GREEN HERON
Adultes 39. Sommet de la tête, occiput et les longues plumes effilés du dos, d'un vert foncé ou d’un vert noirâtre lustré ; celles du dos ayant une apparence bleuâtre, le reste de la tête et le cou d'un brun roux vif, mélangé de brun et de blanc sur la ligre médiane du cou ; couvertures des ailes d'un vert métallique foncé, bordées de brun jaunâtre ou de blanchâtre ; parties inférieures grisâtres, avec la ventre mélangé de blanc : bord de l'aile blanc ; bec d’un noir verdâtre ; lorums et iris jaunes ; jambes d'un jaune verdâtre. Longueur 15.50 - 22,50 : ailes 6.30 - 8 00 ; bec, 2.00-2.55.
Les jeunes sont dépourvus de plumes allongées et leur plumage est plus pâle; le sommet de la tête, antérieurement est rayé de brun rouille; les parties inférieures sont blanches, mélangées de brun foncé et de brun jaunâtre ; les côtés de la tête et le cou sont rayés de brun jaunâtre sur un fond brun rouille.
Ce Héron habite les Etats-Unis, depuis l'Orégon et même le sud du Canada, au sud jusque dans le nord de l'Amérique méridionale et les Indes Occidentales ; il séjourne même en permanence dans ces deux derniers endroits.
Comme les précédents, c’est également près des marais, des étangs, des cours d’eau, bordés d'arbres et de hautes herbes qu’on le rencontre.
M. Wintle a vu quelques jeunes de cette espèce et un adulte, qui a été tué en inai, À une quarantaine de milles de Montréal.
I piace son nid, à l'exemple de ses congénères, dans les branches d’un arbre ou d’un arbuste, ordinairement près de l'eau, mais il est quelquefois situé à une grande distance de la plage. Ses œufs sont au nombre de trois à six, d’un verdâtre pâle uniforme; ils mesurent 1.37 X 1.14 La ponte a lieu en avril.
Il vit surtout de petites grenouilles et aussi de petits poissons, de larves aquatiques de différentes espèces.
Genre NYCTICORAX, Stephens.
Bec plus long que la tête et à peine plus court que les tarses : sans plumes allongées ni à l'occiput ni sur les ailes, à l'exception de deux ou trois plumes longues et très étroites À l'occiput ; scapulaires larges et sans plumes effilées ni décomposées ; tarses un peu plus longs que le doigt médian : plumes du cou longues et molles.
Nycticorax nycticorax nævius, (BODD.) ZELEDON, 202, Le Héron de nuit, BLACK-CROWNED NiGur HERON,
Adultes 39. Tête sans huppe, avec deux ou trois plumes blanches linéaires très longues sur l'occiput, imbriquées l’une dans l'autre de manière à n'en laisser apercevoir qu‘une seule, longues de huit à neuf pouces, et d'un blanc Pur ; dessus de la tête, le dos, et les scapulaires d'un noir verdâtre lustré ; le reste des parties supérieures, des ailes et de la queue, d’un gris cendré foncé, teinté de lilas sur le dessus du cou : le front, les côtés de la tête, le menton, la gorge et les parties inférieures, blancs, lavé de jaune crème : côtés du cou d'un gris cendré: iris rouge; pieds jaunes; bec noir. Longueur 23 00 - 26.00 ; ailes 11.00- 12.00: bec 2.80 - 3.10.
Les jeunes n'ont pas de plumes allongées à l'occiput ; ils sont d'un brun grisâtre en dessus, maculés de blanchâtre et de blanc jaunâtre ; les parties inférieures sont blanchâtres, rayées de brunâtre, presque blanc sur le menton et sur la gorge; sans aucune trace de noir verdâtre aux parties ‘supérieures.
Le Héron de nuit, nommé vulgairement Quac, habite le continent américain à l'exception toutefois des régions arctiques. A l’automne, lorsque le froid se fait sentir il s’envole vers des régions plus chaudes.
M. Wintle le mentionne comme commun aux alentours de Montréal, et il l’est également, dans les environs de Québec, mais c'est surtout à l'automne, qu'il se voit le plus fréquemment. Les chasseurs en tuent plusieurs chaque année sur les grèves de la côte de Beaupré, à Maizerets et à l’île d'Orléans. 11se voit aussi dans plusieurs autres localités de la province où il se montre plus où moins commun.
I y avait autrefois à quelques milles de Québec une héronnière située dans une savane appelée Bois de Sainte Claire, actuellement disparue, où j'ai vu bon nombre de Hérons fo're en commun leurs nids sur les arbres. Il y a quelques années un chasseur m'a apporté plusieurs Hérons qu'il m'a dit avoir tués À quelques lieues au nord de la ville, dans un endroit près d’un lac, au centre de la forêt où ils nichaient. J'ai vu autrefois à St-Denis de Kamouraska, une héronnière située sur une haute montagne boisée appelée Cap au Diable, dont la base, du côté nord, est baigné par les eaux du St-Laurent. J'ignore si cette héronnière existe encore. M. Comeau nous dit qu’il est rare à Godbout, mais il se montre commun à Manicouagan, à trente milles à l’ouest de Godbout.
I pond de trois à cinq œufs, d'un vert bleuâtre pâle ; ils mesurent 2.00 x 1.45. La ponte a lieu en mai ou en juin.
Ces oiseaux nichent en commun sur de grands arbres, souvent au milieu de marais d'accès difficile. On dit qu'en certaines localités, ils font leurs nids À terre, dans des endroits marécageux. Ils se réunissent quelquefois par centaines dans ces héronnières pour y élever leurs petits et on a souvent remarqué trois ou quatre nids sur le même arbre.
C'est surtout à la tombée de la nuit que le Quac visite les étangs, les grèves et autres endroits marécageux ou humides pour y chasser le petit poisson ou le batracien dont il se montre très friand ; il mange aussi des crustacés, des tétards, des insectes aquatiques, des sangsues et quelquefois de petits mammifères.
Pendant le jour on peut souvent le voir perché sur un arbre, dans la forêt, et y demeurer durant plusieurs heures s’il n’est dérangé.
ORDRE PALUDICOI.Æ—EcHassiErs PALUDICOLES
Bec rarement plus long que la tête, souvent d'égale longueur ou même plus court ; jambes et cou très longs ; doigts, en général, très longs et effilés, quelquefois munis d'une petite membrane sur leurs bords, mais jamais palmés : pouce le plus souvent bien développé et articulé, situé plus haut que les autres doigts, mais quelquefois il est court ou même nul: ailes généralement courtes, concaves et presque arrondies, parfois armées d'un éperon corné ; queue très courte et peu fournie en plumes.
Ces oiseaux vivent pour la plupart solitaires et se tiennent presque toujours cachés au milieu des joncs, des roseanx Ou autres plantes aquatiques qui croissent sur les bords de la mer, des fleuves ou des marais qu'ils fréquentent ; leurs doigts allongés leur permettent pour la plupart de marcher sur les herbes aquatiques qui flottent sur l'eau ; un bon nombre sont habiles à courir, quelques-uns même à plonger ou à nager; leur vol s'exécute péniblement, et beaucoup préfèrent se sauver en Courant pour se cacher dans les herbes plutôt que de prendre leur essor; lorsqu'ils volent ils laissent leurs jambes plus ou moins pendantes au lieu de les maintenir allongées à l'arrière du corps comme le font les précédents.
Leur nourriture, qu’ils recherchent ordinairement le soir et le matin, se compose de matières animales et végétales.
Is nichent à terre et se construisent des nids grossiers avec des feuilles et des tiges d'herbes desséchées ; ces nids sont presque toujours situés au bord des eaux dans les endroits qu’ils fréquentent, surtont ceux qui sont recouverts de hautes herbes.
SOUS-ORDRE RALLI—RALES, GALLINULES, FOULQUES.
Taille moyenne ou très petite : pouce allongé, inséré presque au même niveau des autres doigts ; doigt médian presque aussi long que les tarses.
FAMILLE RALLIDÆ-Ra:ES, GALLINULES, ETC,
Taille moyenne ou petite : ailes ni longues ni pointues, moins de dix pouces de longueur: tête entièrement emplumée, queue toujours très courte, ordinairement de dix à douze rectrices molles, presque cachée sous les plumes des couvertures caudales,
Planche II
Fig 1. Grand alque. 2, lis de li baie d'Hudson.
d'Amérique. 8,
Maubèche à poitrine rousse, Sanderling, 4.—Cout- 5 Grand héron ben. 6 kRäle de la Caroline, 7—Butor Bécasse d'Amérique.
Ces oiseaux sont timides et solitaires, ils se tiennent Presque toujours cachés dans les longues herbes sur les bords des fleuves, des lacs et des marais, Leurs ailes courtes et rondes ne leur permettent pas de voler avec beaucoup de facilité ; aussi leur vol est-il vacillant et de courte durée. Mais s'ils volent mal, d’un autre côté, ils courent vite et avec agilité : leur corps mince et grêle, leurs tarses allongés, rendent facile ce mode de locomotion ; lorsqu’ils courent ils se tiennent la tête et le cou fortement penchés en avant. Ils sont méfiants et si rusés qu'ils échappent facilement aux poursuites du chasseur et mettent souvent en défaut la sagacité des chiens. Ils nichent À terre dans un nid grossier fait avec de petites branches, des joncs et des herbes sèches. Leurs œufs sont nombreux. Les petits naissent forts et couverts de duvet.