‹ Les oiseaux de la province de Québec [microforme]Chapitre 27 sur 92 · AMERICAN WHITE-FRONTED GOOSE · texte numérisé non relu

AMERICAN WHITE-FRONTED GOOSE

Adultes 39. Tête et cou d'un brun grisâtre foncé, avec une bande blanche sur le front, à la base de la mandibule supérieure et bordée en arrière de noirâtre: dessus du corps d’uu gris cendré foncé, avec les plumes terminées de gris pâle postérieurement, et

de brun à la partie antérieure ; couvertures supérieures de la queue

blanches : parties inférieures d'un blanc grisâtre, maculé de

noir ; région anale et côtés du croupion, blancs ; grandes couvertu-

res des ailes d'un gris cendré et terminées de blanc; secondaires

noirâtres bordées de blanc; bec rose avec l'onglet blanc : pieds

jaunes. Longueur 27.00-30 00 ; ailes 14.25-17.50: bec 1.80-2,35. Les jeunes ont le front brunâtre.

Cette Oie habite toute l'Amérique du Nord et niche dans les régions arctiques ; en hiver elle se rencontre au sud jusqu’au golfe du Mexique et à Cuba. Elle n'est pas commune sur les côtes de l'Atlantique, même durant ses migrations.

Elle se montre accidentellement dans la province. A l'automne de 1870, une a été tuée au lac Jacques-Cartier, et elle est conservée au musée de l'Université Laval. M. Wintle dit en avoir vu trois sur l'île de la Paix, Lac St- Louis, près de Montréal.

Cette Oie niche à terre; son nid est composé d'herbes sèches, de plumes et de duvet; les œufs, au nombre de quatre à neuf, sont d’un brun jaunâtre pâle, teintés d'olive. Ïls mesurent 3.00 x 2.05. La ponte a lieu en juin. Sa

nourriture consiste en faînes, glands, herbes, coquilles de petits mollusques etc.

Genre BRANTA, Scopoli.

Bec et pieds noirs; tête et cou noirs, avec un croissant blanc sur ce dernier; région anale blanche ; lamelles de la mandibule supérieure visibles seulement près de l'angle du bec.

Branta canadensis, (LINN.) BANNISTER, 172, La Bernache du Canada.

CANADA GoosE.

Adultes 39. Plumage d'un brun grisâtre foncé, avec les plumes bordées de gris plus pâle ou de blanchâtre; tête et cou noirs, avec une large tache blanche sous la gorge se dirigeant sur les côtés de la première ; reste des parties inférieures d’un gris brunâtre clair, blanchissant postérieurement ; couvertures supérieures de la queue blanches et croupion noirâtre, Longueur 35.00- 43.00 ; ailes 15.60-21,00 ; bec 1.55-2.70.

jeunes ressemblent aux adultes,

La Bernache du Canada, vulgairement appelée Outarde, habite toute l'Amérique du Nord : elle niche depuis le nord

des Etats-Unis, à l'exception du Dakota nord et du Minnésota, dans les possessions britanniques en allant vers le nord; en hiver elle se voit dans le sud des Etats-Unis jusqu’au Mexique.

L'Outarde est très commune dans notre province au moment de ses migrations et c'est ordinairement par bandes de plusieurs individus que nous la voyons ; cependant il arrive bien souvent qu'elle se montre en troupes considérables, se répandant aussi bien dans les champs que sur les grèves, tels que sur l’île d'Orléans, sur les grèves de St- Joachim, sur plusieurs des îles du St-Laurent ainsi que dans plusieurs autres endroits sur le littoral sud du fleuve entre autres à St-Denis, à Kamouraska, à l’Ile-Verte, à Rimouski, etc.

Elle est commune et de passage à Montréal (JJ intle). Elle est commune et arrive à Godbout à la fin de mars et part en novembre, niche à Natasquan (Comeau). Elle est très commune et couve à l’intérieur de l'île (Anticosti) dans les hautes herbes (Schmitt).

Elle niche à terre dans une déclivité du sol ; quelques petites branches, de l'herbe et du duvet composent le nid qui est gros; sa ponte est de cinq à sept œufs d’un brun jaunâtre pâle ou brun verdâtre. Ils mesurent 3.50 x 2.50. La ponte a lieu à la fin de mai.

Sa nourriture principale consiste en herbes marines et terrestres.

L'Outarde que tout le monde connaît, nous arrive vers la fin de mars ou au commencement d’avril, elle séjourne quelques temps sur nos grèves et se rend ensuite plus au nord pour y faire sa ponte; elle se montre de nouveau en septembre pour nous quitter fort tard À l’automne.

La migration de ces oiseaux a lieu aussi bien le jour que la nuit, et les bandes, qui À l'ordinaire, ne se composent pas d’un grand nombre d'individus, sont presque toujours disposées, soit sur un front étendu, soit en triangle ou en V renversé, où bien encore sur une seule ligne, à la file. Lorsque ces oiseaux se déplacent Pour se poser dans un endroit peu éloigné, ils s’envolent en masse ; Mais si le vol est de quelque durée, ils finissent par se mettre à la file.

Pendant les migrations d'Outardes, on remarque que

ce sont les adultes qui se placent à l'avant, et que c’est un vieux mâle qui dirige la bande, lequel de temps à autre lance son cri sonore de 4owk honk, qui peut être entendu à une grande distance, Lorsqu'il est fatigué il cède sa place à un autre et il vient prendre rang À la file.

J'ai souvent été témoin autrefois de cette migration d'Outardes à St-Denis, lorsqu'elles s'envolaient vers des contrées plus chaudes: elles quittaient les rives du fleuve pour se diriger vers le sud-ouest dans la direction des grands lacs et, au printemps, elles nous arrivaient du même endroit. D'ordinaire, elles passent À une bonne portée de fusil, mais il arrive aussi qu’elles sont si haut qu'on les aperçoit à peine.

L'Outarde est très farouche et lorsqu'elle se pose à terre on remarque toujours que des sentinelles veillent sans cesse à la sécurité de la bande; si un danger la menace, un cri d’alarme se fait entendre et toutes senvolent. Elle ne fait aucun cas des troupeaux de la ferme qui peuvent circuler au milieu de la bande sans lui faire peur; toutefois son instinct très développé, lui fait discerner les animaux innoffensifs de cer. x qui peuvent lui nuire et, si un chien on autre carnassier tente de l'approcher, l'alarme est de suite donnée et toute la bande s'envole.

Leur ouie est si fine qu’elles peuvent distinguer avec une sûreté surprenante les bruits divers qui leur Parviennent, et que, “sans s’y tromper, dit Audubon, elles reconnaissent à quelle sorte d’ennemi elles ont affaire. Rien qu'en entendant casser une branche sèche, elles distinguent avec un tact exquis si c’est un homme on un cerf qui s'approche. Une douzaine de tortues se jettent-elles à l'eau, un alligator se laissé-t-il pesaimment choir dans le marais, elles ne s’en occupent pas ; mais voilà que là-bas, bien loin, arrive presque imperceptible, le bruit de la pagaie d'un Indien qui par mégarde a heurté contre les flancs de son canot ; aussitôt l'alarme est donnée, et toutes tournent leurs regards vers le lieu d’où ce bruit s’est fait entendre, elles surveillent en silence les mouvements de leur ennemi.” Pour tuer cette espèce, le chasseur doit donc employer certaines ruses, s'il veut avoir quelques succès, comme celles de se cacher dans des trous creusés sur les grèves où autres endroits qu'elle

fréquente ou bien encore la guetter au passage, dissimulé à l'ombre des haies ou de quelques rochers; mais ce qui réussit le mieux est de se servir d'Outardes apprivoisées qui, par leurs cris répétés, attirent vers elles et vers le chasseur, les individus sauvages de leur espèce.

Branta bernicla glaucogastra, (BREHM,) Cours, 178a. La Bernache commune, BRANT.

Adultes 3 9. Tête, cou et haut de la poitrine, noirs, avec une tache blanche rayée de noir sur le côté du cou ; dessus du corps gris brunâtre, avec les plumes du dos terminées de gris plus pâle ; couvertures supérieures de la queue blanches : rectrices, rémiges et couvertures des ailes noirâtres ; reste des parties inférieures d'un gris cendré, blanchissant en arrière ; bec et pieds noirs ; iris brun. Longueur 23.50-30.50 : ailes 12 50-13.60 ; bec 1 20-1,50.

Les jeunes ressemblent aux adultes, avec cette différence que le noir est m<'ns intense, et que du blanc se voit à l'extrémité des couvertures alaires et des secondaires ; la tache blanche du cou est plus petite.

La Bernache commune habite l’est de l'Amérique du nord, niche dans les régions arctiques et se voit en hiver au sud dans les Etats-Unis à l’est du Mississippi.

Elle niche en grand nombre sur les îles et le littoral de la baie d'Hudson et des mers arctiques, au Spitzberg et au Groenland ; on la voit rarement dans l’intérieur.

Cette espèce est très commune sur le St-Laurent à l’époque de ses migrations de printemps et surtout d'automne; mais on la voit particulièrement là où l’eau est salée, Je l'ai souvent vue autrefois en nombre immense sur le fleuve en automne surtout, dans l’anse située entre St-Denis et Kamouraska, couvrant un espace de quelques milles de longueur. 11 devait y en avoir des milliers et des milliers qui se pressaient les unes à côté des autres, faisant retentir l'air de leurs cris assourdissants. Elle est maintenant presque toute disparue de ces lieux. Le plus loin qu'on la voit en remontant le fleuve est la Faure aux Loups-Marins: c'est là approximativement sa limite sud-ouest sur le St-Laurent.

Elle se querellent souvent entre elles. Cette espèce se tient presque constamment à l’eau, et est très farouche ; elle se laisse difficilement approcher par le chasseur, ce n’est

qu'avec les plus grandes précautions et en se cachant sur quelques pointes de rochers qui s’avancent dans le fleuve, qu'il réussit à en abattre quelques-unes.

Elle niche à terre sur la plage et dépose de quatre à six œufs dans un nid semblable À celui de la précédente; ces œufs sont grisâtres où d'un blanc sale finement granulés, Ils mesurent 2.70 x 1.80. La ponte a lieu tard en juin.

Elle se nourrit surtout de plantes marines auxquelles elle mêle des parcelles de coquilles,

Sous-FAMILLE CYGNINÆ—CYGNES,.

Bec aussi long que la tête, haut et comprimé à la base ; cou très long, aussi long ou même plus long que le corps; lorums en partie nus; narines médianes ; queue courte.

Les Cygnes sont les plus gros de tous nos palmipèdes. La longueur de leur cou, la facilité avec laquelle ils Je ploient et les courbes les plus gracieuses qu'ils lui font prendre, leur donnent, en nageant, cette souplesse et cette élégance que l’on chercherait en vain chez les autres nageurs ; mais, d’un autre côté, la nature leur à refusé l’avantage de plonger ; aussi sont-ils parfois la proie des Aigles, aux serres desquels ils ne peuvent se soustraire. Ils sont monogames et se soumettent facilement à la captivité.

Genre OLOR, Wagier.

Oiseaux de grande taille : plumage blanc ; ailes très longues et amples ; queue courte; tarses plus courts que le doigt médian avec l'ongle et entièrement réticul Ê

‘Olor columbianus, (ORD,) STEJx. 180.

Le Cygne d'Amérique.

WHISTLING SWAN.

Adultes 49. Plumage en entier d’un blanc pur, avec la téte parfois légèrement lavée de rouille: bec noir, ordinairement avec une tache jaune en avant des Yeux ; pieds noirs ; iris brun. Longueur quatre pieds et demi; ailes 21.00-22.00; envergure sept pieds ; bec 3.80 - 4.20.

Les jeunes sont d'un gris cendré, avec la tête et le haut du cou teintés de rouille.

Le Cygne d'Amérique habite toute l'Amérique septentrionale; il niche loiu dans le nord, sur les îles et au bord des petits lacs des régions arctiques.

On dit qu'il niche sur tout le parcours de la rivière Yukon et particulièrement à son embouchure et dans les marais des environs; on dit également qu'à ces derniers endroits

Fic, 7. Le Cygne d'Amérique, la 9 dépose ses œufs au milieu d'une petite touffe d'herbe, si près de l’eau, que, lorsqu'elle est sur son nid, ses pieds reposent dans l’eau. A l'automne il émigre au sud jusqu’au golfe du Mexique,

Ce bel oiseau ne nous visite qu'accidentellement ; de sa présence dans nos parages, nous n'avons encore que l’exemple d’un seul individu, captüré à Sorel, dans l'automne de 1878, et qui fait partie de la collection zoologique de l’'Université Laval.

Sur les îles de la baie de Franklin et sur celles de 1 océan Arctique, cette espèce construit un gros nid avec de la mousse et des herbes de différentes espèces.

Ses œufs, au nombre de deux à sept, sont d’un blanc sale, plus ou moins lavés de brimâtre. Ils mesurent 4.00 X 2.72. Sa ponte a lieu en juin ou juillet.

Il se nourrit d'insectes, de mollusques, de céleri sauvage et autres plantes.

ORDRE HERODIONES — ECHASSIERS HÉRODIONS

De haute stature ; corps comprimé ; jambes, cou et bec en général très longs ; tête avec des espaces nus ; doigts longs et grêles, jamais entièrement palmés ; pouce plus ou moins long ; bec ordinairement en forme de coin, fort et aigu à l'extrémité ; ailes de longueur moyenne, larges et molles.

Ces oiseaux, aux mœurs farouches, mélancoliques et solitaires, se tiennent toujours au bord des lacs, des rivières et des marais, où dans les plaines humides : on les voit tou-

DE LA PROVINCE DE QUÉBEC 117 jours seuls, souvent le corps supporté sur un seul pied, attendant, dans une immobilité complète, qu'une proie vienne à passer ; alors d'un coup de bec, ils la saisissent et l'avalent toute ronde, puis ils rentrent dans leur état d'immobilité ordinaire et cela durant des heures ; mais ils pêchent aussi parfois leur proie en marchant au bord de l'eau, y entrant quelquefois jusqu'à mi-jambe à cette fin. Lorsqu'ils sont repus, ils vont souvent digérer en silence sur quelque arbre voisin, f :ur recommencer leur pêche lorsque la faim se fera sentir. Leur démarche est grave et lente.

Ils se nourrissent de poissons, de grenouilles, de mollusques, d'insectes, de crustacés, et même à l'occasion, de petits maminifères, etc. Au moment de la ponte et durant leurs migrations, ils se réunissent d'ordinaire en troupes. Ils nichent sur les arbres ; quelques-uns cependant font leurs nids à terre; ce nid est composé de petites branches, de jones, de roseaux et d'herbes de diverses sortes, le tout entrelacé. Les petits naissent faibles et leurs parents leur apportent la nourriture jusqu'à ce qu’ils soient en état de voler.

SOUS-ORDRE HERODII—HÉéRONS, Burors, Erc.

Pouce inséré au même niveau que les duigts antérieurs : bord intérieur de l'ongle du doigt médian distinctement pectiné,

FAMILLE ARDEIDÆ-—HéroNs, BUTORS, ETC.

Bec plus long que la tête, conique, pointu, comprimé, fendu jusqu'au dessous des yeux : plumes molles, en général allongées sur la nuque, le dos et la poitrine, particulièrement dv rant la saison de la ponte ; lorums nus ; ailes amples et molles ; queue courte.

Sous-FAMILLE BOTAURIN.E—Burors.

Dix rectrices très courtes, à peine plus raides que leurs couvertures ; ongles allongés, légèrement recourbés : doigt extérieur plus court que l'intérieur.

Genre BOTAURUS, Hermann,

Bec un peu plus long que la tête et plus court que les tarses ; ces derniers scutellés en avant ; sans plumes allongées sur la tête ; ailes plus de neuf pouces et demi de longueur, Jeunes peu difrérents des adultes,

Botaurus lentiginosus, (MoxTAGU,) STEPHENS, 190. Le Butor d'Amérique, AMERICAN BITTERX,

Adultes 39, Parties supérieures variées de blanchâtre, de noir et de brun jaunâtre de diverses nuances ; ces dernières nuances dominent ; une tache allongée, d'un noir velouté, sur le côté du cou près de la tête ; couronne d'un brun terne ; queue brune ; rémiges d'un noir ardoisé ; cou et parties inférieures de couleur ocreuse ou d'un brun jaunâtre, rayé de brun plus foncé ; menton blanc, séparé au centre par une bande de brun jaunâtre ; bec noir et jaunâtre ;

jambes verdâtres : iris jaune, Longueur 24.00-34.00 ; ailes 9.80- 12,00 ; bec 2,50-3.20,

Les jeunes ont une livrée d'un brun jaunâtre plus foncé et le noir des côtés du cou est plus restreint et moins prononcé.

Le Butor habite la zone tempérée de l'Amérique du Nord, il niche depuis le centre des Etats-Unis jusque dans les possessions britanniques et à la baie d'Hudson ; à l’automne il émigre dans le sud des Etats-Unis, jusqu'au Guatémala et dans les Antilles,

Il est assez commun et couve sur l’île d’Anticosti (Schmitt). Ilest rare à Godbout, mais commun à Mani- Couagan (Comeau). Il est commun et niche à Montréal (Wintle). T1 n'est pas rare non plus aux alentours de Québec où il niche, particulièrement vers le nord.

Cet oiseau se rencontre toujours isolé de ses semnblables, même pendant la ponte et fréquente les savanes, les endroits marécageux et sauvages, recouverts de hautes herbes souvent d'accès difficiles ; il niche À terre dans ces endroits solitaires ; son nid est composé d’un amas d'herbes de différentes sortes ; ses œufs, au nombre de trois à cinq, sont brunâtres, lavés de gris et sans tache. Ils mesurent 1.95 X 1.50. La ponte a lieu dans la première moitié de

juin.

I1 vit surtout de grenouilles qu'il capture très habilement et mange aussi de petits poissons et des invertébrés. Son cri est rauque et ressemble en quelque sorte au son

que produit un maillet que l'on frappe sur un piquet de clôture.

Genre ARDETTA, Gray.

Taille très petite; ailes moins de six pouces de longueur: sexes et jeunes plus ou moins différents de couleurs; bec délié :

tarses À peu près de même longueur que le doigt médian, l'ongle compris.

Ardetta exilis, (GMEL.) GuxD1. 191.

Le petit Butor.

LFAST BITTERN,

Adulte 4. Sommet de la tête, dos, scapulaires, croupion et res d'un noir verdâtre lustré, avec le derrière du cou, la plupart es couvertures des ailes et le bord extérieur des rémiges intérieures, d'un brun roux vif; les parties inférieures, les côtés du cou et le front, d'un jaune brunâtre, mélangé de blanc sur la ligne médiane du cou ; une tache de brun noirâtre sur les côtés de la poitrine ; lorums et jambes d'un vert jaunâtre : doigts et iris jaunes, Longueur 12.00 - 14.25 ; ailes 4 30-5 25: bec 1.60- 1.90.

Le noir de la couronne et celui du dos chez le d est remplacé en tout ou en partie chez la @ par du brun roux pourpré ; les plumes des scapulaires portent une bande d'un blanc brunâtre sur leurs bords,

Les jeunes ressemblent à la © avec cette différence que les

p!::mes du dos et des scapulaires sont terminées de jaune brunâtre clair,

Le petit Butor habite la zone tempérée de l'Amérique septentrionale et se retrouve au sud, sous les tropiques, jusqu'au Brésil.

On le mentionne comme commun dans les Etats-Unis, spécialement dans l’est.

Le petit Butor ne paraît pas être commun dans la province ; M. Wintle le mentionne comme rare À Montréal, et je n’ai vu, jusqu'à présent que quatre spécimens tués dans les environs de Québec à l'automne ; ce sont les seuls faits que je connaisse de sa présence dans nos parages.

Il installe son nid à terre au milieu d’une touffe d'herbe, dans les buissons ou sur un amas de joncs ou autres herbes aquatiques qui flottent sur l’eau. Il pond de trois à cinq œufs blancs, faiblement teintés de verdâtre ou de blanc bleuâtre. Ils mesurent 1.20 x 0.90. La ponte a lieu en mai,

Sa nourriture consiste en colimaçons, limaces, tétards, jeunes grenouilles, lézards et quelquefois de petits mammifères.

11 fréquente le bord des eaux, les marais et les endroits boueux, recouverts d'herbes, et c'est 1à aussi qu’il niche ; il

est solitaire et demeure constamment caché dans les hautes herbes ; il pourrait sans doute être plus commun qu'on le croit généralement, vu qu'il se tient toujours caché au milieu des grandes herbes aquatiques, et qu’on ne peut l’'apercevoir à bien dire que lorsqu'il vole.

SOUS-FAMILLE ARDEINÆ—H£ÉRONS

Queue de douze rectrices, larges et raides ; doigt extérieur aussi long ou même plus long que le doigt intérieur : ongles plutôt courts et très recourbés.

La plupart de ces oiseaux varient extrêmement dans leurs couleurs suivant les saisons ; les belles plumes effilées qui ornent certaines parties du corps au moment de la nidification, disparaissent aussitôt qu’elle est passée et tout leur plumage devient plus terne. La couleur du bec, des lorums et des pieds est très variable, et se remarque non pas seulement suivant l’âge ou les saisons, mais même avec les individus.

Lorsque le moment de la ponte arrive les Hérons se réunissent en bande plus où moins considérables et choisissent alors un endroit solitaire recouvert de grands arbres Pour y faire leur nid en famille sur ces arbres ; cet endroit se nomme Æ/éronnière.

Ils se servent de ce même nid pendant plusieurs années consécutives s'ils ne sont pas molestés,

Genre ARDEA, Linné.

Bec plus court que les tarses, plutôt long et étroit ; jambes et cou très longs ; tarses plus longs que le doigt médian avec l'ongle ; aîles plus de dix Sept pouces de longueur: tête au printemps avec plumes allongées et ornée à l'occiput de deux plumes étroites et très longues ; scapulaires lancéolées et allongées ; bus du cou en avant également avec plumes allongées et lancéolées.

Ardea herodias, LINx. 194.

Le grand Héron bleu.

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