‹ Les oiseaux de la province de Québec [microforme]Chapitre 12 sur 92 · ORDRE LONGIPENNES—PALMIPÈDES LONGIPENNES · texte numérisé non relu

ORDRE LONGIPENNES—PALMIPÈDES LONGIPENNES

Bec comprimé, droit ou courbé au bout; mandibules à bords lisses et tranchants : quatre doigts, quelquefois trois ; le pouce, lorsqu'il existe, est petit, libre et situé sur un niveau plus haut que les doigts antérieurs ; ces derniers sont palmés ; ailes très longues et pointues, dépassant souvent le bout de la queue ; jambes courtes situées vers le milieu du corps. Les sexes sont semblables.

Les Longipennes sont faciles À reconnaître par le déve. loppement extraordinaire de leurs ailes et par leur corps élégant et léger où, chez les adultes, dans presque tous les cas, le blanc domine. Leurs pieds courts les rendent peu propres À une marche rapide; mais en revanche ils se soutiennent avec aisance au-dessus de l'onde, pendant des journées entières, nageant à peine quelques instants pour se reposer. Aussi, hors le temps de la ponte, ils quittent peu la haute mer; toujours en mouvement, souvent ils ne s'arrêtent même pas pour prendre leur nourriture qu'ils saisissent en volant, à la surface de l'eau. Leur vol est puissant et étendu ; ils se balancent dans l'air et impriment À leurs ailes des mouvements légers et gracieux ; aussi de tous les oiseaux ce sont ceux qui volent avec le plus d’aisance pouvant se maintenir dans les airs presque sans efforts. Ils sont d'un naturel criard et vorace et se précipitent sur tout ce qu’ils rencontrent : poissons frais ou gâtés, chair palpitante où corrompue, mollusques, vers marins, crustacés, etc., tout

ne gen

Hi

alimente leur voracité, Les petite espèces mangent beaucoup d'insectes, de vers, de crustacés,

Quoique ces oiseaux détruisent un grand nombre de poissons, ils peuvent, suivant les circonstances, nous être d'une certaine utilité en dévorant les cadavres de poissons et autres matières animales jetées sur le rivage par les flots,

Ces oiseaux sont répandus sur toutes les mers et les grands fleuves du monde. Ils nichent près de l'eau, dans une dépression du sol, au milieu de l'herbe ; de petites branches, des herbes sèches et autres débris de végétaux forment le fond de ce nid, grossièrement construit,

Le changement de plumage à l'automne est notable, et les jeunes ont aussi une livrée différente de celle de adultes.

Les Longipennes qui se rericontrent chez nous se divisent en deux familles,

ANALVSE DES FAMILLES.

Bec recouvert d'une sorte de cire qui s'étend au delà de Ja moitié de sa longueur et qui paraît comme Surajouté ; mandibule Supérieure terminée Par un crochet, également comme surajouté,

STERCORARIID#,

Bec solide et uni dans toute son étendue, formé d'une seule

Pièce ; mandibule supérieure terminée Par un onglet aigu.

LARIDE, FAMILLE STERCORARIIDÆ — LABBES.

Mandibule Supérieure terminée Par un crochet qui paraît comme surajouté, et recouverte à sa base jusqu'au delà de Ja moitié Par une espèce de cire, à l'extrémité de laquelle sont percées obliquement les narines, qui se trouvent ainsi situées plus près de l'extrémité du bec que de la base, Tarses et pieds forts, scutellés €n avant, ongles recourbés, forts et Pointus ; rectrices centrales allongées chez les adultes. Les jeunes sont presque toujours difrérents des adultes Quant au plumage,

Les Stercoraires ou Labbes, sont des oiseaux éminemment rapaces ; intrépides et courageux, ils attaquent et Poursuivent souvent les Sternes et les Mouettes afin de les contraindre à lâcher les proies qu’elles saisissent, pour s’en emparer avant même qu’elles ne tombent à l’eau, De là l'opinion fausse qui leur attribue la Coutume de se nourtir des excréments de ces oiseaux. Indépendamment de cette habitude de vivre en parasite sur ces oiseaux, les

beau-

re de sêtre ssons flots, t les dans raie nent

ible, e de

divi-

Labbes se nourrissent encore de poissons, de crustacés et autres matières animales qu'ils recherchent eux-mêmes,

Ces oiseaux vivent isolément, hors le temps de la ponte, Ils habitent l'hémisphère nord, quoiqu'il y ait certaines espèces qui fréquentent les mers du sud,

Des cas de mélanisme, se rencontrent fréquemment chez quelques espèces, qui sont sans doute une condition normale chez eux.

Genre STERCORARIUS, Brisson.

Pieds forts : tarses plus longs que le doigt médian avec l'ongle: primaires de couleur uniforme, sans blanc à la base : taille moyenne ou petite ; rectrices centrales chez les adultes, très longues, dépassant de beaucoup les latérales : plumage de couleur ardoisée ou noirâtre, souven‘ mélangé de blanc ou de jaunâtre chez les adultes, et rayé chez les jeunes.

Stercorarius pomarinus, (TEMM.) Vieizr. 86, Le Labbe pomarin, POMARINE JARGER,

Adultes 49. Sommet et côtés de la tête jusqu'au dessous des yeux, les parties supérieures et les Cotvertures inférieures de la queue, noirâtres ou noir ardoisé ; le reste de la tête le cou, avec la nuque et les parties inférieures, blancs, teinté de jaunâtre pâle dans la région des oreilles. Longueur 20.00-23.00 ; ailes 13.50- 14 00 ; rectrices centrales 8.00-9.00 : bec 1.45-1 75.

Les jeunes ont les parties supérieures d'un brun noirâtre, avec les plimes du dos bordées de brun jaunâtre pâle, et maculé de cette même teinte sur le Croupion et les couvertures Supérieures de la queue; la tête, le cou et les parties inférieures d'un brun jaunâtre pâle, rayé partout transversalement de brunâtre ; rectrices centrales non allongées.

Les individus adultes de teinte noirâtre ont le plumage en entier, d'un brun noirâtre ou ardoisé, noir sur le dessus de la tête et plus clair sur l'abdomen.

Les jeunes de cette teinte sont d'un noir ardoisé, avec les parties inférieures plus ou moins rayées de brun jaunâtre.,

Le Labbe pomarin fréquente, en été, les mers et les grandes étendues d’eau de la partie nord de l'hémisphère septentrional, et se montre plus commun dans l’ancien con-

ent que dans le nouveau : à l'automne, il émigre au sud Jusqu'en Afrique et en Australie. Sur notre continent, on le voit, en hiver, au sud sur les grands lacs et le littoral des deux océans.

Cet oiseau n’est as Commun sur P:

voit que de Passage seulement, M. C comme rare.

notre fleuve et ne se omeau le mentionne

ace, dit-on, ans les marais solitaires. Ses œufs, au

un brun olivâtre ou verdâtre, tachetés et pointillés irrégulièrement de brun et de noir,

On dit que cet oiseau vit en Parasite sur la Mouette à i attaque aussi les autres espèces de plus

Stercorarius Parasiticus, (LANN.) ScHapr. 37. Le Labbe parasite, PARAsIrIC JAEGER.

Adultes 329. Parties su ardoisé, et noir

Les plumes des parties inférieures chez les jeunes, Sont bordées de brun jaunâtre pâle; le mili

ilieu du cou, Strié de blanchâtre et les Parties inférieures rayées de cette m

Poitrine,

Comme le Précédent, le Labbe parasite hab la partie Septentrionale de l’'hémis sud, en hiver, dans l’ancien continent jusque dans l'Afrique méridionale, niche dans les hautes latitudes boréales et, Sur notre Continent, en hiver, on le rencontre depuis New- York, les grands lacs et la Californie jusqu’au Brésil,

l'rois Spécimens ont Été tués À l'ile d’Anticosti (Schmitt). I] est plutôt rare, six ont été tués dans une journée en mai 1874 à Godbout (Comeau), Un spécimen a été vu près du havre de Mingan (Brewster),.

ite, en été, Phère nord, se rend au

ae A |

Cette espèce est un peu plus commune que la précédente sur le fleuve lors de ses migrations, et il est À ma connaissance personnelle que plusieurs individus ont été tués dans le bas du fleuve depuis un certain nombre d'années.

Cet oiseau niche à terre dans une légère dépression de terrain; le nid est placé dans l'herbe, dans la mousse ou encore dans les bruyères, sur des îles ou sur le bord des lacs ; il est composé de feuilles et d'herbes sèches ; ses œufs, au nombre de deux ou trois, sont d’un olive verdâtre ou

brunâtre, avec taches de brun et de noir. Ils mesurent 2.30 x 1.65.

Stercorarius longicaudus, Viriir. 38.

Le Labbe à longue queue.

LONG-TAILED JEAGER.

périeures changeant au noir brunâtre foncé s

leu de plomb foncé. Longueur 20.00-23.00 ; ailes 12.25 ; les plus longues rec-

Les adultes dans leur changement de plumage, et les jeunes ressemblent beaucoup aux précédents, aux époques correspondantes,

Le Labbe à longue queue habite aussi, à l’exemple du précédent, la partie septentrionale de l'hémisphère nord, niche dans les hautes latitudes boréales, et se voit en hiver, au sud, dans le nouveau continent, jusqu’au golfe du Mexique.

Cet oiseau se voit accidentellement sur le St-Laurent, Je ne connais jusqu'à présent qu'un seul spécimen que À. Lechevalier a tué sur la côte nord du St-Laurent, et qui est conservé au musée zoologique de l'Université Laval.

Il pond ses œufs dans une légère dépression de terrain, Sur quelques feuilles et herbes sèches, qu’il amasse à cette fin; mais quelquefois aussi il les dépose sur la terre nue. Ils ont à peu près la même couleur que ceux du Labbe parasite, et mesurent 2.10 X 1.50.

Re

FAMILLE LARIDÆ — Coxranns ET STERNES,

Bec droit dans toute son ét.

courbée à l'extr émité, recouvert

Sont percées des queue carrée ou

n pointe, Sexes

Les jeunes se montrent toujours avec une livrée différente de celle des adultes.

communs, quoique

Ils sont Cosmopo-

toutes les mers, fleuves et

grands lacs du monde, mais plus particulièrement sur les rivages des mers du nord.

Ils nichent sur le sol, dars un nid grossier construit €n grande partie avec des petites branches, des feuilles sèches et de l’herbe.

pois- Son qu'ils captur en le Pêchant lorsqu’il ils mangent aussi des mollusques, des Crustacés, des vers, des insectes, OU toutes autres matières animales, qu’elles soient fraîches Où corrompues.

es jeunes prerient ordina

avant de revêtir ] Presque toujours b

On donne or. ites espèces de Goélands, le nom de ore celui de Mauve.

SOUS FAMILLE LARINÆ — GOELANDs.

Epaisseur du bec à 1 rande qu'à l'endroit des arines : bout d) e très recourbé ; angle de i j ent et souvent très pro-

Genre PAGOPHILA, Gun.

, beaucou i

Pagophila alba, (Guxx.) CouEs, 39, La Mouette blanche, Ivory GuLc.

Adultes 4 ©. Tout le plumage d’un blanc Pur, avec la tige des primaires jaune Paille ; bec d'un brun verdâtre, jaune au bout et

sur ses bords; pieds noirs : iris brun; paupières rouges. Lon- Bueur 15.00-19.50 ; ailes 13.25; bec 1.40.

Les jeunes sont blancs, maculés de noir brunâtre sur les scapulaires et les couvertures des ailes, avec une tache brune à l'extrémité des rémiges et des rectrices ; le dessus du cou est maculé de brun grisâtre foncé ; les côtés de la tête, le front et le menton sont lavés de cette dernière teinte,

La Mouette blanche habite les mers arctiques et se voit” en Amérique, pendant l'hiver, jusqu’au Labrador, à Terre, Neuve, sur les grands lacs, dans le nord des Etats-Unis e la Colombie anglaise. Richardson dit que ce Goéland se trouve dans le détroit de Davis, la baie de Baffin et autres endroits du nord du continent, et qu'il niche en grand nombre dans les hautes falaises trouées qui forment l'extrémité du cap Parry, à la latitude 70°.

Cette Mouette est un des rares visiteurs du fleuve et du golfe St-Laurent. Je n'ai eu connaissance jusqu'à présent que de quelques spécimens qui ont été tués sur la côte nord du fleuve, dont l’un à la rivière Bec-Scie. M. Comeau la donne comme très rare, et dit qu’une a été tuée à la Pointe de Monts, en avril 1877, et M. le Dr Schmitt ne mentionne qu’un spécimen qui a été abattu à Anticosti.

Elle niche très loin dans le nord, et place son nid quelquefois à terre, mais le plus souvent sur des rochers escarpés; il est construit avec des herbes sèches, de la mousse et quelques plumes d'oiseaux. Elle pond trois œufs d’un olive jaunâtre, avec de petites taches éparses de brun foncé de diverses nuances. Ils mesurent 2.45 X 1.70. La ponte a lieu en juin ou en juillet.

Cette espèce est remarquable Pour son appétit vorace ; elle se gorge des débris de cadavres de toutes sortes, mais surtout de ceux de phoques et de baleines.

Genre RISSA, Stephens.

Bec fort, plutôt court ; tarses plus courts que le doigt médian sans l'ongle ; pouce rudimentaire ou manquant ; queue carrée ou légèrement échancrée : ailes longues et pointues, la première primaire étant la plus longue.

Rissa tridactyla, ( LiNx.) Bonap. 40.

La Mouette à trois doigts.

KITTIWAKE,

ute la tête, le cou, le Croupion, l'extrémité des Secondaires, les parties inférieures et la queue, d’un blanc pur; manteau gris perle foncé; les cinq premi de noir; le bord extérieur de la premiè

-78: ailes 12,25 : bec 1.40- +1,50, ine sont , tei € gris de plomb foncé en

Les jeunes ressemblent quelque peu aux adultes en hiver, mais le bas du Cou est traversé en arrière par une bande noire ; les quatre premières rémiges Presque toutes noires extérieurement : les petites et moyennes couvertures des ailes, les tertiaires, à l'ex: ception de leurs bords, noirs: une large bande noire transversale à l'extrémité de la queue ; bec noir,

La Mouette à trois doigts habite l'Atlantique nord et les régions arctiques et niche depuis le golfe St-Laurent en allant vers le nord ; À l'automne, elle émigre au sud jusqu'aux grands lacs, à Long Island et dans le centre des États-Unis.

Cette espèce se Montre commune dans Je bas du St- Laurent et à Québec ; chaque automne, nos chasseurs en tuent quelques-unes sur les grèves de Beauport, sur la côte de Beaupré et à l'ile d'Orléans. Elle est rare et de passage à Montréal ; un Spécimen a été tué à 1a fin d'octobre 1891, au Lac St-Pierre (intl). Elle niche en quantité et arrive tard en avril où de bonne heure en mai, et demeure jusqu’en décembre et se voit en troupes immenses à Godbout (Comeau). Elle Couve en grand nombre à la baie des Oiseaux, Anticosti (Schmitt), ainsi que sur le rocher aux Oiseaux, dans le St-Laurent. i

Elle niche de Préférence sur des roche tués souvent au-dessus de l’eau ; des j en plus ou moins grande abondance nid. Elle se sert du même nid pen

consécutives et le répare chaque fois, de deux où trois, rarement quatre, gris brunâtre ou encore gris verdât

TS escarpés, si.

oncs, des herbes sèches Sarnissent le fond du dant plusieurs années

Ses œufs, au nombre sont d’un brun jaunâtre, re pâle, avec taches irré,

gulières de brun et de lilac. Ils mesurent 2.25X1.60. La ponte a lieu en juin.

Genre LARUS, Linné.

Bec fort plus ou moins robuste, plus court que les tarses; plus haut que large et comprimé sur toute son étendue ; culmen un peu plus des deux tiers de la longueur des tarses ; pouce petit, mais bien développé : ailes au repos, dépassant l'extrémité de la queue, la première rémige étant la plus longue ; queue carrée de moyenne longueur.

Larus glaucus, BRuxx. 42.

Le Goéland à manteau glauque.

GLAUCOUS GULL.

Adultes 49. Manteau d'un bleu perle pâle; le reste du plumsge blanc; rémiges d'un gris perle très pâle, blanchissant vers l'extrémité ou bien toutes blanches: bec jaune avec une tache rcuge vermillon vers le bout de la mandibule inférieure : pieds iaunâtres ; iris jaune. Longueur 26,00 - 32.00 ; ailes 17.99; queue

En hiver, la tête et le cou sont rayés de gris brunâtre pâle.

Les jeunes ont le bec de couleur chair pâle, avec la pointe noire ; le plumage est d'un blanc sale macuié de gris brunâtre, se transformant parfois en brun plus foncé sur le dos.

Ce Goéland hak' « le littoral des mers de l'hémisphère nord ; à l’aut: > en Amérique, il émigre au sud jusqu'à Long Island, grands lacs de l'intérieur et la baie de San-Francisco ; il niche depuis le Labrador en allant vers le nord.

Cet oiseau ne se voit que durant ses migrations sur le St-Laurent, et encore il n’est pas cominun. En octobre 1884, j'ai fait l’acquisition d’un spécimen de cette espèce sur le marché de Québec, et je n’en ai pas vu d’autres depuis. Il est plutôt rare, et se voit ordinairement en février, mars et avril à Godbout (Comeau). Assez rare à Anticosti, ce Goéland nous arrive à la fin d'août ou au commencement de septembre et ne s'en va que le printemps suivant (Schmitt). M. Wintle le mentionne comme rare et de passage à Montréal.

11 place son nid dans l'herbe au bord de l’eau ou sur de petits rochers, et le construit avec des herbes sèches ou de la mousse. Ses œufs, au nombre de deux, rarement trois, sont d’un gris brunâtre foncé ou gris pâle ou encore d’un

blanc perlé, avec de petites taches de brun clair et de noir. Ils mesurent 300X2.15. La ponte a lieu en juin.

Larus leucopterus, FABER, 48, Le Goéland à ailes blançhes.

ICELAND Gui.

Adultes 39. Plumage absolument semblable à :elui du précédent. De taille Plus ,stite. Longueur 24.00. 26.0c ; ailes 15.41; queue 6.41 ; bec 1.67,

Semblable à celle qui précède, cette espice habite les régions arctiques en été, et dans l'Amérique du Nord, elle émigre au sud à l'automne jusqu’au Massacnusetts, sur les grands lacs et dans Je centre des Etats-Unis,

Ce Goéland ne se montre p.

legolfe St-Laurent, 11 est r e voit quelquefois en hiver À Anticosti É ès M. Comeau il n’est pas comt sàG 1€ me suis procuré jusqu’àprés spéci é sur la grève de

ait été abattu ici,

Larus marinus, Lin. 47.

Le Goéland à manteau noir, GREAT BLACK-BACKED GULL,

Adultes 20. Pluma, ardoise foncé ; primai première et la sec » Puis noires et ter.

minées de blanc: les avec une large tache terminale blanche ; iris jaune ; n rouge vermillon: bec jaune Chrome, avec illon ve:s le bout de la mandibule inférieure, +00; ailes 17.60 - 19.50 ; bec 2.40- 2.60. k

En hiver, la tête et le cou

Les jeunes ont les parties les plumes bordées de b terminées par une petite versée par une bande su et les parties inférieur première et le dessus du cou, teinte aux parties inférieures : 1

Le Goéland à manteau noir habite l'Atlantique nord en été, niche en grand nombre sur les côtes de Norvège, sur celles des Iles Britanniques et de l'Ecosse, et se voit en Amérique, au sud, en hiver, jusque sur les grands lacs et dans le centre des Etats-Unis; il niche depuis la Nouvelle-Ecosse jusqu'au Groenland.

Cet oiseau se montre assez Commun sur la rive nord dans le bas du St-Laurent, et il n’est pas rare de le voir remonter le fleuve à l’arrière-saison jusqu'à Québec et même plus loin. D'après le Dr Schmitt, il est commun à Anticosti où quelques-uns couvent vers la fin de juin, et M. Comeau dit qu'il est assez Commun à Godbout, qu’il disparait en janvier et février, et qu'un nid a été trouvé sur les Sept-Iles; M. Wintle le mentionne comme rare et de passage à Montréal,

I construit un gros nid d'un diamètre de deux pieds environ, avec des herbes aquatiques desséchées et de la mousse, qu’il pose dans un enfoncement profond du sol. Ses œufs, au nombre de deux ou trois, sont de teinte variable, on en rencontre de blanc bleuâtre, de gris olive et de brun jaunâtre foncé, irrégulièrement tachetés et pointillés de brun roux et de lilas de diverses teintes. Ils mesurent 3.00 x2.15. La ponte a lieu dans la dernière moitié de juin.

Le Goéland à manteau noir se nourrit de poissons, de petits quadrupèdes, de cadavres, d'œufs et de jeunes oïseaux, particulièrement de Guillemots, qui sont si communs dans les parages qu'il fréquente.

Ce Goéland est le plus gros et le plus puissant de sa famille, et comme il est très vorace, exerce beaucoup de déprédations parmi mer et les œufs de ces derniers.

s'exprime à |’ de l’ bles

land tyran, semb

majestueux. rgure, il se meut en larges cercl bjets au-dessous de lui; issent et portent l’épouv nplumées.

nr = mm moe

Maintenant il prend son essor, effleure les rochers de chaque baie, visite les petites îles et s’élance vers la terre couverte de bruyères et de mousses, du milieu desquelles peut-être le cri du T'étras ou de quelques autres oiseaux est parvenu jusqu’à lui. ‘Tandis qu’il passe ainsi au-dessus des flots bouillonnants, des lacs, des marais, les parents qui l'ont aperçu , se préparent à défendre leur couvée encore sans plumes, ou à la dérober par la fuite, au bec cruel du raviseur. Même le peuple des eaux, effrayé, rentre à son approche plus profondément sous les ondes ; les jeunes oiseaux deviennent silencieux dans leurs nids, ou cherchent à se cacher dans les crevasses des rochers. Les Guillemots, les Fous n’osent regarder en haut, et les autres Goélands, incapables de se mesurer avec un adversaire si redoutable, lui font place lorsqu'il s’avance. Là-bas, là-bas, parmi les vagues écumantes, il a vu flotter le cadavre de quelque monstre de l’abime, et c’est vers cette riche proie qu'il se précipite. Il s’abat sur l'énorme baleine, redresse vivement la tête, ouvre le bec, et plus perçants, plus triomphants que jamais il envoie ses cris au travers des airs. Alors il se promène À son aise sur cette masse en putréfaction, et quand il s’est assuré que tout va bien, commence À tirailler, à déchirer, englontissant morceaux après morceaux. .. . Mais, comme tous les gloutons, il aime la variété, et le voilà qui se dirige vers quelque île bien connue, où il doit trouver des milliers d'œufs et de jeunes oiseaux. Là, sans miséricorde, il brise les coquilles, en avale le contenu, et dévore à loisir les pauvres petits sans défense. Ni les cris des parents, ni leurs efforts POUr repousser le destructeur, ne le peuvent émouvoir, et il ne s'arrête qu'après avoir satisfait de nouveau la voracité de son appétit (1).

Larus argentatus, BRuNN. 51.

Le Goéland argenté.

HERRING Guzt.

Adultes 39. Manteau gris perle; reste du plumage d’un blanc pur, avec l'extrémité des pennes alaires blanche, précédé d'une bande noire sur les primaires ; le noir de la Première rémige, dans lequel se trouve une tache blanche vers le bout, occupe en-

(1) Audubon, Trad, de Bazin, Scènes de la nature dans les E, U, Vol 2. P. 195--97.

viron la moitié de sa longueur totale, puis il décroît rapidement pour se terminer sur la sixième: bec jaune chrome luisant, avec une tache rouge vermillon vers le bout de la mandibule inférieure: paupières jaunes ; pieds de couleur chair pâle; iris jaune, Lon- &ueur 22.50 - 26.00 ; ailes 17.24; bec 2.25.

En hiver, la tête et le cou sont rayés de brun foncé.

Les jeunes ont une livrée d'un brun foncé, plus ou moins maculée de blanchâtre : les rémiges et les rectrices sont noirâties ; plus tard le blanc finit graduellement par dominer et le gris perle du manteau se dessine de plus en plus.

Les jeunes, en duvet, sont d'un blanc grisâtre avec le dessus du corps maculé de gris plus foncé ; la tête est maculée de noir; le dessous du corps est sans tache excepté à la gorge.

Le Goéland argenté habite tout l'hémisphère nord et, dans l’ancien continent, il se montre commun sur les côtes maritimes de la Hollande, de la Belgique, de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Écosse, des Hébrides, etc. En Amérique, il niche depuis le Maine, les grands lacs et la Colombie britannique en allant vers le nord, mais plus particulièrement sur les îles et les rives du fleuve St-Laurent, à Terre-Neuve et au Labrador. En hiver, on le retrouve au sud jusqu’au golfe du Mexique, à Cuba et à la Basse-Californie.

On rencontre ce Goéland en quantité sur les deux rives du St-Laurent, ainsi que dans tout le Dominion; c’est le plus commun de sa famille.

11 niche à terre et quelquefois sur un arbre; son nid est construit avec les mêmes matériaux que ceux des précédents. Cependant il y a des exemples où les œufs ont été déposés sur la terre nue, dans une légère dépression du sol. Sa ponte est de deux ou trois œufs, variant du blanc bleuâtre à l'olive brunâtre ou jaunâtre, avec des taches irrégulières de brun de diverses nuances. Ils mesurent 2.80 X 1.95. La ponte a lieu en juin.

Je ne crois pas que le Goéland argenté niche dans les environs de la ville puisqu'on ne le voit pas en été, cependant M. W. Baillairgé me dit qu’on le rencontre pendant tout l'été sur les grèves de St-Michel de Bellechasse, M. Wintle dit qu’il ne niche pas à Montréal.

Il est commun, au printemps, sur le fleuve devant Québec, sur les grèves de Beauport, à l'embouchure de la rivière St-Charles, à l’île d'Orléans, sur la côte de Beaupré,

etc. Mais c'est surtout à |’

Commun à l'époque où les bandes d’éperlan dax) remontent le fleuve. On peut alors 1 cer dans l’espace au-dessus de l'eau, se transporter d'un endroit à l’autre, souvent Sans mouvement apparent des ailes, puis tout-à-coup se Précipiter sur le petit poisson qui se montre À la surface de l’eau ; d’autres fois, c'est en nageant qu’il s'empare de sa proie,

Le Goéland argenté vit de poissons Surtout, mais il]

Mange aussi quelquefois de petits quadrupèdes, de jeunes oiseaux et tou mê

Larus delawarensis, Or». 54, Le Goéland de Delaware, RING-BILLED GULL,

vermillon ; 15.75; b t maculés de brun foncé Les jeunes ont les parties supérieures d'un les plumes bordées de gris bleuâtre ou blanchâtre ; et les parties inférieures sont mélangés de blanc et de brun foncé ;

les primaires noires ; une large bande subterminale noire sur les rectrices, dont l'extrémité est blanche ; bout du bec noir,

Le Goéland de Delaware se rencontre dans toute l’A-

mérique du Nord et tiiche depuis les Etats-Unis en allant vers

hiver, il se voit Il niche par mil-

Il est rare et de Passage à Montréal (Wintie), mais il est commun et niche sur le lac Mistassini (Hacoun), de

se montre assez rare à

Quoique cette espèce soit générale.

ment commune dans l'Amérique du N ord, elle ne se voit pas

brun foncé, avec la tête, le cou

le plus (S Mmorbaland’un it des n qui st en

ais il œufs, nales

souvent aux alentours de Québec ; je ne l'ai vue que quelquefoi: seulement.

Cette Mouette niche à terre dans l'herbe ou sur des rochers et pond deux ou trois œufs variant du grisâtre au brunâtre, maculés de brun et de lilas. Ils mesurent 2.75- 1.70. La ponte a lieu au commencement de juin.

Larus atricilla, LINNÉ, 58,

La Mouette rieuse., LAUGHING GuLL,

Adultes 3 9. Toute la tête et le haut du cou d'un noir ardoisé ; manteau gris de plomb, avec du noir sur les six premières rémiges qui sont terminées de blanc; le re: il

première primaire dénit; le reste des primaires et les autres rémiges sont de la même teinte que celle du manteau ; bec, pieds et bord des paupières rouge carmin ou rouge brun. Longueur 15.00--17,00 ; ailes 13-00 ; queue 5.06 ; bec 1,75.

En hiver, la tête et le cou sont blancs, maculés de brun grisâtre sur les côtés de la première et à l'occiput.

Les jeunes ont toute la tête, le cou, la poitrine et les parties supérieures d'un gris brunâtre, plus intense à l'occiput et sur le dessus du cou ; le manteau est d’un brun grisâtre avec les plumes largement bordées de gris jaunâtre pâle ; le dessous du corps, le menton et la gorge, sont d’un blanchâtre pâle, plus ou moins teintés de gris surtout à la poitrine : rectrices d’un gris clair vers la base ‘ le reste noir terminé de blanc ; paupières blanchâtres.

Cette Mouette habite l’est de l'Amérique du Nord, particulièrement les côtes maritimes et niche depuis le golfe du Mexique, au nord, jusqu'au Maine et à la Nouvelle-Ecosse, En hiver, elle se voit au sud dans les Antilles, le Mexique, l'Amérique centrale et le nord de l'Amérique du Sud.

Elle se montre accidentellement à Montréal ; un jeune a été tué en octobre 1888, au lac St-Louis (Wäintle). Jusqu’à présent, c’est le seul spécimen de cette espèce dont la présence ait été constatée drns notre province.

Elle niche par milliers sur les îles du golfe du Mexique et des environs.

Cette espèce fait son nid à terre, au milieu d’une touffe d'herbe et le construit avec des herbes marines et autres ; Sa ponte est de trois à cinq œufs variant du grisâtre terne

au brin verdâtre, maculés de brun et de lilas, Ils mesu. rent 2.25 X 1.60. La ponte a lieu au Coinmencement de juin.

Le cri que fait entendre cet oiseau lorsqu'il est excité, ressemble assez au rire prolongé d'une Personne, et c'est Pourquoi on lui a donné

€ nom qu'il porte,

Larus Philadelphia, (C RD.) GRAY. 60, Le Goéland de Bonaparte, BONAPARTE'S GuzL,

ir8; deuxième rémige : Ou même quelquefois bout, noirs: les rémi e côté intéri, ereste des rniè noir vers ges. Lon- .25 ; bec 1.20, En hiver, toute Ja tête et le cou, tre sur l'occiput et de brun foncé à la de l'œil; pieds de couleur chair p, change pas, Les jeunes ont le bec de couleur chair pâle, partie ainsi supéri

d'un gris miges, no:

noires vers le

dernière porte une

Pennes, blanche, En hiver, la tête et ] tache auriculaire à ‘un brun foncé ; le m rémiges, d'un gris bleuâtre: ces derniè les petites Couvertures des ailes, surtou brun foncé,

Le Goéland où Mo l’Améri les Eta d'Hudso En hiver, il s

mesunt de

cité, c'est

le Maine ct la Colombie britannique jusqu'à la limite sud des Etats-Unis.

On le mentionne comme très commun sur les lacs et les marais depuis le Manitoba en allant vers le nord, et sur ceux de la Colombie anglaise.

Cette espèce, qui a une distribution générale, n’est pas rare du tout sur le St-Laurent, et chaque automne il s'en tue un certain nombre sur les grèves aux environs de Québec, sur celle de la côte de Beaupré, à l'ile d'Orléans, à St- Michel, à St-Denis de Kamouraska, à l'Ile-Verte, Rimouski, etc. M. Wintle la mentionne comme commune et de passage à Montréal ; elle se trouve à Anticosti en été (Schmitt), ainsi qu'à Godbout, où elle arrive en mai (Comeau).

Elle place son nid À terre dans les buissons, sur des endroits élevés, ou encore sur un tronc d'arbre, dit-on, et le construit avec de petites branches et des herbes; ses œufs, au nombre de trois ou quatre, varient du verdâtre au gris brunâtre, maculés de brun et de lilas: ces taches sont ordinairement plus groupées vers le gros bout. Ils mesurent 1.90 X 1,30. La ponte a lieu vers la fin de juin.

Elle mange de petits coléoptères, des crevettes et de petits poissons ; on la voit souvent dans les champs labourés cherchant des larves d'insectes et des vers.

Genre XEMA, Leach.

Pouce petit mais bien pes queue très échancrée ou simplement fourchue : bec plus des deux tiers de la longueur des tarses,

Xema sabini, (SAB.) LEACH. 62, Le Goéland de Sabine, SABINE GULL..

Adultes 4 ©. Bec et pieds noirs, le premier terminé de jaune chrome ; tête et haut du cou d'un ardoise foncé ou pue rdé en dessous par un étroit collier noir : manteau gris bleuâtre foncé: rémiges noires, les cinq dernières mélangées de blanc et de gris de plomb; reste du plumage blanc ; queue fourchue, Longueur 13:00-14.00 : ailes 10.10-11.15 ; queue 4.50-5.00 ; partie fourchue 0.60-1.00 ; bec 1.00.

En hiver, la tête et le cou sont blancs, lavés d'un noirâtre plombé sur le derrière de la tête, du cou et à la région auriculaire.

Les jeunes ont toutes les parties inférieures, la queue et ses couvertures supérieures blanches, avec une bande transver-

jp er

reg sn

54 LES OISEA Ux

nc, pour e Ses, passer à tra.

nce ; voilà i mentionne comme

Peu apparent :

Quelques espèce longées.

Les Sternes se

Nourrissent tes, de vers, de jeun

<S grenouilles, de crevi Genre STERNA, Linné.

de petits Poissons, d’insec-

ettes, etc.

Queue fourchue ; tarses blus Courts que Je doigt médian, l'ongle excepté ; épaisseur du bec à la base Moins d'un tiers de la longueur de la Mandibule doigt intérie

Supérieure : Sonys plus long que le ur Sans l’ongle,

Sous-GENRE THALASSEUS, Bois.

Queue beaucoup moins longue que la moitié de l'aile; la partie fourchue moins d'un cinquième de sa longueur totale; piumes de l'occiput courtes ; bord intérieur des rémiges entièrement gris

ou ardoisé.

Sterna caspia, PALLAS, 64.

La Sterne caspienne.

CASPIAN TERN.

Adultes 3 9. Parties supérieures d'un gris perle pâle, blanchissant sur la queue, avec tout le sommet de la tête jusqu’au dessous des yeux et la nuque d'un noir lustré ; rémiges d'un gris perle foncé; le reste du plumage blanc: bec rouge corail, avec l'extrémité noirâtre; pieds noirs. Longueur 19.00-22.50 ; ailes 15.00-17.40 ; queue 5.30-6.75; l'échancrure 0.75-1.60; bec 2.48-

Les adultes après la ponte ont le dessus de la tête mélaugé de

tlanc et, en hiver, ces parties sont r: “es ou pointillées de blanc grisâtre.

Les jeunes ont le dessus du corps d'un grisâtre pâle, plus ou moins maculé de brun foncé; le dessus de la tête blanc grisâtre ; l'occiput et la petite huppe noirs, mélangé de blanc grisâtre antérieurement; une tache brunâtre vers l'extrémité intérieure des rectrices ; reste du plumage blanc pâle; bec roux orangé pâle.

Cette espèce, qui est la plus grosse de la sous-famille, est presque cosmopolite, Dans l'Amérique du Nord, elle niche depuis les régions arctiques, au sud, jusqu’à la Virginie, le lac Michigan, le Texas, le Névada et la Californie, où elle se montre plus ou moins commune.

D’après M. Wintle, cette Sterne aurait été rencontrée deux fois dans le district de Montréal. Une a été tuée dans le bas du fleuve St-Laurent, au printemps de 1900, et j'ai également vu une autre peau de cet oiseau, il y a déjà plusieurs années, provenant aussi du même endroit.

Elle niche isolément et pond deux ou trois œufs d’un blanc grisâtre ou vert jaunâtre, avec taches de brun et de lilas de différentes teintes, qu’elle dépose dans un enfoncement du sol sur la terre nue. Ils mesurent 2.66 x 1.80. La ponte a lieu en juin ou juillet.

SoUSs-GENRE STERNA.

Ailes moins de douze pouces de longueur ; manteau d'un gris bleuâtre ; queue particulièrement blanche et beaucoup de blanc au bord intbieut des rémiges.

n hiver, Je bec et les Pieds sont Moins rouges : toutes Jes Par. ties inférieures sont blanches, et le dessus de la tête e: blanc.

st mélangé de

e, ires, blan

À ris pâle : région des eux, oc

âle : nne est Mélangée de noirâtre etd Cette Sterne habite

rique, depuis les régions

eXas, et se voi

jusqu’au Brésil,

IMOntre aussi

terre nue ; unâtre Pâle

ISS.

Sa ponte est de » teintés d’oliv.

un brun ja

de brun foncé ou de noirâtre. Ils mesurent 1. 57 X 1.20. La ponte a lieu en mai ou en juin.

Sterna paradisæa, BRUNN. 71 La Sterne arctique.

ARCTIC TERN,

Adultes 39. Dessus de la tête et nuque d'un noir verdâtre lustré ; plumage d'un gris perle foncé, plus clair sous le corps et blanchissant sur le menton et Ja gorge ; le croupion, les couvertures de la queue avec cette dernière, l'extrémité des secondaires et le bord de l'aile, d’un blanc pur; rectrice extérieure blanche en dedans et noir grisâtre en dehors; bec et pieds rouge carmin : pieds petits et faibles. Longueur 14.00 - 17.00 : ailes 10.00 - 10,75 ; queue 6.50 -8.50 ; échancrure de la queue 4.00 - 5.00 ; bec 1.25,

En hiver, le front et la couronne sont blancs, cette dernière est rayée de noir, ce noir devient plus intense à mesure qu'il descend sur la nuque, qui est noire ; les parties inférieures sont d'une teinte plus blanchâtre ; le bec et les pieds sont moins rouges.

Les jeunes ont la couronne d'un noir terne, pointillé de blanc:

ÿ issant est plus petit sur le dos et plus grand sur les couvertures des ailes ; le front, les couvertures supérieures de la queue et toutes les parties inférieures, blancs, teintés de brunâtre pâle sur les parties antérieures,

Cette Sterne habite l'hémisphère nord et niche depuis le Massachusetts, au nord jusqu'au Groenland et à l'ouest jusqu'aux îles Aléoutiennes et l'Alaska. En hiver, elle se voit dans les Etats-Unis du centre jusqu’à la Californie et la Virginie.

D’après M. Wintle, elle serait rare et de passage à Montrésl; M. Comeau dit qu’elle est très commune à Godbout dans certaines places où elle niche, qu’il en a tué seize d’un coup de fusil ; elle arrive de bonne heure en juin.

Cette espèce a les mêmes habitudes que la Sterne commune, mais elle se voit beaucoup plus au nord et elle est aussi plus rare.

Ses œufs, au nombre de deux ou trois, sont difficiles À reconnaître de ceux .: la précédente, Ils mesurent 1.65 X 1.15. La ponte a lieu dans la première partie de juin.

LES OISEA UXx

Sterna antillarum

, (LESSs.) COUES, 74, La petite Sterne.

LEAsr TERN.

” Compris la n

Marginées de brun ; les petites Couvertu- ; le reste du plumage semblable à Sterne h

abite l'Amérique l'A

avoir vu, il y

a pèce, qui avait

quelques années, un tué près de Québec.

qu’elle dépose sur la ; ils sont d’un verèrement Maculés de & ponte a lieu

€ et plus long que le doigt médian, quene Un peu plus d'un til Ourchue envi

Ongueur de es extérieur

la longueur au bout : ailes

8 échancrée,

Hydrochelidon nigra surinamensis, (GMEL.) STEJN. 77, La Sterne noire.

BLACK TERN.

Adultes 7? 9. Toute la tête, le cou et les parties inférieures d'un noir uniiorme, avec les couvertures inférieures de la queue blanches ; parties supérieures d'un gris de plomb uniforme. Longueur 9.00 - 10.25; ailes 8.25 ; queue 3.75 ; partie échancrée 0.90 ; bec 1.10,

En hiver, le front, le cou et les parties inférieures, blancs, teinté de brun foncé autour des yeux et sur les oreilles : le dessus est plus pâle, plusieurs plumes du dos sont bordées de blanchâtre ; les petites couvertures des ailes à leur partie antérieure sont d'un noir grisâtre ; le reste est semblable au plumage de printemps.

Les jeunes ont le front d'un blanc grisâtre, plus foncé sur la couronne et noircissant sur la nuque et à l'occiput; un croissant noir en avant de l'œil ; petites couvertures des ailes d'un noir grisâtre ; plumes du dos et des scapulaires bordées de brunâtre pâle. Le reste du plumage est semblable à celui de l'hiver.

Cette Sterne habite les zones tempérée et tropicale de l'Amérique ; elle niche dans l’intérieur depuis la Californie, le Kansas et l'Illinois jusqu'à l'Alaska, à l’est, jusqu’au Nouveau-Brunswick ; en hiver, on la rencontre au sud des Etats-Unis, jusqu’au Chili.

Deux spécimens, un jeune et un adulte, ont été tués en automne sur les grèves de Beauport, il y a déjà un certain nombre d’années et depuis je n’en ai plus revu ; ils sont conservés au musée de l’Université Laval.

Cette espèce niche en colonies et construit un nid avec des herbes sèches, qu’elle place dans les joncs au bord des marais, mais elle pond souvent ses œufs sur des amas d'herbes en décomposition qui flottent sur l’eau. Sa ponte est de deux à quatre œufs, d'un brun olive ou verdâtre, avec nombreuses taches, de différentes grosseur, de brun pâle ou de brun noirâtre. Ils mesurent 1.35 X 0.95. La ponte a lieu en juin.

Page 1