloration et l'aee est plutôt plus gros pour
essembhlance entre ce les meilleures indications
Mexique et le * la colonisation établie.
à moins souvent que plus
Le pinson pourpré, malgré son nom, n'est pas du tout pourpré: la couleur ‘‘magenta ” (rose violacé) décrirait mieux sa coloration. C'est un de nos meilleurs chanteurs et on le met parfois en cage Pour cette raison. Comme ses congénères, le gros-bec des pins, et les becs-croisés d'Amérique une fois en captivité il perd le beau rouge de son plumage et revêt un jaune vermeil si particulier et caractéristique que des oiseaux s'envoler de la cage se reconnaissent à première vue. Le chant ect une suite continue et claire de sons mélodieux comme ceux que module le fameux viro gris-olive, mais d'une exécution plus rapide. Le en automne, chante presque aussi bien que l'adulte,
qui ont réussi à
jeune mia
Valeur économique. Le pinson Pourpré se nourrit surtout
de bourgeons et de fruits. Le nombre de fruit
s qu'il mange dans l'est du C
anada est insignifiant vu que cette espèce d'oiseaux n'est pas nombreuse en été dans les localités où l'on cultive les arbres fruitiers. Cet oise iu quitte les Confins méridionaux et se rend dans les Parages moins cultivés dans la saison de la couvaison. Les fruits qu'il prend sont principalement ceux que l’homme a dédaignés et laissé perdre, des fruits sauvages dont à est friand tome ceux du frêne sauvage et du sorbier. Le proces q.'on lui fait à cau-
se des bourgeons qu'il mange est plus sérieux, mais n’a pas été jusqu'ici appuyé par autre chose que des affirmations générales et non par le résultat d'un examen de l'estomac des oiseaux. 11 se peut que, parfois, le pinson pourpré fasse des dégâts considérables en certaines localités, en picotan! les bourgeons à fruits de l’année suivante: mais il reste À prouver qu'il fai assez de tort de cette façon pour nuire à la récolte des fruits.
520. Le Moineau domestique. (House SPARROW). Passer domesticus. L, 6.50 Planche XXIX B.
Traits ur né La bavette noire du mâle est distinctive. Les femelles ont une légère 1: dication de la couleur olive et pourraient se prendre pour la femelle du pinson pourpré, n'était qu'elles n'ont pas de raies en dessous. La femelle, ou les plumages d'automne du goglu, font un peu penser à ce plumage, mais les raies très prononcées en dessus et la couleur jaune générale sont tout à fait caractéristiques du goglu. Un peu d'attention donnée à l'espèce dans nos rues et dans nus cours de fermes suffira À empêcher qui que ce soit de prendre cette espèce pour aucune autre.
Indications sur le terrain. Les notes caractéristiques et le gazouillement du moineau domest ique seront toujours la meilleure indication sur le terrain pour le reconnaître.
. Habitat. À l'oi 118 son territoire comprenait toute l'Europe et la plus grande partie de l'Asi Aujourd'hui il est daus toute l'Amérique du Nord jusqu'aux confins des parties colonisées.
Cet oiseau n'est pas originaire d'Amérique, mais c’est un des produits les moins enviables qu'on ait importés d'Europe. Malgré son habitud: bien connue de manger du grain il fut introduit en Amérique en qualité de destructeur de chenilles. En effet, à l'instar de la plupart des oiseaux qui quelquefois mangent des chenilles, le moineau en mange, maïs à cet égard il n'approche pas de la capacité des espèces qu'il a évincées. Comme c’est un oiseau des villes et des cours de fermes, son activité se donne carrière surtout dans les localités où il y a abondance de nourriture pour les non-insectivores, c'est-à-dire de déchets de cuisines, de grains qu'on laisse perdre, ete En automne il se livre à des excursions à la ‘ampagne et visite les champ en grandes bandes, surtout après les moissons quand il reste beaucoup de grain perdu par terre; quelquefois il arrive avant la moisson et alors il cauce de grands dégâts. Son régime d'alimentation est donc nuisible et ne <e conforme pas aux circonstances extérieures, si bien que dans un règlement de compte, c’est en faveur de l'oiseau que le bilan s'établirait. Les trois principaux griefs qu’on fait valoir contre le moineau domestique sont les suirants:—il évinee des espèces plus utiles que la sienne: il salit les alentour. des maisons; on le suspecte de propager les maladies des ciseaux de bac cour.
Les moineaux domestiques chassent les autres oiseaux de trois façons: en monopolisant les provisions alimentaires; en s'emparant des places pour leurs nids; par leurs mœurs querelleuses et batailleuses. Pendant le ur ps de la couvaison, quand les petits reçoivent leur becquéc, les moineuux et d'autres espèces se font concurrence pour la nourriture à donner à leurs petits, c’est-à-dire pour les mêmes insectes (les petits de tous les passereaux demandent des insectes, bien que ceux de l'espèce présente ne soient pas longtemps purement insectivores). Jusqu'ic peut-être les moineaux pourraient passer pour être aussi utiles que les individus qu'ils évincent, mais la plupart des oiseaux évincés sont de perpétuels chasseurs d'insectes, tandis que le moineau ne l’est que temporairement. Aussitôt que les de“’oirs de la couvaison sont finis ils retournent aux déchets et aux matières qu'on laisse perdre et leur importance baisse d'autant, tandis que Îles oiseaux évincés continuent à rendre des services pendant toute la saison. Les moineaux domestiques restent avec nous pendant tout l'hiver, ne montrant aucune
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disposition à émigrer, aussi sont-ils sur le terrain dès les premiers jours du printemps et, lorsque arrivent nos hôtes d'été, oiseaux originaires du pays
presque tous plus où moins migrateurs, soit comme espèces soit conime individus) ils trouvent déjà prises toutes les meilleures places pour y mettre leurs nids. La difficulté qu'on trouve à écarter les moineaux des uchoirs est la meilleure preuve de l'état de choses cn question. Il: sont odcrelleurs, en outre, et quoique, une fois établies, ln plupart des espèces natives soi:nt très capables de résister aux agressions, ils n'aiment pas le perpétuel état de guerre où les fait vivre le voisinage du moineau anglais. I st bien plus facile de l'éviter que de le combattre, De là vient que peu d'oiseaux d'autre espèce se soucient de vivre dans leur voisinage, Les nids sont grands, massifs, des amas malpropres de paille et d'herbe, et l'habitude qu'ont ces oiseaux de boucher les tuyaux de gouttières, les rend très désagréables. Pour ajouter aux inconvénients provenant des nids des moineaux domestiques, la réunion de ces oiseaux en nombres considérables, pendant toute l’année, dans des coins abrités sous des corniches ct des porches,entraîne des accumulations d'ordures qui irritent les habitants des maisons. De nos jours un des importants problèmes de l'architecture consiste à imaginer des détails satisfaisants et qui ne fourniront aucun abri aux moineaux dont les saletés défigurent les moulures les plus soignées et finissent par désagréger les matériaux dont l'édifice est composé. Le dernier grief, celui de colporter les maladies, n’est pas le moindre de ceux qu'on fait à cette espèce. Le fait de picoter familièrement avec les poules et celui de voleter en liberté d’une basse-cour à l’autre donnent à ces moineaux toute facilité pour être des colporteurs de maladies, La chose, il est vrai, n'a pas encore été absolument démontrée, mais qu'elle soit possible et même probable, cela est assez évident. C'est une circonstance bien instructive que les dimles sont de nos jours sujettes aux ravages de certains boutons qui se sont propagés rapidement dans notre pays, alors que dans certaines îles côtières du Massachusetts, d'où le moineau anglais est absent, le dindon s'élève aussi facilement qu’autrefois.
Il n’est pas douteux que l'introduction en Amérique du moincau domestique a été une erreur. Il était déjà connu dans son pays d'origine comme une espèce peu recommandable, et nullement propre à l'usage auquel on le destinait en l'important en Amérique. Dans ce pays, éloigné de tout ‘e qui pouvait enrayer ses défauts et le tenir en dépendance, il a multipaé au delà de toute raison et, si ses mœurs les plus eritiquables ont empié, ses Moins mauvais côtés ne se sont guère perfectionnés, Quoi qu'il en soit, le moineau domestique est ici pour y rester. On a légiféré contre lui, de grosses sommes ont été dépensées pour le tenir en échec. rien n'y a fait. Des mesures locales ont été prises pour en réduire le nombre, de temps à autre, mais elles n’ont servi qu'à attirer du dehors de nouvelles hordes quand l'effet de ces mesures s’est épuisé.
De constants efforts maintiendront le nombre de ces oiseaux en de certaines limites, mais ces efforts devront s'étendre À tout le continent si l’on veut en finir avec cette malfaisante engeance. Des pièges, du poison, une destruction systématique des nids seront les mcilleurs moyens d'en venir à bout. L'effet du poison est certain, mais il faut faire attention de ne s’en servir que dans les saisons et les lieux où aucune autre espèce ne puisse avoir accès. Les pièges faits de fils de fer et toujours en place, prendront
OPA EEE À LORD DRR EE Mn LD à
un grand nombre de ces oiseaux à la fois et donneront pleine satisfaction Un bon modèle de ces piéges a été décrit par la Commission biologique « Etats-Unis, dans le Farmers’ Bulletin n° 403.
521. Le Bec-croisé d'Amérique. (crosssiLL). Loria curvirostra L, 6-19 « Un passereau de taille moyenne ave le prolongemeut des deux bouts du bee qui s'en croisent quand le bec se ferme (figure 52, p, 2$). Le mâle d'un ro ge terne, < ms brill au croupson; les femelles et les jeunes sont semblables avec le rouge remplacé par du ver dâtre où du jaune. Pas de barres sur les ailes
Traits dishinctifs. Ce bec entre-croisé est distinctif de cet oiseau, l'absence de la barn sur l'aile indique l'espèce.
Indications sur le terrain. C'est un petit oiseau d'hiver qui arrive souvent en grandes Les notes de sa voix sont À peu près semblables les des chardonnerets, mais 4 int font voir une coloration rouge. Habitudes de grimper à la façon des perroquets
Nid. Ordinairement dans les arbr: conifères; nid fait de brindilles et d'herbes, garni mousse et de radicelles
Habitat. . Les forêts de conifères duns Les deux hémisphères. Le bec croisé d \mérique cuve au nord des lieux colonisés et très populeux, au sud des montagnes, à l'Est et à l'Oucat La prix est irrégulière en hiver dans le sud du Canadu
SOUS-ESPÈCES. Le bec-croisé d'Amérique est une sous-espèce du bec-croisé, une « de l'ancien comme du nouveau monde, et porte le nom en trois mots de Lorig curvirostra mur
Les bees-croisés sont également des oiseaux qui descendent irrégulio. rement du nord vers le sud du Canada, en hiv r, reviennent d'habitudk pendant plusieurs saisons successives, et puis ne reparaissent plus de bien des années.
Valeur économique. Cette espèce se nourrit presque entièrement de graines de conifères : -pins, sapins du Canada, et cèdres; des baie: «di douce-amère grimpante et aussi des pépins de pommes pourries qui pen aux arbres. La vitesse et l'adresse avec lesquelles ces graines sont retirée. di- cônes de pins nous feraient croire que le bec-croisé est nécessair pour ce genre d'opération jusqu’au jour où l'on découvre que l'espèce üu normal peut faire la même chose avec la même facilité.
522. Le bec-croisé à ailes blanches. (WHITE-WINGED CROSSBILL), Loxia li Et L, 6-05. Semblable à l'espèce pré édente, mais avec des barres blanches « alles
Traits distinetifs. D'une coloration peut-être un peu plus brillante que le bec-croisé 11
rique, mais avec des modifications considérables de teinte et de nuance. Les barres blanche de l'aile et le bec-croisé sont toujours distinctifs
Cet oiseau est si semblable au précédent par ses mœurs et par ses visites qu'aucune discussion du sujet n’est nécessaire,
GENRE—ACANTHIS.. SIZERINS. L, 5-5.50.
Description générale. Ce sont de petits passereaux au bec court et aiguisé: une cour calotte d'un cramoisi mat, une tache d'un noir diffus sur le menton: le dos et les flancs raies brunes, cendrées et blanches. Les miles adultes ont la poitrine d'un rose pile, le e+ plus où moins teinté de rose; une idée de cette teinte se montre en d'autres plumages.
Traits distinctifs. La petite calotte cramoisie est toujours distinctive. Nid. Dans des buissons plutôt bas: nid fait d'herbes garni de poils, de peau de ! sn ou de renard. de plumes ou de duvet vég tal.
Habitat. R'xiors circompolaires et arctiques pour la coux aison, émigrant vers le Sud assez irrégulièrement en hiver.
[I y a dans l'est du Canada deux espèces de sizerins lesquell divisent en cinq sous-espèces, toutes si pareilles les unes aux autres qu faut une expérience toute spéciale pour les différencier ave exactitude La
une de démarcation des espèces est très subtile, les sous-espèces se mélannet, comme il y a des modifications considérables quant aux individus cauant à l'âge, c'est seulement par une attention donnée aux petits dé. als qu'on peut les distinguer.
Les traits distinetifs sont donnés plutôt comme des indications que conne des différenciations définitives,
Faleur économique. Voir le sizerin à tête rouge,
527. Le Sizerin de Hornemann. (HORNEMANN'S REDPOLL), Acanthis hornemanni. L,5 Ceson des sizerins de couleur claire, avec un croupion blane où ros et sans tache Les adultes ont des plumes dont les bords sont clairs si bien qu'un oiseuu typique ressemble à un sizerin ordinaire vu À travers un voile blane
Traits distinctifs. Le croupion sans tache est le caractère le plus constant et le plus facile à reconnaître.
Habitat, Les régions arctiques et sousarctiques de l'hémisphère boréal. Le sizerin du Groenland couve dans l'Europe arctique, le Groenland et peut-être duns l'Amérique voisine. Le sizerin blanc couve dans l'Amérique, à l'est vers l'I ngava et dans l'Asie adjacente.
SOUS-ESPÈCES. Le sizerin de Hornemiann comprend deux sous-espèces en Amérique 10 individu de ‘sonne taille, le sizerin du Groenland, l'individu type: et le sizerin blane, A, À. endipes,
Ils se distinguent très facilement l'un de l'autre par la taille, le Premier ayant une aile de 3 pouces T et le second de 3 seulemnnt
Par leurs mœurs générales ces oiseaux se rapprochent tant de l'espèce suivante, Gi est d'ailleurs bé aucoup plus commune, qu'une discussion spécale n'est pas nécessaire, Cette espèce est en général si rare dans les districts colonisés que toute identification des individus doit se faire avec de grandes précautions. Pendant certains hivers cette espèce arrive en nombre plus où moins grands, avec de grandes bandes de sizerins ordinaires, Mis in V a aucune régularité dans leurs visites.
528. Le Sizerin à tête rouge. (REDPOLL LINNET). Arcanthis linaria, L, 5-55 Cet un sizerin plutôt foncé, avec un Croupion plus où moins fortement ravé et imper eptblement lustré de blane aits distinctifs. Le croupien rayé est le trait le plus facil ment reconnaissable. fabitat. Le nord de 1 hémisphère boréal. Le sizerin COEUR Ccouve partout dans les régio.# du nord du continent américain: dans les régions du sud, il couve dans l'est jusqu'au golfe du Saint-
iurent. Le sizerin de Holboli rouve en Amérique dans les îles arctiques de l'Ouest, et le grand t&erin couve dans le Groentand
SOUS-ESPÈCES. L espèce comprend trois sous-espèces: le gsizerin comtnun, Acanthia Nnaria, qui est le plus commun de fait comme de nom: le sizerin de Holboll. À. L holboelli, un peu plus grand: et le zxrund sizerin, AL. rostrata, le plus grand de l'espèce. Il y a »s différences, visibles à l'œil du connaisseur, dans les becs et les détails de la coloration, it prendre, la taille est le meilleur critérium, bien qu'il ne faille Pas trop s'y fier, eur il
ait parfois des méla + entre les sousespèces. L'aile du Sizerin cominaun devrait être de 2 “es 9, celui du Ho de 3 pouces, avec un bec légèrement plus long, et elui du grand sizerin le 3 pouces :5, avec ux bec plus court et plus gros. Cependant, quand on identifie des sizerins, il viendi le se rappeler que le sizerin commun est le seul qu'on ait quelque chance de rencontrer: ne autre caractérisation ne devrait se faire qui ne fût pas appuyée de l'opinion d'une autorité.
Avec plus où moins de régularité nos champs d'hiver et nos terrains indonnés sont envahis par d'immenses bandes de petits moineaux qui ourrissent des bonts de mauvaise herbe qui émergent de la neige, ou jui perchent sur les arbres un peu bas et dans les buissons d’alentour. | De ette foule s'élève un gazouillement continu sortant de ces petits gosiers, on pas qu'un seul de ces oiseaux produise un chant, au sen propre du mot, mais tous ensemble ils font une musique en sourdine qui est certainement agréable à entendre. Les corps arrondis duvetés et couverts de pumes, la petite calotte richement cramoisie. et parfois quelque rayon rose parti de ces poitrines et du croupion, disent assez que ce sont des siz:
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