‹ Les oiseaux de la province de Québec [microforme]Chapitre 31 sur 92 · SOUS-GENRE COTURNICOPS, BONAPARTE · texte numérisé non relu

SOUS-GENRE COTURNICOPS, BONAPARTE

Secondaires blanches,

Porzana noveboracensis, (GMEL.) BaïRp, 215, Le Rale jaune.

YELLOW RaAIL.

Adultes 3 ©. Tête, cou, poitrine et parties supérieures d'un roux ochreux ou jaune brunâtre, avec de larges raies de noir et d'’étroites bandes blanches semi-circulaires sur le dessus du corps ; flancs noirâtres, rayés de blanc : dessous du corps d'un jaune brunâtre pâle, plus clair sur le ventre ; région anale variée de noir, de blanc et de roux. Longueur 6.00-7.75 ; ailes 3:00-3.60 ; bec 0.50-0.60.

Les jeunes diffèrent peu des adultes.

Le Râle jaune habite la zone tempérée de l'Amérique du Nord, depuis la Nouvelle-Angleterre et la Nouvelle.

Ecosse, jusqu’à la Californie et la Colombie britannique, au sud en hiver, jusqu'au golfe du Mexique,

D’après Couper cet oiseau se rencontrerait dans notre province, et M. Wintle croit que quelques spécimens ont été tués dans les marais entre Sorel et Boucherville et qu'il est possible que quelques-uns y nichent.

I niche à terre; son nid est composé d'herbes comme ceux des précédents ; il pond, dit-on, six œufs et probablement plus, d’un brun jaunâtre pâle, maculés de brun roux surtout au gros bout, Ils mesurent 1.11x0.80. La ponte a lieu en juin.

Semblable à ses congénères, le Râle jaune fréquente les marais et autres places d’eau recouvertes de hautes herbes ; il est très farouche et se tient presque toujours caché.

SOUS-FAMILLE GALLI NULINÆ — GALLINULES.

Front recouvert d'une plaque cornée nue, étant un prolongement du bec qui se dilate à cet endroit ; doigts grêles, libres où à peine marginés ; bec droit, assez fort ; corps peu comprimé,

Ces Oiseaux, que l'on appelle vulgairement Powes d'eau, ont un vol plus étendu que les précédents, mais Comme eux ils se servent rarement de leurs ailes ; ils sont d'excellents coureurs et, à l'exemple des Râles, lorsqu'ils prévoient un danger, ils préfèrent employer ce mode de locomotion pour se cacher dans les hautes herbes plutôt que de s'envoler.

Genre GALLINULA. Brisson.

Bec pas plus long que la tête, épais à la base, comprimé, fort, se terminant en pointe ; pieds gros et forts ; tarses assez courts, peu comprimés ; doigts très longs, maginés sur leurs bords: l'extérieur plus long que l'intérieur ; le doigt médian, sans l'ongle, plus long que les tarses: ailes amples, courtes et arrondies ; queue Courte et également arrondie, à pennes larges.

Gallinula galeata, (LiGHT.) Boxap, 219, La Gallinule de 1a Floride.

FLORIDA GALLINULE.

Adultes 39. Plumage d’un gris de plomb foncé, plus intense sur la tête et plus pâle ou blanchâtre sous le ventre, et teinté d’olive verdâtre sur le dos : le bord de l'aile, les couvertures inférieu-

res de la queue, sur les cé

tés, et les rayures des flancs, blancs : bec,

pris frontale et un cercle au bas de la jambe, d'un rouge vermil-

on vif, le premier est terminé de jaune verdâtre ; tarses et doigts verdâtres, Longueur 12.00-14.50; bec, depuis la pointe jusqu'à l'extrémité de la plaque cornée, 1.70-1.85.

En hiver, le ventre est lavé de blanc.

Les jeunes ont la plaque du front plus petite et moins colorée : le bec brunâtre et les parties inférieures teintées de blanchâtre ; la gorge est blanche quelquefois.

La Gallinule de la Floride habite la zone tempérée de l'Amérique du Nord, depuis le Canada, le Manitoba et les Carolines, au sud jusqu'au Brésil et au Chili,

Elle se montre commune à Montréal en été et plus nombreuse à l'automne (J/ ntle). À Québec, on la rencontre assez souvent À l'automne, et quelquefois au printemps. Elle est assez rare en été à Anticosti (Schmitt).

Elle niche dans les joncs ou autres plantes aquatiques dans le voisinage des marais, des étangs et des lacs ; son nid est construit avec des plantes et des herbes sèches : ses œufs, au nombre de sept à treize, sont d'un brun jaunâtre ou d’un jaune crème, maculés et tachetés de brun plus ou moins foncé; Ils mesurent 1.80 x 1.25. La ponte a lieu en juin. Elle vit d'herbes, de graines, d'insectes aquatiques, de limaces et de limaçons.

SOUS-FAMILLE FULICIN.E—FotuLQUESs.

Bec se dilatant sur le front en une large plaque cornée et nue; doigts antérieurs bordés d'une large membrane lobée : pouce très comprimé et également lobé : corps déprimé.

Les Foulques fréquentent les eaux douces aussi bien que les eaux salées ; elles sont éminemment aquatiques, et elles nagent avec beaucoup d’aisance ; on les rencontre sur les marais, les lacs et autres places d’eau. Leur vol est plus rapide que celui des Râles.

Genre FULICA, Linné.

Tarses robustes, plus courts que le doigt médian, avec de larges scutelles : narines linéaires, situées vers le milieu du bec ; ailes arrondies, amples, de longueur moyenne, les deuxième et troisième rémiges sont les plus longues ; queue très courte et de douze rectrices.

Fulica americana, (GMEL..) 291, La Foulque d'Amérique.

AMERICAN Coor.

lumage de cou et pl

cé. Longueur 13.00 -

En hiver, le ventre du front est plus petite,

Les jeunes ont plus de blanchâtre aux parties inférieures et a plaque frontale est rudimentaire : Je bec est de couleur chair et teinté d'olive,

La Foul Nord, depuis le Groenl t, et l’Alaska, au et du Sud, ainsi

d'eau, nage e de sa famille, Elle nich dent les eaux £ i d’herbe il est placé si près de l’eau qu’il flotte par aux nombre de six à douze, tres ou d’un blanc de crème foncé et de noirâtre. Ils mesu Elle se nourrit de feuilles, graines, de petits poissons et d'insectes ou au vertébrés.

ORDRE LIMICOLÆ—Ecnassiers LIMICOLES.

presque toujours longues, déliées, aplaties, très graduées et pointues, à primaires étroites et raides, toutefois ces ailes sont courtes et arrondies chez quelques espèces ; secondaires très allongées ; queue ordinairement courte : jambes longues et grêles ; doigts assez Courts, au nombre de quatre, quelquefois trois ; le pouce, lorsqu'il existe, est toujours court et situé plus haut que les doigts antérieurs, ne touchant pas sur le sol et pourvu d'un ongle très petit, ou bien les ongles des doigts sont excessivement allongés et les ailes sont armées d'un éperon ; iris presque toujours brun.

Ces oiseaux sont ordinairement de petite taille, n'ayant jamais plus de trois pieds de longueur, presque toujours beaucoup moins ; ils vivent À terre dans les lieux découverts des plaines, des côteaux, des plages de la mer, des fleuves, des rivières et des lacs. Leur nourriture, qu’ils recherchent en grande partie le matin et le soir au crépuscule, consiste en œufs de poissons, vers ou autres petits ani1aux mous, qu’ils trouvent à la surface de la terre, au bord des eaux ou qu'ils retirent de leur trou en y enfonçant le bec. Ils piétinent pour la plupart la vase des endroits boueux afin de faire sortir de leur demeure les vers qui s’y cachent

Ils nichent presque tous à terre dans un nid grossier, formé de quelques herbes et feuilles sèches, ou simplement dans une cavité du sol. Les petits naissent couverts de duvet et sont capables de marcher aussitôt sortis de l'œuf.

Cet ordre, très nombreux en espèces, se divise dans notre faune, en plusieurs familles que l’on peut reconnaître par les caractères suivants :

ANALYSE DES FAMILLES

À 1. Doigts distinctement munis d'une membrane lobée sur leurs bords ; tarses très comprimés. . 1... P HALAROPODIDÆ, À 2. Doigts libres, sans membranes lobés; tarses ordinairement peu comprimés.

B 1. Devant des tarses recouvert par une rangée de scutelles transversales continues, C 1. Bec délié, à extrémité plus ou moins arrondie : mandibule supérieure plus longue que le doigt médian sans l'ongle, SCOLOPACIDÆ, C 2. Bec fort, mandibule supérieure arquée vers le bout, sa partie nue plus courte que le doigt médian sans l'ongle ou bien, pointu et taillé en coin au bout. .... APHRIZIDÆ, B 2. Devant des tarses recouvert de petites écailles irrégulières ou hexagonales ; bec plus court que les tarses, non comprimé,

la partie antérieure de la mandibule supérieure plus ou moins distinctement arquée CHARADRIIDÆ,

FAMILLE PHALAROPODIDÆ-—Pra1AROpES.

Ailes pointues : queue courte et arrondie: bec droit, rétréci vers la pointe : doigts antérieurs réunis Par une demi-palmure et

bordés jusqu'à 1 ‘ongle par une membrane lobée ; pouce assez allongé et grêle,

Ces oiseaux s’aventurent souvent sur les eaux profondes où ils Peuvent nager, grâce à cette particularité d'organisation de leurs doigts ; aussi les voit-on voguer sur les lacs ou sur l'océan avec une agilité et une grâce admirables, faisant la chasse aux annélides et aux insectes qui flottent à la surface de l’eau.

Les mâles s'occupent en grande Partie du soin de l’incubation, ainsi que des jeunes.

Les Phalaropes habitent les régions boréales, et fréquentent jes bords de la mer, des étangs et des Marais salés, de préférence aux eaux douces près desquelles on les voit peu souvent. Leur nourriture consiste en vers marins, insectes aquatiques, petits crustacés et autres petits invertébrés marins.

À l'automne, ils émigrent au sud, dans des contrées plus chaudes.

Genre CRYMOPHILUS, Vieillot,

Bec large, aplati, quelque peu élargi vers le bout, à peine plus long que la tête ou les tarses ; narines sub-basales ; ailes longues et pointues ; queue longue, arrondie; rectrices du centre plus lon- Bues ; membrane des doigts dentelée,

Crymophilus fulicarius, (Lixx.) STEJN. 299, Le Phalarope roux.

RED PHALAROPE,

Noirâtre et de brun jaunâtre ; la face et le dessus de lat

ête noirâtres; une large bande blanche sur l'aile : dessus du cou d'un brun

roux, lavé de gris de plomb; rémiges brunâtres ; couvertures des ailes d'un cendré foncé : bec jaunâtre, à extrémité brune ; pieds jau-

nâtres, Longueur 7:50-8.75 ; ailes 5.25-5.50; bec 0.80-0.95. Le

Le 4 a le dessus de la tête et du cou rayé de brun jaunâtre pâle et de noirâtre: le blanc des côtés de la tête est plus restreint et moins apparent ; le brun jaunâtre du dos est plus intense

En hiver toute la tête, le cou et les parties inférieures sont blancs, avec du noirâtre sur les côtés de la tête et le derrière du cou ; le dos devient d'un gris cendré,

Le Phalarope roux habite le nord de l'hémisphère boréal ; il niche dans les régions arctiques et émigre au sud à l'automne, sur notre continent, dans les Etats-Unis du centre, la vallée de l'Ohio, mais particulièrement sur le littoral des mers.

Il n'est pas rare à Godbout en septembre (Comean) ; mais il est rare à Anticosti (Schmitt), On le voit assez souvent sur les grèves aux alentours de Québec, à l'ile d'Orléans et sur la côte de Beaupré, lors de ses migrations d'automne. Je l'ai rencontré aussi À St-Denis de Kamouraska.

Il niche dans une légère dépression de terrain ; son nid est composé de mousse et d'herbes sèches ; il pond trois ou quatre œufs d'un brun jaunâtre clair, teintés de verdâtre et maculés de brun de diverses nuances. Ils mesurent 1:24X 0.90. La ponte & lieu en juin,

Les mœurs de cet oiseau sont essentiellement maritimes ; on le voit presque toujours sur l'eau nageant souvent à de ;randes distances de terre, à la recherche de petits ve” marins et d'insectes qui flottent sur l'eau et dont il fait SJ lement sa nourriture,

Genre PHALAROPUS, Brisso.

le doigt médi

Phalaropus lobatus, ( LINX.) Sazvap. 298, Le Phalarope hyperboréen.

NORTHERN PHALAROPE.

Adulte 3. s d'un gris de plomb foncé, avec le dos mélan ; poitrine et côtés du cou d'uu t vif: une bande sur l'ai i cs, teinté de cendr pieds noirâtres.

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