GREATER SNOW GO0SE
Adultes 4 9. Plumage d’un blanc pur, teinté parfois de rouille à la tête; primaires noires, à base grisâtre; bec d'un rouge rosé avec l'onglet blanc ; iris brun; pieds d'un rouge pâle. Longueur 30.00-38.00 ; ailes 17.42 ; bec 2.63.
Les jeunes ont la tête, le cou et les parties supérieures d'un grisâtre pâle; les plumes du dos sont bordées de blanchâtre ; le croupion, la queue et les parties inférieures, sont blancs ; le bec et les pieds sont noirâtres, Plus tard ils deviennent blancs avec la tête et le cou teintés de rouille.
L'Oie blanche que l’on appelle communément O5 sauvage, habite l’est de l'Amérique du Nord; elle niche dans les régions arctiques et émigre, en hiver, au sud particulièrement sur les côtes de l'Atlantique jusqu’à Cuba.
L'Oie sauvage se montre très commune et souvent en
bandes considérables au printemps et à l'automne dans certains endroits sur nos grèves, notamiment à St-Joachim, là où j'ai vu des bandes de trois à quatre mille individus, sur l’île d'Orléans et jusqu’à la batture aux Loups-Marins. Assez souvent, lorsqu’elles émigrent, nous en voyons passer des bandes bien près de la ville, Elle est rare et de passage à Montréal (Wäntle). Un individu a été tué à Godbout : (Comcau). Elle est assez rare en été à Anticosti. (Schmitt).
On connait peu de chose des habitudes de nidification de cette espèce. Elle construit cependant un nid avec des herbes qu’elle pose à terre, et ses œufs, au nombre de cinq à huit, sont de couleur crème. Ils mesurent 3.40 x 2.40.
L'Oie sauvage se nourrit d'herbes, de graines et de grains de toutes sortes, etc., surtout de ceux de graminées qui, chez nous, croissent dans des endroits vaseux sur les bords du fleuve et, d’après Audubon, des baies de l'£mpetrum nigrum, à où cette plante croît. Chez plusieurs spécimens que je me suis procurés en automne à St-Joachim j'ai invariablement trouvé dans le jabot, qui en était rempli, des grains que j'ai cru être ceux de la Zizania aguatica.
Elle émigre aussi bien le jour que la nuit.
Cette Oie est d'un naturel très farouche et les chasseurs ne peuvent que difficilement l’abattre. Son cri est fort et éclatant.
Quoique ressemblant fort à notre espèce domestique, elle n’en est pas cependant la souche, car c’est à l'espèce sauvage d'Europe, (A. /erus) que nous devons l’origine de l’Oie domestique.
Genre ANSER, Brisson.
Bec plus court ou pas plus long que la tête, très robuste, plus haut que large à la base ; lamelles de ja mandibule supérieure, visibies du dehors ; bec plus faible que chez le genre précédent et plus déprimé ; plumage jamais blanc,
Auser albifrons gambeli, (HARTL.) Cours, 171a. L'Oie à front blanc d'Amérique.