SOUS-ORDRE— CEPPHI. PLONGEONS ET PINGOUINS
FAMILLE GRAVIID.*;. PLONGEONS.
Description générale. Les plongeons sont de grands plongeurs avec un bec droit, très pointu et avec des pattes très palmées, (figure 2, p. 19). A l'état adulte ils ont des couleurs dont les dessins forment des contrastes frappants, généralement noirs et blancs.
Traits distinctifs. Plus grands que des canards et le cou plus court que celui des oies. Ces traits-là et le bec si effilé et pointu sont distinctifs. La queue plus en évidence que chez les grèbes.
Indications sur le terrain. Taille, longueur du cou et bec. Pendant le vol les pattes sont entraînées derrière la queue.
Nid. Sur les rivages bas, dans le voisinage immédiat de l'eau où ils peuvent plonger directement dans l'eau depuis leur nid.
Les plongeons sont peut-être des plongeurs supérieurs encore aux grèbes mais ils s'enlèvent moins facilement sur l'eau et, sauf par une bonne brise, qu'ils peuvent affronter; ils doivent battre longtemps l'eau de leurs ailes avant de s'envoler.
Valeur économique. Leur nourriture se compose presque entièrement de poisson, mais, vu le petit nombre de plongeons qui se trouve d'habitude dans une localité donnée, leur importance économique est insignifiante.
Genre — Gavia. Plongeons.
7. Le Plongeon à collier, le huard. (common loon). Gavia immer. L, 32. Planche I B.
Traits distinctifs. Le plongeon à l'état adulte est facile à distinguer des autres plon-
feons par sa coloration bien marquée, mais les jeunes sont un peu plus difficiles à différencier, la taille et l'absence de tache sur le dos le distingueront du plongeon à cou rouge avec lequel on le confond très facilement.
Indications sur le terrain. Taille et dos non taché des jeunes, comme ci-dessus. La plupart des plongeons qu'on voit dans nos lacs intérieurs appartiennent à cette espèce.
Nid. 'Tout près de l'eau sur les rives marécageuses ou rocheuses de lacs intérieurs, là où, à la moindre alarme, les plongeons peuvent filer droit sous l'eau. Le nid, plutôt massif, est bâti avec des matières végétales en décomposition.
Habitat. A travers tout le Canada, couvant partout où les conditions s'y prêtent, y séjournant souvent pendant l'hiver jusqu'au moment où la glace ferme les eaux.
La plupart de ceux qui fréquentent nos rivières et nos lacs connaissent bien le rire strident du plongeon. Le plongeon a un autre cri qui commence bas, s'élève haut et tombe subitement avec des notes fortes et perçantes. L'oiseau est souvent bruyant la nuit ou au moment d'un orage, et les oiseaux s'appellent souvent et se répondent d'une rive à l'autre.
A cause de l'envahissement continu de la colonisation et du dérangement qui s'ensuit pour les nids, le plongeon est devenu plus rare en ces dernières années, et, dans plus d'une de ses anciennes retraites, on ne le voit plus guère aujourd'hui que dans le temps de la migration. Il reste, toutefois, un grand nombre de lacs solitaires dans le nord inhabité où les plongeons peuvent vivre et nicher sans être dérangés et il n'est pas à prévoir
que cette espèce si pittoresque disparaisse prochainement. Des mesures protectrices encouragées par xme opinion publique plus éveillée viendraient sans doute regarnir nos lacs et nos étangs de ces hôtes d'été et augmenter le nombre des hôtes de simple passage.
Valeur économique. Bien que le plongeon soit un gros oiseau, la largeur de son gosier n'admet que des poissons de relativement petite taille. Ce fait mis en rapport avec le petit nombre d'oiseaux des lacs peu étendus et la masse immense de poissons des très grands lacs, rend les ravages que peuvent commettre les plongeons sans importance économique quelconque. L'espèce ne devrait donc pas être condamnée à la destruction.
11. Le Plongeon à gorge rousse, (rbd-thboatkd loon). Gavin SteUata. L, 25. C'est un plongeon plus p)etit que le huard, et qui ne présente pas le contraste intense de la coloration noue et blanche du dos. Sa tête et son cou sont gris, et les adultes en été ont au cou une plaque d'un rouge marron.
Traits distinetifs. Les sujets adultes peuvent se distinguer du plongeon commun par la taille et la coloration, comme ci-dessus. Les jeunes peuvent se reconnaître à leurs dos finement tachetés qui se distinguent des lignes légèrement grises du plongeon à colUer.
Indications sur le terrain. TaïUe et coloration du dos.
Nid. Habitudes de couvaison semblables à celles de l'espèce précédente.
Habitat. Répandu sur tout le Canada; rare dans l'intérieur, plus commun sur les côtes. Niche dans l'est depuis le nord de l'Ontario, le Québec central et le Nouveau- Brunswick vers le nord.
Valeur économique. La même que pour le plongeon à collier mais moins importante parce qu'il est moins répandu.
FAMILLE ALCID.S!. PINGOUINS, GUILLEMOTS ET MACAREXJX.
Description générale. Cette famille se compose d'espèces exclusivement maritimes, qiii ne se rencontrent que rarement ou par occasion sur les eaux douces. Bien qu'elle soit dans son élément sur l'eau elle se tient droit sur terre ferme et marche avec beaucoup plus d'aisance que le grèbe ou le plongeon. Le bec est sujet à plus de variations oue celui des familles précitées, puisqu'il va du bec droit, eflSlé des guillemots jusqu'au bec tr^ comprimé des macareux.
Traits distinetifs. La forme caractéristique du plongeur combinée avec les pattes palmées et l'absence de pouce (figure 12 p. 21).
Indications sur le terrain. Ressemblance générale avec les canards, mais leur cou court et leur bec pointu, quelquefois profond et étroit, sont caractéristiques.
Nid. Couvent en nombreuses compagnies, souvent d'espèces mixtes, sur des îlots rocheux ou sur des falaises battues par la mer. Ne font pas de nid mais déposent leurs œufs sur le sol. Leurs œufs sont extraordinairement gros, vu la taille de l'oiseau, et tout à fait en forme de poire, ce qui fait qu'ils roulent en cercles plutôt qu'en droite ligne et ainsi risquent moins de tomber des rebords nus et rocheux qui leur servent de nids.
Habitat. Le long de nos rivages maritimes, des linutes méridionales jusqu'au pôle arctique. Ils ne sont qu'occasionnellement sur les eaux douces, bien qu'ime espèce ait fait quelquefois des migrations anormales et soudaines vers les grands lacs inférieurs.
Cette famille fréquente la pleine mer, ne venant au rivage que pour nicher. Ces oiseaux diffèrent des autres plongeurs en ce qu'ils se servent d'habitude de leurs ailes sous l'eau tout comme pour voler. Sur la côte du Labrador leurs œufs ont, dans le passé, beaucoup servi aux pêcheurs comme nourriture.
Valeur économique. Ne mangeant pas autre chose que les plus petits poissons et les crustacés pris en mer, où les quantités en sont considérables, ces oiseaux ne peuvent faire aucun dommage.
Sous-famille — FratercuUnae. Macareux.
Genre — Fratercula. Macareux.
13. Le Macareux arctique, le perroquet de mer. (puffin.) Fratercula arctica. L, 13. Le macareux est un petit plongeur assez grotesque, noir en-dessus, blanc en-dessous et avec une face grise. Il est remarquable par son bec qui est ridiculement profond et aplati, presque aussi haut que long et fort en couleurs de rouge et de jaune.
Traits distinctifs. Le bec est toujours caractéristique.
Indications sur le terrain. Le bec peut être distingué d'aussi loin que l'oiseau vivant peut s'apercevoir.
Nid. Couve dans les crevasses et les fentes des falaises rocheuses, ou se terre dans le sol d'îlots déserts. Le long de la côte du Labrador il y a plusieurs îles dites «Aux Perroquets» à cause du grand nombre de ces oiseaux qui couvent dans ces jjarages. Malheureusement les dégâts qu'y font les pêcheurs ont lamentablement réduit le nombre de ces oiseaux, et à moins de mesures protectrices en leur faveur ils disparaîtront bientôt.
Habitat. Les macareux sont répandus le long des rivages maritimes des deux côtés de l'Atlantique depuis le Canada et l'Angleterre jusqu'à la zone arctique.
La vue seule de cet oiseau suffit à reconnaître la justesse du surnom de perroquet qu'on lui donne. A l'inverse d'autres plongeurs il se tient debout sur ses doigts et montre une grande agilité dans ses mouvements.
Sous-famille — /ïlthiinae. Petits Pingouins, Guillemots nains, Guillemots.
Genre — Ceppkus. Pigeons de mer.
27. Le Guillemot noir, le pigeon de mer. (black Guillemot). Cepphus grylle. L, 13. En été le guUlemot noir est un petit plongeur, noir comme du charbon, avec de longues plaques blanches aux ailes et des pieds rouges. En hiver, les parties de dessous sont blanches et les plumes de dessus sont noires mais avec des taches blanches. Les ailes ne changent pas en été.
Traits distinctifs. En été l'espèce ne peut pas se confondre avec une autre. En hiver, la taille et la coloration des ailes sont presque tout aussi caractéristiques.
Indications sur le terrain. Les traits susdits sont des indications sur le terrain, facilement reconnaissables.
Nids. Dans les cavités de rochers ou dans quelques ouvertures de talus raboteux au pied des falaises.
Habitat. Le guillemot de l'Atlantique est commun le long de notre côte de l'Atlantique, mais n'est vu que rarement ou même jamais dans l'intérieur des terres.
SOUS-ESPÈCES. Il y a deux sous-espèces du guillemot noir au Canada. Le guillemot de l'Atlantique qui est l'oiseau type, et le guillemot Mandt Cepphus grylle mandti, race du nord habitant les régions polaires et qui se distingue par les couvertures entièrement blanches de l'aile, jusqu'à la base, au lieu d'y avoir une barre noire dissimulée. L'Union américaine des Ornithologistes donne dans son catalogue cet oiseau comme formant une espèce propre, mais il conviendrait de n'y voir qu'une sous-espèce.
Le guillemot noir est un des habitants les plus communs de notre rivage maritime où il est reconnu de tous ceux qui le fréquente. Il vit moins en troupes que les autres membres de la famille et niche d'habitude tout seul et non en colonies, quoique parfois ces oiseaux se réunissent dans certaines localités, attirés par une communauté d'intérêts.
Sious-famille — Alcinae. Pingouins, Guillemots.
Genre — Uria. Guillemots.
30. Le Guillemot ordinaire, la mormette. la marmette. (commun murre). Uria troille. L, 16. Ce guillemot est blanc en dessous pendant l'été, avec la tête et le cou foncés, couleur fumée, brun de phoque. Le dos et les ailes sont noirs. En hiver la gorge est de couleur claire voilée de plus ou moins de gris, et le brun est remplacé sur la tête et le cou par du noir estompé de gris surtout sur la gorge.
Traits dislinctifs. Le guillemot ordinaire ressemble beaucoup au guillemot de Brûnnich et au pingouin commun. Il peut être différencié, en été, d'avec le premier par la coloration brun pâle de la tête et du cou, et par le fait que le derrière du cou n'est pas plus foncé que le devant. En toute saison il a un bec un peu plus long et plus faible que celui du guillemot de Briinnich. On peut le distinguer du pingouin par le bec qui n'est pas sensiblement aplati ni profond.
Indications sur le terrain. Taille du bec et coloration du cou, telles sont les seules indications sur le terrain qu'on puisse donner pour distinguer les deux guillemots, et à l'état vivant, ces indications ne peuvent être remarquées que grâce aux plus favorables circonstances. Ces oiseaux nagent, dit-on, avec la queue à fleur d'eau et non relevée comme celle du pingouin commun. La différence entre le bec de ce pingouin et celui du guillemot est tr^ facile à constater en temps ordinaire.
Nid. Ils couvent en nombreuses colonies dans les roches, ne font pas de nids et ne" pondent qu'un œuf.
Habitat. Abondent le long de la côte maritime de l'est, ne sont jamais, ou très rarement, trouvés dans l'intérieur des terres sur l'eau douce.
SOUS-ESPÈCES. Le guillemot ordinaire habite les parages du nord des deux océans, le Pacifique et l'Atlantique, étant représenté dans chacun d'eux par différentes sousespèces. Le guillemot de l'Atlantique offre le spécimen tjrpe et c'est naturellement celui qu'on rencontre sur nos rivages de 1 est.
Le nombre de guillemots qui occupent une falaise à nids est quelquefois extraordinaire. Sur le bord des crêtes rocheuses ils se pressent les uns contre les autres comme des lignes de soldats, et ressemblent à ces files de pingouins dont les images nous sont familières.
31. Le Guillemot de Briinnich. (thick-billed oaiLLEHor). Uria lonwia. L, 16-50. Ce guillemot est presque exactement semblable à l'espèce précédente.
Traits dislinctifs. La tête et le cou sont plus foncés et d'un brun plus riche, sans la teinte fumée du guillemot ordinaire, et le cou est un peu plus foncé derrière que devant. Le bec est un peu plus gros et sensiblement plus court et plus massif que celui du guillemot ordinaire.
Indications sur le terrain. Bec plus court, plus gros; la coloration de la tête et du cou aidera, si la vue en est exceptionellement claire, à distinguer cet oiseau vivant du guillemot ordinaire. Bec tranchant et effilé au lieu d'être émoussé et profond; queue non redressée en nageant; tout cela servira à le distinguer du pingouin commun.
Nid. Comme dans l'espèce précédente.
Habitat. Un peu plus au nord que celui du guillemot ordinaire.
SOUS-ESPÈCES. Le guillemot de Briinnich se rencontre sur les océans Pacifique et Atlantique mais comme des espèces distinctes. Notre spécimen de l'est est l'oiseau tjrpe et s'appelle le guillemot de Briinnich.
Le guillemot de Brûnnich est le seul membre de cette famille qu'on trouve sur les grands lacs. Ces oiseaux sont parfois venus par centaines sur les lacs Ontario, Erié, et sur les eaux tributaires de ces lacs à la fin de l'automne et au commencement de l'hiver; ils étaient tous faméliques et aucun ne semblait devoir survivre ou retourner vers leurs demeures maritimes. Leur présence là est encore inexplicable.
Genre — Alca. Pingouins.
32. Le Pingouin Commun, (razor-billed atik.) Alca tarda. L, 16-50. Le pingouin commun a la même apparence générale que les deux dernières espèces.
Traits dislinctifs. Le bec est très profond et aplati (quoique pas autant que celui du macareux arctique) ; il est donc facile à distinguer du guillemot, siirtout en été lorsqu'iine ligne blanche réunit l'œil et la base du culmen et que le bec est traversé par une bande blanche près du bout. Le bec du jeune oiseau d'hiver est moins caractéristique, mais peut tout de même se distinguer de celui des guillemots.
Indications sur le terrain. Bec plus profond et, quand il nage, sa queue redressée en éventail est un admirable point de mire.
Nid. Semblable à celui des deux espèces précédentes, mais ceux-ci se réunissent moins par groupes.
Habitat. Fréquente nos rivages de l'Atlantique jusqu'au pôle.
Genre — Plautus. Grand Pingouins.
33. Le Grand Pingouin, (great auk). Plautus impennis. L, 30. Le grand pingouin était le plus grand des plongeurs américains. Les ailes étaient de dimensions tellement diminuées que tout en pouvant servir de parfaites nageoires, elles étaient autrement fort inutiles, et laissaient l'oiseau incapable de voler. Comme cette espèce est aujourd'hui éteinte il est inutile de la décrire plus au long.
Cet oiseau s'était si bien fait à la vie aquatique que le vol ne lui était plus nécessaire, et c'est ainsi que ses ailes avaient fini par le réduire à des nageoires pareilles à celles des pingouins du pôle antarctique et qu'il ne lui était plus possible de voler. Bien qu'il pût vivre dans la mer aussi bien qu'un poisson ou un animal marin quelconque, la terre lui était tout aussi nécessaire qu'à tout autre oiseau en vue de sa reproduction. Mais même ainsi, s'il avait habité l'extrémité du pôle pour le temps de la couvaison, il aurait pu survivre; mais des rochers solitaires et écartés, des îlots le long des îles britanniques et du côté américain de l'Atlantique, étaient les lieux où il nichait, et il se trouvait être en même temps sur la route des bateaux de hardis pêcheurs qui dès les premiers temps de notre histoire se pressaient sur nos rivages. Pour ces pêcheurs les innombrables milliers de grands oiseaux habitant les îlots dans le voisinage immédiat de ces pêcheries et si incapables de se protéger sur terre qu'on pouvait les tuer en masse avec des bâtons et des gourdins, constituaient un irrésistible butin. Les pêcheurs se prévalurent de ces occasions et l'on raconte que pour s'épargner la fatigue de leur métier, ces gens jetaient des planches entre leurs bateaux et le rivage, qu'ils y poussaient ces oiseaux sans défense et les assommaient sur le pont. Il est clair que nulle quantité ne pouvait résister à de semblables massacres, et aujourd'hui le grand pingouin n'est plus qu'un intéressant souvenir et n'a pour le représenter que des spécimens et des restes dans quelques muséums particulièrement favorisés.
Sous-famille — Alllnae. Mergules.
Genre — Aile. Mergule.
34. Le Mergule nain, (dovekie). Aile aile.' L, 8. C'est un très petit plongeur, le plus petit de sa famille dans l'est du Canada. Quand on le trouve sur nos eaux il est généralement noir en dessus et blanc à la gorge, aux joues et en dessous.
Traits distinctifs. Sa taille suffit à le distinguer de tout autre plongeur dans l'est du Canada.
Indications sur le terrain. Sa taille et ses battements d'ailes très rapides constituent les meilleures indications sur le terrain.
Nid. Sur les bords des falaises dans l'extrême nord.
Habitat. En été dans l'extrême nord de la région polaire orientale; en hiver le long des rivages maritimes.
Sur les rivages de notre côte et dans nos ports ce petit oiseau ne doit se chercher qu'en hiver. Il vole avec un très rapide mouvement de l'aile.
Ordre — Longipennes. Palmipèdes longipennes.
Description générale. Les palmipèdes à longues ailes sont des oiseaux de mer, avec quatre doigts et deux membranes, avec les ailes plus longues que la queue, si l'on excepte la plume de la queue médiane extrêmement allongée chez quelques labbes et les queues d'aronde extérieures, également allongées, chez quelques sternes.
Traits distinctifs. On peut les considérer comme un ordre en raison de leurs longues ailes et de leur bec (figures 3, 4, 5, p. 20) et ils se distinguent des nageurs à narines tubulaires par la place des narines qui sont sur les côtés du bec et non dans un tube au sommet {voir figure 11, p. 21, comme comparaison),.
Indications sur le terrain. On n'en peut donner aucune pour l'ordre entier, sauf la longueur de l'aile et la façon de voler.
Nid. C!ouvent d'habitude sur le sol ou sur le bord des falaises, mais il y a peu d'uniformité quant à leurs habitudes à cet égard.
Habitat. Quelques espèces sont plus ou moins communes le long des cours d'eau du Canada.
Les palmipèdes à longues ailes sont d'admirables voiliers, ne se fatiguant jamais et déployant une agilité extrême dans l'air. Par habitude ils sont pêcheurs, mangeurs de détritus ou pirates. Il n'y a que deux familles de cet ordre au Canada: les labbes et les mouettes, ces dernières comprenant leurs proches parents les sternes ou hirondelles de mer.
Valeur économique. Etant des oiseaux de mer, le dommage qu'ils font est peu de chose, et quelques-uns sont même utiles à l'homme.